lundi 10 décembre 2018
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DIJON : Environ 250 manifestants devant le rectorat

12/11/2018 19:57Imprimer l’article
La mobilisation des enseignants et personnels de l'éducation nationale n'a pas été à la hauteur des attentes des syndicats, ce lundi devant le rectorat de l'Académie de Dijon. Mais les organisateurs croient à une dynamique.
Environ 250 personnes on manifesté ce lundi à Dijon après-midi à l'appel des syndicats représentant les enseignants et les personnels de l'éducation nationale. Tandis qu'une délégation était reçue au rectorat à 14h, les grévistes se sont réunis un peu plus tard devant le bâtiment afin de protester contre les suppressions de postes annoncées par le gouvernement.

«Nous sommes là pour dire non aux annonces budgétaires 2019» explique Florent Duvernay, secrétaire départemental SE-Unsa de Côte-d'Or. «Le gouvernement annonce 2600 suppressions de postes de professeur dans  le second degré et 400 suppressions de postes de personnels administratifs, alors même que 40.000 élèves de plus sont attendus dans les collèges à la rentrée de septembre. Cela se traduira par une dégradation des conditions de travail et une dégradation des conditions d'enseignement pour les élèves, alors même qu'on a parfois plus de 30 élèves par classe en collège, et parfois plus de 35 en lycée.»

«Les suppressions de postes sont permises par les réformes, donc on ne peut pas les déconnecter»


Bruno Gueho, secrétaire régional Unsa Education pour l'académie de Dijon, poursuit : «Nous demandons au contraire des ouvertures de postes pour faire face à cette augmentation annoncée du nombre d'élèves. Les conditions sont déjà dégradées et elles le seront encore plus».
C'est sur ce sujet que trois syndicats, la CFDT, la FSU et SE Unsa, ont décidé de concentrer leurs revendications. Mais d'autres syndicats vont plus loin, à l'image de la CGT Education : «nous demandons aussi l'abrogation des réformes des lycées généraux et des lycées technologiques, l'abrogation de la réforme du baccalauréat ainsi que l'abandon du projet de réforme des retraites» ajoute Rémi Fonvieille, assistant d'éducation au lycée Le Castel de Dijon. Pour lui, «les suppressions de postes sont permises par les réformes, donc on ne peut pas les déconnecter. Par exemple, la réforme des lycées professionnels va entraîner des suppressions d'heures de cours en matières générales. Ce n'est pas acceptable».
Fabian Clément (FSU), a ajouté au micro que «c'est l'équivalent d'un rectorat qui va être supprimé. On ne peut pas demander l'impossible aux profs et aux personnels de l'Education Nationale».

Un constat partagé par tous les manifestants, contraints toutefois de déplorer que la mobilisation n'est pas aussi forte qu'espéré : «La mobilisation n'est pas satisfaisante au regard de l'enjeu» commente Florent Duvernay, qui juge toute fois que «la dynamique du mouvement est montante». «Je pense qu'il y a un peu de résignation, et que les collègues sous-estiment l'impact qu'auront ces fermetures de postes. De plus, il est difficile de mobiliser dans le premier degré car ce sont des ouvertures de postes qui y sont annoncées. Mais il faut savoir qu'elles ne compensent pas les besoins générés par les dédoublements de CP et CE1 en zones d'éducation prioritaires».
Dans l'académie de Dijon, le rectorat annonçait ce lundi soir un taux de grévistes général sensiblement égal à la moyenne national, mais largement supérieur à celle-ci pour ce qui concerne les enseignants du second degré.
Nicolas Richoffer
Photos N.R.

Estimation du taux de grévistes dans l’académie annoncés ce lundi soir par le rectorat :


Moyenne générale : 9,8 % (9,9 % au national)
Moyenne enseignants : 12,6 % (11,33 % au national)
Moyenne enseignants 1er degré : 8,34 % (8,69 % au national)
Moyenne enseignants 2d degré : 17,1 % (13,76 % au national)



 
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