mardi 20 août 2019
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DIJON : Un rassemblement contre Parcoursup qui en appelle d'autres

23/05/2018 21:06Imprimer l’article
Ce mercredi, environ 70 personnes se sont rassemblées devant le rectorat en fin d'après-midi pour protester contre la loi ORE et la mise en place de Parcoursup. L'opération sera renouvelée.
Environ 70 personnes, militants, profs, lycéens et étudiants, ont répondu ce mercredi soir à l'appel des organisations syndicales et de jeunesse FSU, SNCS-FSU, SNESup-FSU, Fecrsup-CGT, Sud Education Bourgogne et UNEF Bourgogne.
Le rassemblement avait lieu à 18 heures devant le rectorat de l'académie de Dijon. Des lycéens se sont symboliquement allongés devant l'institution.
«Il fallait marquer le coup au lendemain des premiers résultats de Parcoursup» explique Samuel Garnier pour Sud Education. «On nous a dit qu'il fallait en finir avec le tirage au sort pour justifier le passage en force du logiciel Parcoursup en remplacement d'APB. Mais le problème principal n'est pas réglé car il s'agit d'un manque de place du fait du baby boom des années 2000».

Une «incitation à l'auto-sélection»


Depuis mardi, les réponses aux vœux des lycéens de terminale sont tombées sur Parcoursup. «certains ont reçu comme réponse à des vœux "Oui, en attente", ce qui n'était pas prévu dans les annonces» poursuit Samuel Garnier. «Ils ont leur place dans la liste d'attente, et passeront le bac sans savoir puisque les réponses seront actualisées jusqu'au 21 septembre. C'est donc un logiciel qui augmente le stress en période d'examen». Pour le responsable syndical, c'est même un moyen d'inciter les lycéens à l'auto-sélection : «ceux qui ont "oui, en attente" en réponse à un voeu n'ont qu'une possibilité : abandonner et jeter l'éponge. C'est donc une forme d'auto-sélection. Pour ceux qui n'abandonneront pas, la question qui se pose est de savoir qui sélectionnera et comment…»
Et de dénoncer le vote, à l’Assemblée nationale, de la loi sur la protection des données personnelles, qui laissait place à une exception : «Les établissements d’enseignement supérieur ne sont pas tenus de révéler les dispositifs utilisés pour procéder au tri des candidats. Les critères de sélection resteront donc secrets».

Les syndicats ont décidé de demander une audience à la rectrice de l'académie mercredi prochain à 17h et appellent d'ores et déjà à un nouveau rassemblement dans la foulée, à 18 heures, pour faire le point.
Nicolas Richoffer
Photos N.R.