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BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE: La SNCF va investir 183 millions d’euros dans le réseau régional en 2019, dont 52 millions en Côte-d’Or

08/01/2019 03:14Imprimer l’article
SNCF Réseau a présenté ce lundi soir les grands chantiers ferroviaires et enjeux pour l’année 2019. Retrouvez les cartes des travaux programmés en Côte-d’Or, en Saône-et-Loire, dans la Nièvre, dans l’Yonne, dans le Jura, dans le Doubs, en Haute-Saône et dans le Territoire de Belfort.
Avec 183 millions d’euros d’investissements prévus dans le réseau SNCF de Bourgogne-Franche-Comté, 2019 sera une année dans la norme en la matière. Dans la norme récente tout au moins, car, «il y a dix ans, c’était 500 millions d’euros par an sur toute la France» a rappelé ce lundi soir Jérôme Grand, Directeur territorial Bourgogne-Franche-Comté SNCF Réseau, qui donnait la traditionnelle conférence de presse de rentrée, aux cotés de Michel Neugnot, Vice-président de la Région Bourgogne-Franche-Comté, en charge des transports, et Nathalie Daucy, adjointe au SGAR à la Préfecture de Bourgogne-Franche-Comté. Sur ces 183 millions d’euros d’investissements, 14 millions d’euros sont en effet co-financés par l’Etat et la Région.

Ces travaux «se déclinent en trois volets» explique Jérôme Grand :

- La sécurité ferroviaire


C’est tout ce qui concerne le renouvellement des voies, des rails, du ballast, des aiguillages, etc, «avec de gros travaux à Dijon, Chagny et Belfort», mais aussi les passages à niveau, avec 7 suppressions et 8 automatisations, «dans le cadre d’un programme de 4 millions d’euros jusqu’en 2020 pour 19 passages à niveau».

- La régularité


«Il s’agit là de fiabiliser les infrastructures» poursuit le Directeur territorial. «Cela se fait selon trois axes : la modernisation de la signalisation (près de la moitié des retards sont dûs à des pannes de signalisation), une convention avec la fédération de chasse pour identifier les lieux où les impacts avec des animaux sont les plus fréquents, et un travail sur les heurts d’animaux de bétail, notamment avec la Chambre d’Agriculture, afin d’inciter à bien clôturer les prés».

- Les nouvelles fonctionnalités ferroviaires


«C’est tout ce qui se rapporte à la question de la mise en accessibilité des gares, avec cette année un programme chargé, sur les gares de Lons-le-Saunier, Cosne-sur-Loire, Dole et Belfort». Jérôme Grand en a profité pour rappeler que pour la gare de Dijon, «le travail va se concentrer sur les étés 2020 et 2021», date à laquelle la mise en accessibilité sera enfin réalisée. Enfin, un plan fibre sera déployé sur la ligne du Revermont.

Le Fret, un sujet national


En ce qui concerne le Fret, il y aura «un très gros travail en gare de triage de Gevrey, avec une «voie évite-bosse», ainsi que des modernisations de voies en gares de Mâcon et Gray.
Pour l’Etat, Nathalie Daucy a tenu à ajouter que «c’est vraiment un travail à trois, entre la SNCF, l’Etat et la Région». «Ce programme s’inscrit totalement dans le cadre de la loi d’orientation sur les mobilités à venir. C’est un exercice compliqué, avec un gros travail de concertation. Sur le sujet du Fret, la représentante de l’Etat a souligné la vision nationale des projets : «cela s’inscrit dans le cadre du développement des ports de France. Celui du port de Marseille notamment passe par le développement du Fret en Bourgogne et de plateformes d’intermodalités en bout de ligne fluviale, aux ports de Chalon-sur-Saône et Pagny-le-Château. Le problème actuel est que les professionnels se détournent de nos ports car ils ne peuvent pas aller plus loin».

L'intermodalité, nouveau mode de raisonnement


Cette notion d’intermodalité a permis a Michel Neugnot de rebondir : «c’est une grande révolution en matière de mobilité qui nous amène à raisonner en terme d’intermodalité. Avant, les transports étaient pensés en addition de moyens mais désormais, c’est la chaîne des mobilités que nous devons construire. C’est un travail de co-construction anticipé dès février 2017».
Le vice-président du Conseil Régional a par ailleurs reprécisé qu’«aucune fermeture de ligne n’aura lieu». Pour ce qui est des petites lignes, appelées «lignes de desserte fine du territoire, «ce sont souvent des voies uniques non électrifiées. Mais qu’en sera-t-il après le diesel ? Nous sommes partis sur l’hydrogène, et cela se déterminera dans les 4 à 5 mois prochains». Pour ces petites lignes, Jérôme Grand a précisé qu’en 2019 sera créé un comité des parties prenantes afin de lancer la réflexion sur le devenir de ces lignes, notamment, la ligne des hirondelles ou la ligne Etang-sur-Arroux - Autun. Une réflexion qui pourrait aboutir à un système de navette automatiques, lesquelles coûtent moins cher en exploitation, notamment du fait de l’absence de signalisation sur la voie.

Notons enfin qu’en plus de ces 183 millions d’euros d’investissements, SNCF Réseau dépense chaque année encviron 100 millions d’euros en maintenance quotidienne.
Nicolas Richoffer

Cliquez pour voir la carte des travaux en Côte-d’Or

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