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ACADÉMIE DE DIJON : 1er degré, réforme du lycée et «école inclusive» au menu de la rentrée 2019

31/08/2019 03:16Imprimer l’article
Ce sont les trois priorités développées ce vendredi, à trois jours de la rentrée, par la nouvelle rectrice, Nathalie Albert-Moretti.
La nouvelle rectrice de l’académie de Dijon, Nathalie Albert-Moretti, a tenu ce vendredi matin la traditionnelle conférence de presse de pré-rentrée. Une première pour celle qui vient d’accéder à la fonction (cliquez ici pour lire notre article de présentation de Nathalie Albert-Moretti). La conférence de presse était régionale, avec les directeurs et directrices académiques de chaque département sur place ou en visio-conférence.



Interrogée sur l’épisode de rétention des notes du bac, la rectrice a affirmé avoir «un objectif de dialogue social et d’apaisement vis-à-vis des enseignants». Aucune sanction n’a été prise autre que la retenue sur salaire des jours de retard. Elle ajoute que «les familles se sont pleinement saisies de la réforme, en combinant des spécialités qui ne pouvaient l’être avant», même si la combinaison Maths/SVT/Physique-Chimie «reste très prisée».
La séance de questions-réponses a également été l’occasion d’apprendre qu’un seul recours avait été déposé dans l’académie sur un résultat du bac, et qu’il avait été rejeté par le tribunal administratif.

Au sujet de Parcoursup, la rectrice assure que ses services «vont réussir à proposer une admission à l’ensemble des candidats». Concernant le brevet, on sait désormais que 166 élèves de l’académie le passeront les 16 et 17 septembre (après le report de dernière minute du fait de la canicule).

Avant cela, Nathalie Albert-Moretti avait décliné les trois axes prioritaires de cette rentrée :

L’accent sur le 1er degré pour lutter contre les déterminismes


«La première priorité est donnée au 1er degré, sur lequel est centrée la circulaire 2019. Nous serons attentifs à la scolarisation obligatoire dès 3 ans : 97% des enfants étaient déjà scolarisés, et même 99% en Côte-d’Or, donc nous visons le 100%. La lutte contre les inégalités sociales, contre les déterminismes, aura également son importance avec, après les établissements REP et REP+, l’extension de la baisse des effectifs à la grande section».
Enfin, toujours concernant le 1er degré, il faudra gérer les évaluations qui auront lieu du 16 au 27 septembre en CP et CE1 : «il s’agira ensuite d’adapter le plus possible les pratiques pédagogiques aux besoins des élèves».

46 pôles inclusifs d’accompagnement localisés (Pial) dans l’académie de Dijon


«L’école inclusive est la deuxième des priorités. C’est directement une volonté présidentielle. L’Education Nationale doit porter le devoir de solidarité de la nation». Cela passera notamment par les Pial, les pôles inclusifs d’accompagnement localisés, «une nouvelle forme d’organisation qui permet la coordination des ressources au plus près des élèves en situation de handicap» (les aides humaines, pédagogiques, éducatives, et, à terme, thérapeutiques).
«On va atteindre les 46 Pial sur l’académie de Dijon» précise la rectrice.

Hausse du nombre d’accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH)


Toujours sur le thème de l’«école inclusive», la rectrice a tenu à souligner «l’énorme effort de l’Éducation Nationale» pour les AESH, les accompagnants d'élèves en situation de handicap. «Il y a une hausse de 4500 équivalents temps-plein en France, soit une hausse de 7,2%». Pour l’académie, «2395 contrats sont signés en date du 25 août, et il y en aura d’autres». Un chiffre en augmentation, sans qu’on ne sache dans quelle proportion.

Le «grand défi» de la réforme du lycée


Enfin, la troisième et dernière grande priorité de la rectrice, c’est bien-sûr «le grand défi de la réforme du lycée». Pour elle, «c’est un défi pédagogique et organisationnel», notamment en ce qui concerne la gestion des spécialités. Elle salue la nouvelle place donnée au contrôle continu, qui permettra «plus de justice» pour les élèves qui fournissent les efforts toute l’année. La réforme de la voie professionnelle, avec la création de «familles de métiers» (3 cette année, 6 l’an prochain), sera elle aussi un «gros point de cette rentrée».
Nicolas Richoffer
Photo N.R.