jeudi 12 décembre 2019
L'événement «Clos et château scintillants» propose de nombreuses animations les 15 et 22 décembre à Vougeot. Au programme : visites guidées théâtralisées au rythme des contes de Noël de Bourgogne-Franche-Comté, des démonstrations et bien sûr des dégustations gourmandes.
Questions à...
À l'occasion des 70 ans de la fondation de la première communauté Emmaüs par l'abbé Pierre, Anne-Marie de Bailliencourt présente les évolutions de la communauté installée à Norges-la-Ville, en périphérie de Dijon.
> Bourgogne - Franche-Comté > Bourgogne - Franche-Comté

Des truffes de Côte-d’Or vendues 650 euros le kilo à Noyers-sur-Serein

04/11/2019 03:17Imprimer l’article
Philippe Monnier, venu de Ruffey lès Echirey, n’a pas eu de mal à vendre ses truffes côte-d’oriennes.
C’était de la folie dimanche matin dans l’Yonne. Le reportage photos d'infos-dijon.
L’année dernière, elles s’étaient vendues 600 euros le kilo… Ce dimanche, en moins de 20 minutes les vendeurs de truffes de Bourgogne ont été dévalisés. A 650 euros le kilo (+8%), les diamants noirs de Bourgogne sont partis comme des petits pains.
Au rang des vendeurs, Philippe Monnier était venu de la région de Dijon, avec ses truffes ramassées à Ruffey lès Echirey. «Je n’ai qu’un kilo à vendre. C’est beaucoup moins que l’année dernière. Je pense qu’avec les sécheresses ça va être de plus en plus difficile», estime Philippe Monnier qui se présente comme un chercheurs de truffes.
Il estime qu’en deux ans la récolte a globalement baissé en Bourgogne de 60%... Un constat partagé par les autres récolteurs/vendeurs qui étaient présents dimanche matin à Noyers sur Serein, à une vingtaine de kilomètres au Sud de Chablis.


En fait il n’y avait que trois vendeurs présents quand peu après 10h30 la cloche a été agitée. Et là c’est comme un vent de folie, pardon une tempête, qui a soufflé jusque vers les vendeurs.
«Ne poussez pas, il en reste… Mais il n’y en aura pas pour tout le monde», a lancé  avec le sourire Thierry, le président de la confrérie de la truffe de Bourgogne et de Noyers. Car évidemment comme les acheteurs potentiels, il était conscient de la rareté des diamants noirs.
Le plus gros acheteur a réussi à acquérir 800 grammes du précieux champignon… Tant pis pour les autres qui n’avaient pas réussi à se frayer un passage. Car pour acheter des diamants noirs, il faut savoir jouer des coudes.
Si beaucoup d’acheteurs se contentent de quelques truffes pour leur plaisir gustatif, certains sont là pour des restaurateurs. Car évidemment il existe un deuxième marché. Achetées 650 euros le kilo, les diamants noirs de Bourgogne peuvent se revendre beaucoup plus cher auprès de restaurateurs, pas forcément étoilés. Mais chut, c’est un secret. Et on vient même de très loin pour cette mission divine...
C’est un peu comme pour la Romanée Conti. Il y a les prix à la sortie de la cave et ensuite les prix qui se négocient entre les détenteurs du précieux grand crus et ceux qui veulent absolument avoir une ou des bouteilles pour épater la galerie et les amis. Et là aussi il n’y a pas de prix.
«Dans les années à venir, si la sécheresse continue de s’installer, c’est certain les prix vont continuer de grimper», disaient dimanche matin, de concert, plusieurs habitués du marché. Et tant qu'il y aura des acheteurs, les prix grimperont...
Alain BOLLERY
(Photos Alain BOLLERY)