jeudi 17 octobre 2019
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La conseillère métropolitaine déléguée à l’emploi témoigne de la volonté de la Métropole d’accompagner les acteurs du territoire pour favoriser la création d’emplois et «permettre un développement économique harmonieux et solidaire».
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BOURGOGNE – FRANCHE-COMTE : Marie-Guite Dufay prête à affronter le typhon annoncé sur sa droite

11/10/2019 03:15Imprimer l’article
Il n’y a pas qu’au Japon que les vents vont souffler fort. Au Conseil Régional aussi. Mais la Présidente Marie-Guite Dufay est prête à affronter les tirs nourris de ses deux oppositions. Elle a lancé sa riposte jeudi.
A la veille de la session du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, programmée ce vendredi 11 octobre à Dijon, Marie-Guite Dufay a tenu une conférence de presse. Elle a redit ce qu’elle avait déclaré dans l’interview qu’elle nous a accordée (lire l’article en cliquant ici). Mais elle est aussi allée un peu plus loin concernant le rapport de la cour des comptes qui a aiguisé les couteaux de l’opposition.


Car elle ne se fait aucune illusion, que ce soit l’opposition de la droite et du centre, ou bien celle de l’extrême droite éclatée, avec Julien Odoul au front pour le Rassemblement National, ça risque de souffler très fort dans l’hémicycle. Au Japon, on le sait, le typhon annoncé, a conduit à l’annulation pure et simple du match de la Coupe du Monde de Rugby, entre la France et l’Angleterre, les frères ennemis du rugby européen.
A Dijon, pas d’annulation possible. La Présidente de Région et sa majorité devront affronter de fortes rafales. Dès jeudi, Alain Joyandet, président de la commission des finances, a donné le ton dans l’Est Républicain, en fustigeant la politique de la majorité de gauche, en dénonçant l’augmentation des dépenses et en lançant carrément : «La Région devrait rendre l’argent aux contribuables» (lire l’article en cliquant ici).
François Sauvadet, le toujours leader de l’opposition, qui a annoncé qu’il ne se représenterait pas, s’est lui fendu d’un communiqué (le lire en cliquant ici) dans lequel il estime  que «la chambre des comptes donne raison à l’opposition», en pointant un «coût supplémentaire de 23 millions d’euros».
Avant la bataille des chiffres qui s’annonce, Marie-Guite Dufay a martelé ses arguments jeudi en conférence de presse. Combative, la Présidente de Région est catégorique : «Le rapport dit que la fusion a été excellemment préparée. Elle dit qu’il y a des coûts oui, mais avec un satisfecit sur la maitrise. On nous dit qu’on investit, mais de faire attention.
Il y a 3 ans l’opposition nous disait qu’on n’investissait pas assez.
La fusion est faite, avec des moyens supplémentaires absolument obligés. Les économies elles se mesurent dans le temps».
Et la Présidente de poursuivre : «Il y a des développements qui n’auraient pas été faits sans la grande région.
C’est le cas de la constitution d’une filière hydrogène : C’est un enjeu de demain. Il y a 5 ans on n’en parlait pas. C’est la rencontre des chercheurs, avec les développeurs éoliens dans l’Yonne, qui a donné naissance au cluster».
Marie-Guite Dufay avance encore : «L’autoroute numérique, c’est grâce à la Région. La carte avantage jeune, aucun bourguignon n’en profitait.  On a remis les aides au cinéma qui avaient été abolies en Franche-Comté. Le permis de conduire pour les jeunes, on l’a étendu.
Nous sommes aujourd’hui le premier investir public de la Région. L’addition des deux régions c’était 300 millions, on est à 400 millions d’euros d’investissements.
Et puis j’assume complètement le régime indemnitaire des agents».
Enfin, la Présidente avance : «Au niveau national, personne n’avait imaginé les contraintes pour les régions qui fusionnaient. Aujourd’hui, tous les territoires de la Bourgogne – Franche-Comté nous disent que l’on est présent».
Jeudi Marie-Guite Dufay l’a martelé : «La fusion, on s’en sort pas mal, puisqu’il a fallu seulement 2 ans pour le réussir.
L’argent qui sort d’une région c’est pour les citoyens. 90% c’est pour de l’intervention. Je ne veux pas moins de lycées, moins de trains… Ce qui est important, c’est de participer à la bataille pour l’emploi.
Les gestions de François Patriat en Bourgogne, ou la mienne en Franche-Comté, étaient vertueuses et ont dégagé des marges.
Aujourd’hui on empreinte au maximum de ce que l’on peut faire. On négocie un emprunt phénoménal que l’on donnera en novembre».
Entre la majorité et les deux oppositions, ça promet d’être chaud bouillant. Normal quoi.
Alain BOLLERY