jeudi 12 décembre 2019
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ACADÉMIE DE DIJON : La nouvelle rectrice, Nathalie Albert-Moretti, veut «être sur le terrain»

29/08/2019 03:11Imprimer l’article
Rencontre avec celle qui découvre la fonction en même temps que Dijon et son académie à l'occasion de cette rentrée 2019.
Enchaînement des réunions, rencontres et déplacements, conférences de presse… à quelques jours de la rentrée scolaire, la nouvelle rectrice, nommée le 24 juillet, est dans le grand bain. Il y a encore quelques semaines, Nathalie Albert-Moretti était la doyenne de la faculté de droit, économie et sciences sociales de Tours. «Je suis d’abord une prof, j’y tiens» lance-t-elle en énonçant son parcours. Dans le monde de l’enseignement supérieur, elle a occupé nombre de postes, a dirigé un laboratoire de recherche, géré l’ouverture à l’apprentissage des diplômes du supérieur, etc… et n’a jamais postulé à la fonction de rectrice.

«C’est un poste qui ne se refuse pas»




Elle raconte : «J’ai reçu un appel du secrétariat du directeur de cabinet du ministre et tout s’est enchaîné. C’est une fonction prestigieuse, un honneur, mais aussi une fonction très chronophage et lourde de responsabilités. Quoi qu’il en soit, c’est un poste qui ne se refuse pas».
Pour Nathalie Albert-Moretti, «c’est une fonction qu’on habite avec sa propre personnalité». «Avoir été doyen est pour moi d’une aide incommensurable» ajoute-t-elle, trouvant des «facettes communes» aux deux fonctions.

«J’ai été frappée par la ruralité d’au moins deux départements»


Après avoir connu les universités du Mans et de Tours, elle pose un premier regard sur l’académie de Dijon : «J’ai été frappée par la ruralité d’au moins deux départements, l’Yonne et la Nièvre. Il se trouve que la ruralité est en plein dans les priorités fixées par le Président de la République, et se situe au coeur des politiques publiques».

«J’ai beaucoup de chance, je le mesure»


Quant à elle, la capitale régionale n’a pas manqué de faire son petit effet : «J’ai beaucoup de chance, je le mesure» commente-t-elle en citant «l’histoire de Dijon et son patrimoine riche». Le poids de Dijon dans l’académie fait qu’on y trouve «toutes les thématiques importantes», et la rectrice assure que son action sera «forte sur les établissements REP et REP+», elle qui est «très attachée» à permettre à l’ascenseur social de fonctionner.
«Je veux être sur le terrain» lance Nathalie Albert-Moretti, dont le programme de visites l’emmène dans les quatre départements, à moins d’une semaine de sa «première» rentrée.
Nicolas Richoffer
Photo N.R.