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Bernard Schmeltz, nouveau Préfet de Région : «La loi n'est pas un élément de négociation»

23/05/2018 08:41Imprimer l’article
Comme le veulent les usages républicains, Bernard Schmeltz a débuté sa prise de fonction par un dépôt de gerbe au Monument aux morts à Dijon ce mardi, avant de se présenter aux journalistes et d'évoquer les sujets régionaux.
Bernard Schmeltz -prononcez-le comme ça s'écrit-, a pris ses fonctions de préfet de la Bourgogne-Franche-Comté, préfet de la Côte-d'Or, ce mardi. Comme le veut la tradition, il a déposé une gerbe de fleurs au monument aux morts pour sa première sortie officielle. Il a été accueilli cours du Général de Gaulle par le général Olivier Kim, commandant de la région de gendarmerie de Bourgogne-Franche-Comté, le colonel Bertrand François, commandant de l'école de gendarmerie de Dijon, ainsi que par un certain nombre délus : Nathalie Koenders, première adjointe au maire de Dijon, Ludovic Rochette, vice-président du Conseil Départemental et président de l'association des maires de la Côte-d'Or (AMF21), Sladana Zivkovic, adjointe au maire de Dijon, Océane Charret-Godard, vice-présidente du Conseil Régional, le député Didier Martin et Danielle Darfeuille, conseillère départementale. La préfecture était également présente en nombre, avec notamment les sous-préfets de Beaune et Montbard.

Nommé le 27 avril dernier en conseil des ministres, Bernard Schmeltz succède ainsi à Christiane Barret, qui était en poste depuis le 1er janvier 2016 (lire notre article sur le départ de la préfète). Les préfets restent en général deux à trois ans dans un territoire. 
Né le 12 avril 1961 à Paris, Bernard Schmeltz est passé par l’École Nationale de l'Administration, dans la promotion «Michel de Montaigne» en 1988, suivi de ce qu'il qualifie de «parcours classique» dans le métier préfectoral, «dans les territoires et à l'administration centrale».

Cliquez ici pour retrouver le CV du préfet

«Je suis très heureux de commencer cette nouvelle mission en Bourgogne-Franche-Comté» déclarait-il en arrivant face aux journalistes régionaux ce mardi. Pour lui, le métier préfectoral est «passionnant, de contact et de terrain». A l'adresse des journalistes, il assure que «la communication est une composante essentielle de l'action publique. Ne pas communiquer est déjà un choix, et le pire des choix».
La région Bourgogne-Franche-Comté, il la connait «pour l'avoir traversée». «Je m'y suis arrêté, j'en ai déjà apprécié le patrimoine, matériel et immatériel, et les paysages, mais rien de plus».

Secteur agricole et cohésion des territoires


Bernard Schmeltz a ensuite abordé un certain nombre d'enjeux régionaux et départementaux. «Les enjeux régionaux se situent dans l'attention à porter à toutes les composantes des territoires, à toutes les échelles : l'urbain, les villes moyennes et le rural. C'est d'ailleurs la région la plus rurale de France. Je vais donc porter une attention particulière au secteur agricole et aux enjeux de cohésion des territoires».

En matière de politique de la ville, «on touche à un autre pan de la politique publique qui est la solidarité» poursuit le préfet. Et de citer le programme «Le Logement d'abord», «qui vise à ce que les plus démunies de nos concitoyens puissent accéder à un logement».
Sur le volet de l'économie et de l'emploi, Bernard Schmeltz note que «les résultats sont meilleurs ici que la moyenne nationale, mais les moyennes cachent parfois de forts contrastes». Le préfet relève aussi que la Bourgogne-Franche-Comté est une région industrielle : «la seule ou l'emploi industriel a progressé l'an passé».

«La lutte contre la radicalisation et le terrorisme prime sur tous les autres enjeux»


Sur ce qu'il a qualifié de «coeur de métier», la sécurité et l'ordre public, le préfet a tenu un discours sans surprise : «Dans ces enjeux de sécurité, l'enjeu de la lutte contre la radicalisation et le terrorisme prime sur tous les autres. Il n'y a pas de risque zéro mais je travaillerai avec la police et la justice avec attention. La sécurité routière doit aussi être travaillée avec beaucoup de ténacité».
Et d'aborder le sujet de la limite des routes départementales à 80 km/h, auquel François Sauvadet s'oppose farouchement : «le débat national a été vif. Mais la détermination du gouvernement sur ce sujet est totale. Le Premier Ministre nous l'a bien dit. On sait très bien que ça aura un impact positif sur le nombre de blessés et de tués. La question est de savoir si on accepte ou pas de prendre une mesure qui pourrait donner 400 morts de moins chaque année…» Mais d'une façon générale, le nouveau préfet assure qu'il va «rechercher très vite le contact avec le terrain, les collectivités locales, etc.»

Sur la question des mineurs isolés, Bernard Schmeltz parle d'une «responsabilité qu'on exerce avec gravité et en conscience». «Mais nous sommes dans un Etat démocratique, et des règles s'appliquent. L'état de droit doit s'appliquer. Mon rôle est de faire en sorte que la loi s'applique. On est dans le dialogue et l'écoute, mais la loi n'est pas un élément de négociation».
Nicolas Richoffer

Photos Jean-Christophe Tardivon :


Photos Nicolas Richoffer :