lundi 27 mars 2017
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DIJON : La Région et le Grand Dijon ont signé leurs objectifs environnementaux avec l'Ademe

18/03/2017 16:13Imprimer l’article
Les deux signatures se sont faites ce vendredi-après-midi dans la salle des séances du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. Ces contrats d'objectifs engagent les deux collectivités avec l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie en matière de traitement des déchets et d'économie circulaire.
Ce ne sont ni des paroles en l'air, ni des engagements pris à la légère. Ce vendredi, le président national de l'Ademe, l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie, était en déplacement à Dijon pour la signature officielle des contrats d'objectifs de la Région Bourgogne-Franche-Comté d'une part et du Grand Dijon d'autre part.
Marie-Guite Dufay, la présidente de la Région, commençait par affirmer que «c'est une première pour notre région». «Nous partons de zéro» lançait-elle, rappelant que ce contrat s'inscrit dans le cadre des nouvelles compétences que la loi NOTRe a attribué aux régions.
«La signature de cette convention s'inscrit complètement dans les priorités de ce mandat, que sont le développement économique, la transition énergétique et la participation, avec nos possibilités, à une société de fraternité. Je souhaite que la Bourgogne-Franche-Comté soit reconnue comme une région à énergie positive au terme de ces cinq années de mandat. La mobilisation de chacun doit nous permettre d'inverser la courbe du toujours plus de déchets et de gaspillage».

Les déchets produits dans notre Région représentent 501 kilos par an et par habitant.


«C'est moins que la moyenne nationale mais c'est beaucoup trop encore» poursuivait-elle. «Nous devons valoriser les bonnes pratiques».

Les objectifs régionaux fixés par ce contrat sont au nombre de quatre :


- l'élaboration d'un plan régional de prévention et de gestion des déchets, «qui sera opérationnel à la mi-2019».
- l'élaboration d'une stratégie d'économie circulaire, «qui a commencé avec un prestataire spécialisé, Auxilia».
- se doter d'un observatoire des flux de collecte et de traitement des déchets ménagers, «qui permettra le suivi et la mise en œuvre du plan, avec l'aide de l'association Alterre».
- se doter d'une équipe déchets au sein de la direction de l'environnement, «pour laquelle l'Ademe contribuera à hauteur de 450.000 euros sur trois ans». Sur ce point, la présidente Dufay précisait que «c'est d'autant plus précieux pour nous que les déchets sont le parent pauvre des transferts de personnels liés aux transferts de compétences».

Avant de passer la parole au président de l'Ademe, Marie-Guite Dufay citait un certain nombre d'exemples de réalisations déjà effectives dans la région, «saisissantes de bon sens et qui nous donnent des raisons d'espérer» :
-l'entreprise SEB, à Selongey, qui loue du matériel électro-ménager.
-l'entreprise IDEM à Chalon-sur-Saône, qui récupère le carton pour fabriquer un isolant.
-la communauté Emmaüs de Norges-la-Ville qui récupère et revend toutes sortes d'objets voués à la décharge.
-l'entreprise Vitis Valorem, à Meursault, qui valorise les sarments de vigne, mais aussi la plateforme bois-plaquettes de Chambœuf, les poulaillers municipaux Mâlain, ou l'entreprise Juratri, à Lons-le-Saunier, qui valorise des plastiques mixés avec de la sciure de bois.

Bruno Léchevin, le président de l'Ademe, qualifiait de «stratégique» cette compétence nouvelle, se félicitant que la Bourgogne-Franche-Comté «ait toujours été précurseur et même en avance sur les objectifs du grenelle. Non, ici, nous ne partons pas de rien ! L'Ademe sera à vos côtés pour cet objectif ambitieux qu'est le zéro déchets. C'est un chantier majeur, indissociable de la transition énergétique, qui agit pour la baisse des émissions de gaz à effet de serre, pour la préservation des ressources et celle des emplois. La transition énergétique n'est pas un modèle régressif mais doit participer à créer de la valeur».

Vint ensuite le tour du Grand-Dijon, fraîchement devenu Métropole, de parapher ses engagements. François Rebsamen absent, c'est son adjoint, Jean-Patrick Masson, en charge de l'Environnement (déchets ménagers et assimilés, air, bruit), qui s'est chargé de signer le contrat. Il rappelait avant de prendre le stylo que «devenir une référence en la matière est un objectif que nous nous sommes fixés il y a une dizaine d'années. Il s'agit pour nous d'avoir une vision responsable de ces enjeux et je remercie en ce sens tous nos partenaires. Cette signature nous permettra d'aller plus loin et plus vite. Merci pour cela».

Les engagements du Grand Dijon se déclinent en cinq points :

-la baisse de la production de déchets.
-la valorisation au mieux des déchets, "avec une promotion du réemploi et de la réparation».
-l'implication de tous les acteurs économiques.
-la sensibilisation des consommateurs.
l'optimisation de l'usage des ressources.

Texte et photos Nicolas Richoffer