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PARIS 2024 : La Bourgogne-Franche-Comté labellisée «Terre de Jeux 2024» par Tony Estanguet

14/11/2019 06:24Imprimer l’article
Le champion olympique devenu président du comité d'organisation des JO à Paris en 2024 est venu à Dijon ce mercredi pour signer une convention avec la Région afin de mobiliser la collectivité dans l'accompagnement du «plus grand événement sportif que la France ait jamais organisé».
La première étape de la séquence dijonnaise de Tony Estanguet ce mercredi 13 novembre 2019 s'est déroulée au Centre de Ressource et d'Expertise à la Performance Sportive Dijon-Bourgogne-Franche-Comté à Dijon (avant une séquence creusotine ce jeudi 14 novembre 2019 - retrouver le reportage sur Creusot-Infos).



Le triple champion olympique de canoë slalom est maintenant président du comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 aux côtés de Bernard Lapasset, président d’honneur et ancien président de la Fédération Française de Rugby.

«La Région a fait du sport une grande priorité»


Les deux représentants du comité d'organisation des JO ont été accueillis par Pascal Bonnetain (directeur du CREPS) et salués par Marie-Guite Dufay (présidente du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté), Laëtitia Martinez (vice-présidente du conseil régional en charge du sport, de l’égalité et de la citoyenneté), Nathalie Koenders (première adjointe au maire de Dijon), Claire Tomaselli (adjointe au maire de Dijon déléguée aux Sports)

La délégation est allée à la rencontre de jeunes étudiants du CREPS avant d'assister à des démonstrations du Pôle France de lutte puis du Pôle France de tir à l'arc. Deux des dix-sept pôles du CREPS accueillant annuellement dans un parc de 23 hectares 300 sportifs de haut niveau et 900 stagiaires de la formation professionnelle. Un premier temps de discours officiels a eu lieu en présence des sportifs.

Pour Marie-Guite Dufay, la Bourgogne-Franche-Comté mérite «d'accueillir le maximum d'athlètes» parce que le conseil régional «a fait du sport une grande priorité», le sport vu comme vecteur de liberté et de fraternité. Marie-Guite Dufay a fait du sport un enjeu «débattu à tous les échelons» en coordonnant les différentes collectivités (communes, intercommunalités, départements et région).

Des athlètes étrangers accueillis au CREPS à Dijon en 2024 ?


D'emblée, Tony Estanguet a confié son état d'esprit : «promouvoir le sport partout dans le pays». Il s'est adressé aux jeunes : «c'est ici que vous préparez votre avenir sportif et je suis très impressionné par ce que j'ai pu voir jusqu'à présent, c'est un endroit merveilleux pour s'entraîner et qui dispose d'infrastructures de très bon niveau». Les installations ne suffisant pas, le champion olympique a encouragé les sportifs «à aller chercher [eux-mêmes] cette capacité à progresser et à aller rivaliser avec les meilleurs Français et les meilleurs du monde entier». Peut-être pour gagner des médailles aux Jeux de Paris 2024.

Si l'ambition est d'organiser de «grands Jeux», Tony Estanguet les voit comme «les Jeux de la France», une occasion «de mettre le sport au cœur de l'attention de ce pays» car «le sport est important pour la société, c'est une chance de pratiquer le sport et tous les sports».

Pour la première fois dans l'histoire des Jeux olympiques, l'événement rayonnera dans tous les territoires. Le label «Terre de Jeux 2024» vise «à renforcer la place du sport» et «à encourager les différents territoires à investir dans le sport» : infrastructures, programmes dans les écoles et les quartiers... Tout cela «pour donner envie à la population de faire du sport».

Le rôle des CREPS sera en amont de préparer évidemment les futurs athlètes français mais aussi d'accueillir les délégations étrangères qui viendront s'acclimater avant les compétitions de l'été 2024. Dès les Jeux de Tokyo de 2020, les différents CREPS seront présentés aux comités olympiques étrangers.

«Mettre le sport dans des endroits iconiques»


Le 13 septembre 2017, à Lima, a été annoncée que la candidature de Paris pour organiser les Jeux olympiques et paralympiques en 2024 était retenue. Depuis Tony Estanguet travaille pour «réussir le plus grand événement sportif que la France ait jamais organisé». Les nombres impressionnent : 15.000 athlètes de 206 pays, 330 épreuves pour la partie olympique, 13 millions de billets vendus, 4 milliards de téléspectateurs.

Le comité olympique va s'appuyer «sur l'ensemble des régions en trouvant des solutions pour mettre plus de sport». Ce doit être un «héritage» succédant aux JO car les JO sont plus qu'un événement sportif, ils représentent aussi «un vrai projet de société» pour «réussir à valoriser le beau visage de notre pays» comme le patrimoine culturel a-t-il lancé à l'auditoire de la salle du conseil régional à Dijon.

Concernant le déroulé des Jeux en eux-mêmes, un des défis que les organisateurs se sont donnés concerne la sortie de l'olympisme des stades pour «mettre le sport dans des endroits iconiques» : beach-volley sur le Champ de Mars, tir à l'arc sur l'esplanade des Invalides, équitation dans les jardins du château de Versailles...

«Le sport peut changer la vie»


La préparation en Bourgogne-Franche-Comté démarrera bien avant 2024 et même dès janvier 2020 avec des épreuves des Jeux Olympiques de la jeunesse de Lausanne (Suisse) se déroulant au stade des Tuffes à Prémanon (Doubs). Puis par des animations au cours de la Semaine olympique en février dans les établissements scolaires, lors de la Journée olympique du 23 juin et durant les Jeux de Tokyo à l'été 2020. L'héritage laissé par les Jeux devra «capitaliser sur le sport et ses valeurs» selon Tony Estanguet. Aux yeux du champion olympique, «le sport peut changer la vie» notamment parce que
«le sport est un bon investissement en matière de santé». Il souhaite aussi «changer le regard sur le handicap».

Une fois labellisée «Terre de Jeux 2024», la Région devra «s'engager à mettre plus de sport sur son territoire dans les cinq prochaines années». La convention a été symboliquement signée ce mercredi par Laëtitia Martinez, elle sera adoptée par l'assemblée régionale vendredi 15 novembre 2019.

Selon la vice-présidente au sport, la convention porte l'ambition «de faire que chacun, quelque soit le territoire dans lequel il se trouve au sein de la Bourgogne-Franche-Comté, puisse avoir accès à des équipements de qualité, à des éducatrices et des éducateurs qui les accompagnent dans la pratique du sport, pour le plaisir comme pour le développement du haut niveau». Laëtitia Martinez a signalé s'intéresser aussi à la place des femmes dans le sport, dans les pratiques et dans les fonctions de responsabilité.

En fin de réunion, le logo officiel des actions régionales pour les JO 2024 a été dévoilé et les ambassadeurs régionaux présentés au public. Puis sont intervenus Philippe Bayot pour la Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale de Bourgogne-Franche-Comté et Christian Mocozet pour «Objectif médailles», un dispositif qui octroie jusqu'à 4.000 euros pour des sportifs de la région s'ils sont effectivement qualifiés pour Tokyo et ses Jeux olympiques de 2020. 

Jean-Christophe Tardivon

Retrouver la candidature du conseil départemental de la Côte-d'Or au label «Terre de Jeux 2024»

Retrouver la candidature de la Ville de Dijon au label «Terre de Jeux 2024»