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ACADEMIE DE DIJON : Les grandes orientations de la rentrée sont données

30/08/2018 18:35Imprimer l’article
La rectrice de l’Académie de Dijon, Frédérique Alexandre-Bailly, a tenu une conférence de presse ce jeudi matin au collège Jean Rostand de Quetigny.
Accompagnée notamment de la secrétaire générale du rectorat de Dijon Isabelle Chazal, Frédérique Alexandre-Bailly a commencé par énoncer les quatre grands chapitres de la rentrée, à savoir : Apprendre & réussir ; Garantir le bien-être ; Investir son avenir ; Libérer les énergies.

«Rendre les élèves acteurs de leurs apprentissages»


Suivant les grandes orientations du ministère de l’Education Nationale et du ministre Jean-Michel Blanquer, la rectrice a ensuite réaffirmé que la poursuite et la consolidation de certaines mesures, de même que la mise en place ou même la préparation à d’autres réformes, visent à «rendre les élèves acteurs de leurs apprentissages», cela notamment par «un changement dans la culture de l’évaluation».
En parallèle de l’évaluation des acquis (en CP, CE1 le 17 septembre et en 6ème le 1er octobre), Frédérique Alexandre-Bailly s’est arrêtée sur l’élargissement du dédoublement des classes en CP et en CE1. A partir de cette rentrée, les classes de CP en REP et les classes de CE1 en REP+ seront toutes dédoublées.
Autre point à noter, «malgré une baisse de la démographie sur l’Académie, les moyens sont maintenus sur les cycles d’enseignement 2 et 3», assure la rectrice, en ajoutant qu’il s’agit là de ne pas délaisser la ruralité et en même temps de renforcer l’apprentissage des fondamentaux aux écoliers. Avec un accent mis sur la lecture dès le CP, «afin de baigner les enfants dans le langage».
Au lycée, l’enjeu est de préparer les élèves rentrant en seconde cette année à la réforme du lycée général et technologique, en 2021 donc.
Ainsi, les élèves concernés passeront en début d’année un test de positionnement en français et en mathématiques pour mieux identifier leurs compétences. Tout au long de l’année, ils pourront profiter d’un accompagnement personnalisé (54 heures) en vue aussi du choix de trois enseignements de spécialité, à faire en fin d’année pour leur année de première. La réforme du lycée professionnel, annoncée en 2022, sera elle aussi disons amorcée.

Le téléphone seulement autorisé pour des usages pédagogiques…


Sécuriser les établissements scolaires, par davantage de prévention contre le harcèlement, par un engagement sur des actions relatives à l’égalité filles-garçons, faire respecter la laïcité et «s’assurer que l’école remplisse son devoir de former aux valeurs républicaines»… La rectrice a évoqué le chapitre du bien-être.
En insistant sur la nouveauté de cette rentrée : l’interdiction du téléphone portable à l’école et au collège. «Il sera autorisé pour des usages pédagogiques et pour des enfants porteurs de handicap qui ont pu en faire la demande», a-t-elle précisé, en confirmant bien l’interdiction dans d’autres circonstances dans les établissements selon la loi du 3 août dernier. Une interdiction favorable à une sociabilité entre élèves selon la rectrice, durant les temps de récréation entre autres.
Au bien-être, l’Education Nationale souhaite y ajouter «la créativité, la sensibilisation aux arts». C’est avec ces mots que Frédérique Alexandre-Bailly, en notant la deuxième édition de la rentrée en musique, a parlé de l’enseignement facultatif de chant choral au collège, dans une démarche d’étoffer l’apprentissage et d’épanouissement des élèves.
6 500 élèves bourguignons participent chaque année aux chorales scolaires, soit 174 collèges dans l’académie. Le développement de la pratique sportive se manifeste quant à lui par la labellisation «Génération 2024» de 9 établissements sur l’académie : école élémentaire Cité Verte à Seurre (Côte-d’Or), école élémentaire Albert Camus à La Machine (Nièvre), école élémentaire Rosa Parks à Gueugnon (Saône-et-Loire), école élémentaire à Ligny-le-Châtel (Yonne), lycée Anna Judic à Semur-en-Auxois (Côte-d’Or), lycée Maurice Genevoix à Decize (Nièvre), collèges Semprun à Gueugnon et Bréart à Mâcon (Saône-et-Loire) et collège de Puisaye (Yonne).
La rectrice est aussi revenue ce jeudi sur «un constat plus que positif» quant à la plateforme Parcoursup, en ne manquant pas d’appuyer le fait que l’accompagnement à l’orientation est poursuivi.
Enfin, le dernier chapitre - «Libérer les énergies» - a permis de présenter le Plan mercredi élaboré par le ministère pour proposer des activités périscolaires en réponse aux retours à la semaine de quatre jours, mais aussi de souligner l’ambition de l’Académie de Dijon de s’appuyer sur de nouveaux réseaux ainsi que sur la recherche pour apprendre entre acteurs du territoire et améliorer les pratiques.

Alix Berthier
Photo : Alix Berthier


La rentrée 2018-2019

Académie de Dijon

- 266 921 effectuent cette année leur rentrée en école, collège et lycée. 143 063 élèves du premier degré et 123 860 du second degré, dont 74 657 collégiens et 49 203 lycéens.
- On compte aussi 26 562 personnels, dont enseignants 9 058 du 1er degré, 11 719 du second degré et 5 785 personnels non enseignants (rentrée 2017).
- 1 992 écoles et établissements du second degré publics et privés. 1 730 écoles, 183 collèges, 76 lycées et 3 Erea.

La réussite pour tous via l’inclusion scolaire


A la rentrée 2018, 7078 élèves en situation de handicap sont scolarisés dans les établissements scolaires de l’académie. Parmi eux, 2138 sont scolarisés en ULIS (141 unités localisées pour l’inclusion scolaire sont implantées dans les écoles, 85 dans les collèges et lycées).
Afin d’apporter la compensation nécessaire à l’accès au savoir, 60% bénéficient d’une aide humaine selon les prescriptions de la CDAPH. Le rectorat emploie 1390 équivalents temps plein (ETP) de personnels chargés de les accompagner, individuellement ou mutuellement.
L’inclusion peut nécessiter du matériel pédagogique adapté. C’est le cas pour 724 élèves en situation de handicap dans l'académie.

111 classes dédoublées en CP et CE1 en REP et en REP+


Le dédoublement dans l’académie concerne 29 CP et 12 CE1 en Côte-d’Or, 14 CP dans la Nièvre, 29 CP en Saône-et-Loire et 27 CP dans l’Yonne.
L’éducation prioritaire est composée dans l'académie d’1 REP+ et de 23 REP.

Une remise à niveau, avant le collège et le lycée


Les stages de réussite sont proposés aux élèves fragiles de CM2 et de 3ème durant les vacances scolaires de printemps et d’été pour consolider les savoirs fondamentaux en français et en mathématiques, permettre une reprise d’un rythme scolaire et renforcer la confiance en soi au moment de la transition de l’école au collège et du collège au lycée.

Le nombre d’élèves ayant suivi les stages de réussite
- En Côte d’Or : 293 élèves de CM2, 130 élèves de 3ème.
- Dans l’Yonne : 137 élèves de CM1, 139 élèves de CM2.
- Dans la Nièvre : 310 élèves de CM2, 79 élèves de 3ème.
- En Saône-et-Loire : 119 CM1 et 139 CM2.

Le point sur Parcoursup et la poursuite de l’accompagnement

(chiffres nationaux)

Plus d’orientation et d’accompagnement pour les élèves : 130 000 parcours personnels ont été offerts et les élèves à besoins spécifiques ont été pris en compte.
La suppression du tirage au sort ;

A la veille de la rentrée
- Près de 600 000 candidats ont accepté une proposition d’admission. Ils représentent 72 % des candidats.
- 50 000 candidats supplémentaires par rapport à l’année dernière ont eu une affectation.
- Plus de 95% des bacheliers généraux avaient une affectation dès juillet.

Il restait le 29 août, 13 036 candidat actifs, dont 7 044 néo-bacheliers à ne pas avoir reçu de proposition.

Calendrier des opérations de rentrée

- 27 août : date limite d’inscription pour la majorité des formations sélectives (CPGE, STS, IUT). Elle peut aussi concerner des licences en universités.
- 5 septembre : clôture de la phase principale.
- 21 septembre : clôture de la phase complémentaire.
Cette phase permet aux candidats étant en attente ou n’ayant pas eu de réponse favorable de candidater pour les formations où des places restent disponibles.
- Fin septembre : un comité de suivi de la loi d’Orientation et réussite des étudiants sera sollicité pour dresser un premier bilan.

La CAES : garantir l’accès vers le supérieur
Dans chaque académie, une commission d’accompagnement à l’enseignement supérieur a été mise en place pour garantir le droit d’accès de tous les candidats. Cette commission est destinée à apporter des solutions d’inscription dans l’enseignement supérieur aux candidats qui n’ont reçu aucune proposition d’admission. La commission rectorale garantit également aux candidats qui justifient d’une situation exceptionnelle (handicap, sportifs de haut niveau, maladie, charge de famille), de pouvoir solliciter le réexamen de leur candidature en vue d’une inscription dans un établissement situé dans une zone géographique déterminée.

Trois classes passerelles, 75 places


Prévue par la circulaire du 18 juillet 2018, la classe passerelle est destinée aux bacheliers professionnels de l’année qui ont obtenu un avis favorable mais qui n’ont pas reçu de proposition.
D’une durée d’une année scolaire, elle vise la consolidation des acquis afin de permettre à ces élèves de réussir leurs études supérieures au regard des attendus des différentes spécialités de STS. L’accès en STS pourra se faire au cours du premier trimestre ou au terme de l’année de classe passerelle.

75 places sont ouvertes dans l’académie :
- au lycée Léon Blum du Creusot,
- au lycée Janot de Sens,
- au lycée Raoul Follereau de Nevers.

Nouveaux réseaux et recherche


Le projet académique Dijon académie apprenante fait le pari de l’autonomie des acteurs. Disposant de toutes les informations et de toutes les compétences nécessaires à son action, chaque personnel sera en mesure de prendre les meilleures décisions permettant une meilleure réussite des élèves.
Cet objectif s’appuie sur un renversement de la pyramide hiérarchique vers des relations plus horizontales à l’échelle de réseaux d’écoles et d’établissements à taille humaine, qui prendront en compte l’évolution des élèves du territoire de la petite section à la terminale. Ces réseaux viennent remplacer les anciens bassins de l’académie.
Chaque réseau a choisi de concentrer ses travaux sur quelques thématiques du projet académique qui correspondent à ses défis principaux et qu’il contribuera à développer en mettant en œuvre des actions qui répondront aux propositions faites par les 3000 contributeurs de la grande consultation de 2017-2018.
Ainsi, des propositions concrètes de changement émaneront du terrain pour y être testées puis partagées et diffusées.

Les écoles du socle


Les écoles du socle sont des établissements qui visent à rassembler les enfants de 6 à 16 ans, avec, si possible, un internat. Elles mettent à profit le temps long de la scolarité obligatoire pour accompagner les élèves vers la maîtrise de toutes les compétences du socle. Il n’y a pas un modèle unique d’école du socle, mais autant de projets singuliers que d’écoles créées, avec une priorité au monde rural. Elles obéissent cependant toutes à des principes inclus dans une charte académique

Les écoles laboratoires


Une école laboratoire est un établissement d'enseignement, école, collège ou lycée, qui a été labellisé "école laboratoire" par le rectorat de Dijon parce qu'il correspond aux critères suivants :
- Il existe au sein de cet établissement une équipe porteuse d'au moins un projet pédagogique innovant, qui a déjà fait ses preuves et qui est d'une ampleur suffisante en termes de portée et de domaines abordés pour pouvoir présenter un intérêt pour d'autres établissements ;
- Cette équipe souhaite diffuser et partager ses pratiques ;
- Elle est ouverte à la recherche ;
- Elle est prête à accueillir des collègues en formation, initiale et continue ;
- Elle est ouverte sur son territoire : son bassin, les établissements amonts et avals, mais aussi les ?acteurs partenaires de l'EN.