jeudi 18 janvier 2018
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DIJON : Un jeune homme décède d'une infection invasive à méningocoque

03/01/2018 18:47Imprimer l’article
MISE A JOUR : L'Agence Régionale de Santé communique : Il s’agit d’un méningocoque de type W. Aucun autre cas n'a été signalé dans la zone géographique durant les trois derniers mois.

La victime est un habitant de Chenôve «qui n'était pas étudiant» précise l'Agence Régionale de Santé.
Un an après la mort de deux étudiants du campus de Dijon et la campagne de vaccination massive qui avait été mise en œuvre, un nouveau cas mortel d'infection invasive à méningocoque a été confirmé par l'Agence Régionale de Santé ce mardi 2 janvier.

La victime, un jeune homme de 23 ans de Chenôve, «a été hospitalisé le vendredi 29 décembre au CHU de Dijon et est décédé la nuit même» ajoute l'ARS, qui précise qu'«il n'était pas étudiant». L'ARS «a fait le point avec l'entourage direct de la victime en vue d'une antibio-thérapie préventive» mais ajoute que «le sérogroupe du germe n'a pas encore été identifié». C'est ce dernier qui permettra de déterminer si la vaccination des proches est nécessaire.

Le méningocoque est une bactérie très fragile en dehors de son environnement naturel, l’arrière-gorge. Le risque de transmission est donc faible et il n’est ainsi pas nécessaire d’isoler les personnes ayant été en contact avec un malade. Cette bactérie se transmet par le biais des sécrétions respiratoires ou salivaires, uniquement de personne à personne, à courte distance, face à face, par exemple par les postillons ou les baisers, mais en aucun cas par les objets, les animaux ou l'eau. En 2017, 13 cas ont été signalés en Bourgogne.

Communiqué de l'ARS du 3 janvier 2018 :


Un cas d’infection invasive à méningocoque à Chenôve

Un cas d’infection invasive à méningocoque (IIM) a été signalé à l’Agence régionale de santé le 29 décembre 2017. Les premières analyses établissent qu’il s’agit d’un méningocoque de type W. Une comparaison de la souche avec celle en cause sur le campus fin 2016 va être réalisée par le Centre national de référence (CNR).

Le jeune homme, âgé de 23 ans et domicilié à Chenove, hospitalisé au CHU de Dijon dans la journée du 29 décembre, est décédé dans la nuit même. Il s’agit d’un cas isolé, aucun autre cas de méningite de sérogroupe W n’ayant été signalé à l’ARS dans les 3 derniers mois au sein de cette zone géographique. L’ARS a identifié les sujets contacts de l’entourage proche pour leur proposer une antibiothérapie préventive. Ces personnes se verront proposer également une vaccination.

En 2016, 526 IIM ont été notifiées en France. En 2017, 19 cas ont été signalés en Bourgogne-Franche-Comté. La majorité des cas survient de manière sporadique. Le sérogroupe B était majoritaire (51,6%), suivi par le sérogroupe C (26,5%), le sérogroupe Y (12,3%) et le sérogroupe W (8,9%). La mortalité était de 12% pour l’ensemble des cas. Elle est plus élevée en France pour le sérogroupe W (24% en 2016).

L’extension des mesures préventives à une population plus large n’est pas recommandée en présence d’un cas unique. Néanmoins, l’ARS suit avec attention la situation des IIM pour identifier précocement tout regroupement spatio-temporel de cas et contribuer à une adaptation éventuelle des recommandations vaccinales.

A propos des infections invasives à méningocoque :

Le méningocoque est un germe qui se transmet de personne à personne par les gouttelettes de salive par contact rapproché. Ce germe très fragile, ne survit pas dans l’environnement, ce qui ne nécessite pas de désinfection des locaux fréquentés par un malade.

Les infections invasives à méningocoques sont des maladies rares en France. La méningite est la forme la plus fréquente. Elle se traduit par une fièvre, des maux de tête, une raideur de nuque accompagnée de vomissements et une gêne à la lumière. D’autres signes, en particulier digestifs ou articulaires, peuvent survenir, ainsi que l’apparition de taches rouges sur le corps qui progressent rapidement.

En cas de doute, il faut consulter sans délai son médecin traitant ou appeler le centre 15.