mardi 25 septembre 2018
La soirée de présentation de la nouvelle JDA, résultat de la fusion entre la JDA (Basket masculin) et le CDB (Hand féminin), s'est déroulée ce mardi soir au Palais des Sports de Dijon.
Questions à...
Durant deux jours, les start-ups françaises du secteur de l'alimentation et de la gastronomie sont réunies au Palais des Congrès de Dijon, dans le cadre de la deuxième édition du salon Food Use Tech, la référence FoodTech en France. Comment se portent-elles ? Pourquoi ce salon ? Pourquoi  à Dijon ? Le Dijonnais Xavier Boidevézi, secrétaire national de l'écosystème Foodtech, explique tout.
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BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE : La solidarité et l’économie circulaire au coeur du salon régional d’Emmaüs

16/09/2018 09:57Imprimer l’article
La manifestation s’est tenue ce samedi au Palais des Congrès à Dijon.
Compte-tenu de l’importance de l’organisation, le salon régional d’Emmaüs est mis en place tous les deux ans en Bourgogne-Franche-Comté. Après Besançon, Chalon-sur-Saône et Vesoul, c’est donc à Dijon qu'était organisée la quatrième édition.

Dons et achats solidaires


Au Palais des Congrès, c’est la solidarité qui était manifestée. Le fait que des gens viennent acheter de tout en participant en même temps à des oeuvres caritatives, cela autour de produits résultant aussi à la base de dons à Emmaüs, ce sont le sens et la symbolique forte de cette manifestation.
Vice-présidente d’Emmaüs France, sur place ce samedi, Annick Berthier a pris soin de souligner cette dimension, en ajoutant également que «chez Emmaüs, la notion de rencontres doit perdurer». Ce salon en est aussi l’expression, entre compagnons, salariés et bénévoles du mouvement. Avec le souhait de sensibiliser encore plus les visiteurs à la bonne cause, et d'échanger avec les personnes intéressées sur les projets menés.

Les moyens de s’attaquer à la pauvreté sont-ils engagés ?


Lorsque que nous avons ensuite interrogé Hubert Trapet sur l’actualité et notamment la présentation dernièrement du plan pauvreté, le président d’Emmaüs France a retenu certains points… : «Cela fait 70 ans qu’Emmaüs lutte contre la pauvreté et en a fait sa vocation, donc entendre un président de la République dire qu’il veut éradiquer la pauvreté, ce ne peut qu’être encourageant. La deuxième chose, c’est qu’il y a des mesures satisfaisantes dans le plan comme celle du Territoire zéro chômeurs dans laquelle nous nous retrouvons».
Cela dit, les doutes subsistent : «Sachant qu’une partie des huit milliards d’euros annoncés provient d’économies faites ailleurs, est-ce qu’on se donne là vraiment les moyens de s’attaquer à la pauvreté ? Reste à le prouver. Les moyens n’y sont pas sur plusieurs aspects. Et je rappelle quand même qu’il y a plus d’un an, le président de la République avait dit qu’il n’y aurait plus de SDF dans les rues… Si le plan sert à faire des promesses comme ça, ce n'est pas la peine de les faire».

Travailler à une économie circulaire, sociale et solidaire


Quant à l’ampleur du mouvement Emmaüs, Hubert Trapet le mesure : «Si le mouvement marche bien, c’est que la société ne va pas bien. Or, en parallèle de l’accueil de gens pauvres, nous aimerions travailler davantage sur une économie circulaire, sociale et solidaire, une économie pour le partage».
Pour les représentants et acteurs d’Emmaüs ce samedi, le salon donnait aussi l’occasion de montrer que les compagnons accueillis sont capables de s’en sortir en étant impliqués dans des projets, et non plus catalogués.
La manifestation servait donc de «vitrine» au mouvement Emmaüs dans toutes ses composantes, avec également la mise en avant de ses partenaires. Sur les 25 groupes d’Emmaüs réunis à Dijon, on comptait 9 communautés, 7 comités d’amis, 2 entreprises d’insertion (Le Relais et Le Lien) et 7 groupes SOS Familles.
Les bénéfices réalisés sur le salon seront reversés pour le financement de projets. Une moitié sera investie dans la création de 30 places d’hébergement supplémentaires pour la communauté Emmaüs d’Etang-sur-Arroux, et l’autre moitié permettra de contribuer à la construction d’un bâtiment dédié à la collecte et au tri des déchets, en Ukraine.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier