lundi 15 octobre 2018
Questions à...
Dans une longue interview à Infos-Dijon, l’élu de Côte-d’Or, patron des Sénateurs «En Marche» au Sénat, et proche d’Emmanuel Macron, dit sa foi dans les réformes.
Il parle aussi des élections européennes, d'Arnaud Danjean, d'agriculture, et des municipales à Dijon et en Bourgogne-Franche-Comté.
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BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE : Frédéric Sampson est le nouveau directeur de cabinet du Préfet

04/08/2018 03:17Imprimer l’article
Il a échangé avec les médias sur son parcours, ses missions et les priorités du moment, à l'occasion de sa prise de fonction, ce début août.
Il a fait le choix de la Côte-d'Or à sa sortie de l'ENA. L'Ecole Normale, il l'a fréquentée à partir de 2016 (Promotion Louise Weiss), mais à 42 ans, il a déjà eu une vie professionnelle. Avant de devenir directeur de cabinet du préfet de la Région Bourgogne-Franche-Comté et de la Côte-d'Or, et donc sous-préfet de Dijon lui-même, Frédéric Sampson a été Maître de conférence à l’IEP Paris (2001-2005), puis a travaillé plusieurs années à l'Unesco avant de devenir consultant international, avec notamment des missions au Maroc, au Sahara occidental, au Cambodge et en France.

Le CV de Frédéric Sampson :


EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLE

2001-2005 : Maître de conférence à l’IEP Paris, chargé d’un cours semestriel en enjeux politiques
01/2002 : Directeur de la clientèle institutionnelle au sein de l'agence d'ingénierie culturelle Carat Culture
04/2003 : Adjoint du directeur de la prospective, à l'UNESCO
09/2005 : Responsable du programme de veille intellectuelle de l’UNESCO, coordonnateur de l’unité des rapports mondiaux (cabinet du directeur général)
11/2011 : Consultant international (missions au Maroc, au Sahara occidental, au Cambodge et en France)
01/01/2016 : Élève de l'ENA. (Promotion Louise Weiss)
01/01/2018 : Administrateur civil, chargé de mission auprès du directeur général des outre-mer
23/07/2018 : Chargé de mission auprès du préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté, préfet de la Côte-d'Or
01/08/2018 : Sous-préfet, directeur de cabinet du préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté, préfet de la Côte-d'Or

FORMATION

École normale supérieure de la rue d'Ulm (lettres et sciences sociales et humaines)
Maîtrise de philosophie politique
DEA de philosophie
Diplômé, avec la mention lauréat, de l’IEP Paris
E.N.A. (Promotion Louise Weiss)

Verbatims :


Sur ses missions :


«J'ai un parcours de grandes écoles classique, mais ma particularité, c'est que j'ai fait le choix, à 25 ans, d'aller travailler tout de suite et d'avoir une expérience professionnelle alors que j'étais sur les rails pour passer le concours de l'ENA. Mais l'ENA ma rattrapé un peu plus tard.
En tant que directeur de cabinet, le centre de mes missions portera sur tout ce qui a trait à la sécurité, publique et civile, la communication interministérielle, départementale et régionale, la gestion des crises, la relation avec les élus, les interventions, et la relation avec les médias.»

Sur Dijon et la Côte-d'Or :


«C'est la première fois que je vais vivre ici, mais ma première rencontre avec la ville de Dijon date de 1997 à l'occasion d'un voyage d'intégration à mon entrée à Normale Sup. Je me souviens notamment d'un petit rallye culturel dans les ruelles du vieux Dijon qui nous avait permis de nous familiariser avec l'histoire, la culture et le patrimoine bourguignon. Je m'intéresse beaucoup à ces sujets et j'ai eu depuis plusieurs fois l'occasion de revenir dans le département pour des séjours de vacances. J'ai d'ailleurs une approche que je qualifierais d'ethnographique des territoires dans lesquels je suis amené à servir, et tout ce qui peut m'aider à tirer le fil des modes de vie et des identités locales est important pour moi.
C'est vrai que quand on a une carrière internationale, comme ça a été mon cas durant ma première partie de carrière, c'est un réflexe immédiat et obligatoire car on part du postulat de la différence entre soi et nos interlocuteurs. C'est moins immédiat en métropole, mais j'ai ce réflexe de me mettre dans une posture d'apprentissage pour ne pas arriver avec des certitudes.»

Sur les priorités à court terme :


«Les priorités, c'est la vigilance sur tous les événements qui peuvent comporter des risques pour les côte-d'oriens. Dans l'immédiat, c'est la canicule. Mais nous sommes aussi toujours dans une situation de risque terroriste élevé. L'objectif pour l'Etat est d'être prêt, de se préparer à toutes sortes de crises, comme un grave accident de la route ou un événement terroriste. »

N.R.
Photos Jean-Christophe Tardivon