jeudi 18 janvier 2018
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BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE : La région de gendarmerie était sur tous les fronts en 2017

10/01/2018 18:33Imprimer l’article
La présentation des voeux aux forces armées, par le lieutenant-colonel Lydie Sauvonnet, déléguée militaire départementale de la Côte-d’Or, et le général Olivier Kim, commandant de la région de gendarmerie de Bourgogne-Franche-Comté et du groupement de gendarmerie de la Côte-d’Or, a été l'occasion de présenter les nombreuses actions et évolutions de l'année écoulée aux quelque 200 invités présents.
Tout le monde était là ! A la tribune d'abord, entourant le général Olivier Kim et le lieutenant-colonel Lydie Sauvonnet, on notait la présence de la préfète, Christiane Barret, et de sa directrice de cabinet, Pauline Jouan, mais aussi de plusieurs politiques : le maire de Dijon, François Rebsamen, le président du conseil départemental, François Sauvadet, le vice-président du conseil régional, Michel Neugnot et le député de Côte-d'Or Rémi Delatte.

Dans la salle, l'ensemble des corps de l'armée et de la gendarmerie étaient représentés, mais aussi les associations patriotiques et les porte-drapeaux, la police en la personne de Thierry Alende, Directeur départemental de la sécurité publique, les Sapeurs-Pompiers avec le colonel Jean Chauvin, le parquet avec le procureur Eric Mathais, et même l'église avec l'archevêque de Dijon, Roland Minnerath. Dans une ambiance chaleureuse et détendue, il a surtout été question, pour le lieutenant-colonel Lydie Sauvonnet d'abord et le général Olivier Kim ensuite, de dresser le bilan de l'année écoulée.

Un bilan qui reflète une activité intense


Au rand des événements, ont été évoqués le passage avec succès de la caravane du Tour de France, la signature du plan Bourgogne avec les syndicats de viticulteurs sous l'autorité de la préfète, la cérémonie de remise des fanions ainsi que la première célébration de la Sainte-Geneviève à l'école de gendarmerie de Dijon, dont le commandant, le colonel Bertrand François, était représenté par le colonel Bruno Afchain.

«Cette école tourne à plein régime et accueillera bientôt 1300 élèves et 300 cadres. C'est un outil indispensable quand on sait que la gendarmerie doit recruter 50.000 personnels au cours des cinq prochaines années» commentait le général Kim, ajoutant que «cela doit nous permettre de regarder l'avenir plus sereinement», avant de s'exprimer sur les difficultés quotidiennes de ses hommes.

«Le sens du contact et l'esprit de proximité»


«Le Président de la République l'a rappelé, les menaces de haute intensité pèsent sur la cohésion nationale. Nous devons donc sans cesse repenser notre empreinte sur le terrain. Comme l'a rappelé le directeur général de la gendarmerie nationale, le général d'armée Richard Lizurey, la force du gendarme, c'est le sens du contact et l'esprit de proximité.
Le gendarme qui patrouille, qui prend attache avec la population, qui rassure, qu'il soit à pied, à cheval, à moto ou en véhicule, c'est un gendarme qui doit être au milieu des gens. C'est là qu'est sa place. C'est tout le sens de la police de sécurité du quotidien (PSQ). En région de gendarmerie de Bourgogne, 16 unités, dont 5 en Côte-d'Or, expérimentent des dispositifs novateurs pour renforcer la fonction contact».

Le général est ensuite revenu sur les transports : «Nous prenons tous les transports au quotidien. Tramway, bus, voiture, train… ces derniers ne cessent de croître en nombre et en volume de personnes transportées. La gendarmerie, de par son maillage territorial, est en première ligne dans ce domaine. C'est pourquoi le directeur général a érigé la sécurité des mobilités en priorité. Cela requiert un suivi permanent des flux. Et certains contrôles ont leur lot de surprises !» s'amusait-il, avant de conter quelques anecdotes qui prêtent spontanément à sourire, mais dénotent surtout l'existence de situations aussi farfelues que dangereuses.

En Bourgogne, la gendarmerie a en charge 98% du territoire et 72% de la population. «Elle joue donc un rôle fondamental» commente le général Kim, rappelant que «dans un contexte où la menace est à son paroxysme», la Bourgogne dispose de cinq PSIG SABRE, d'un peloton de sécurité et de protection, d'une antenne GIGN, et d'une force de frappe canine renforcée avec la création du groupe d'intervention cynophile au sein duquel 13 équipes s'entraînent ensemble.

Quelques chiffres mentionnés :


- La région de gendarmerie de Bourgogne, ce sont 2600 personnes, gendarmes et civils.
- En Côte-d'Or, le COG Dijon a reçu, en 2017, 99.367 appels (+7,1%).
- 16.571 interventions ont été menées (+6,69%).
- La valeur totale des saisies a atteint 1,27 millions d'euros en 2017 en Côte-d'Or, et 3,73 millions d'euros en Bourgogne.
- La région de gendarmerie emploie 105 réservistes par jour en moyenne.
- Le réserviste bourguignon a travaillé en moyenne 32,5 jours en 2017.
- L'objectif est de recruter 1611 ESR en 2018.
- 247.000 euros ont été affectés pour la sécurité des casernes en Bourgogne, et 14 millions d'euros pour a rénovation du quartier Deflandre.
Texte et photos : Nicolas Richoffer