mardi 25 septembre 2018
La soirée de présentation de la nouvelle JDA, résultat de la fusion entre la JDA (Basket masculin) et le CDB (Hand féminin), s'est déroulée ce mardi soir au Palais des Sports de Dijon.
Questions à...
Durant deux jours, les start-ups françaises du secteur de l'alimentation et de la gastronomie sont réunies au Palais des Congrès de Dijon, dans le cadre de la deuxième édition du salon Food Use Tech, la référence FoodTech en France. Comment se portent-elles ? Pourquoi ce salon ? Pourquoi  à Dijon ? Le Dijonnais Xavier Boidevézi, secrétaire national de l'écosystème Foodtech, explique tout.
> Bourgogne - Franche-Comté > Bourgogne - Franche-Comté

EMPLOI : À Dijon, une année record avec 350.000 heures pour l'insertion professionnelle en 2017

12/09/2018 17:52Imprimer l’article
Ces clauses sociales permettent à des publics qui rencontrent des difficultés dans leur insertion professionnelle d’accéder au marché du travail.
«C'est un dispositif noble, qui fonctionne et qui ne coûte pas cher». Voici résumé en quelque mots par Océane Charret-Godard, conseillère métropolitaine déléguée à l’emploi et présidente de Creativ’, le cluster emploi-compétence de la Métropole, l'engouement des institutions et de grandes entreprises, essentiellement publiques, pour les clauses d'insertion.
L'élue était accompagnée ce mardi de Fabrice Rey, directeur de Créativ' et de François Maurage, directeur des achats SNCF Réseaux, pour revenir sur le dispositif et sa réussite, dans le cadre somptueux du Musée des Beaux Arts de Dijon, dont le chantier a accueilli nombre de travailleurs par le biais de la clause d'insertion.

Engagée dans une démarche d’achat depuis 2004, Dijon métropole a impulsé sur son territoire la réalisation de marchés incluant des clauses d’insertion. Ces clauses sociales, aujourd’hui systématisées grâce au travail mené par Creativ’, le cluster emploi-compétences de la collectivité, permettent à des publics qui rencontrent des difficultés dans leur insertion professionnelle d’accéder au marché du travail en participant aux grandes opérations de construction et d’aménagement de l’agglomération dijonnaise.

A Dijon dès 2003


«Cet engagement n'aurait pas été possible sans la volonté de François Rebsamen qui a ouvert les grands chantiers dijonnais aux clauses d'insertion dès 2003. Je pense notamment au tramway, à la tribune du stade Gaston-Gérard, à la piscine du Carrousel, et bien-sûr au Musée des Beaux-Arts» rappelle Océane Charret-Godard. «Nous pensions qu'après le chantier du tram, le nombre d'heures allait plonger, mais non. Grâce à l'action de Créativ', on a pu multiplier les clauses sur nombre de chantiers» poursuivait-elle, avant de rappeler le contexte national, dans lequel le chômage de longue durée ne recule pas.

«Dijon Métropole investit dans les compétences des femmes et des hommes sans emploi, mais seule, la Métropole ne peut rien. Elle peut compter sur un écosystème fort» et notamment un réseau de 135 entreprises ainsi que les bailleurs sociaux et les communes et collectivités, qui «jouent collectif». Et la conseillère métropolitaine de parler de «conviction très forte» de la Métropole, «qui n'a rien de cosmétique», «que ces compétences participent au développement du territoire».

«85% des entreprises ne parviennent pas à anticiper leurs besoins en compétences»


Et, dans une prise de position plus politique, de juger «insupportable d'entendre parler de big bang de la formation alors que l'Etat se désengage. On sait  que l'insertion, la formation, l'emploi sont des sujets de dentelle, qui justifient ma colère devant les décisions gouvernementales». Selon Océane Charret-Godard, «85% des entreprises ne parviennent pas à anticiper leurs besoins en compétences. Les clauses sont une réponse».

Plusieurs entreprises appliquent désormais ce système dans leurs marchés publics, dont SNCF Réseau et SNCF Mobilités avec lesquelles Dijon métropole et Créativ’ ont signé une convention de partenariat il y a un an. L'entreprise «a pour objectif de tripler le volume d'heures de clauses d'ici à 2020» a rappelé François Maurage, notant qu'en 2017, la SNCF a fait appel à 365.000 heures d'insertion. Et Fabrice Rey s'en réjouit, lui qui voit dans le succès de ce dispositif «l'aboutissement d'un beau travail de partenariat». «Les clauses suscitent spontanément la méfiance des entreprises, mais celles-ci se rendent vite compte qu'elles permettent d'aller plus loin et de pérenniser des emplois, sur des chantiers de tous type».
Le dispositif, d'abord exclusivement déployé sur des emplois de chantiers, s'est en effet peu à peu ouvert à des professions plus intellectuelles. Et ce n'est qu'un début.
Nicolas Richoffer

Les clauses d'insertion dans la Métropole en chiffres :


Depuis 2004,
2.575 salariés ont réalisé
2.306.403 heures d'insertion
sur 716 opérations
de 55 donneurs d'ordre.
645 embauches en ont découlé (CDI et CDD de plus de 6 mois).

En 2017
728 salariés ont réalisé
352.845 heures d'insertion par l'intermédiaire de
135 entreprises
sur 146 opérations
et 29 donneurs d'ordre.

Photos N.R.