dimanche 22 juillet 2018
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SPORT : «Dijon est une ville qui pense à la performance et à la pratique pour tous… donc pourquoi pas»

16/01/2018 21:30Imprimer l’article
En déplacement ce mardi à Dijon, la Ministre des Sports, Laura Flessel, est venue «voir les différentes initiatives» en matière de sport-santé. Mais il a beaucoup été question de la volonté affirmée de Dijon de devenir une base-arrière des Jeux Olympiques de 2024.
Laura Flessel, légende de l'escrime, double championne olympique et sextuple championne du monde, mais surtout aujourd'hui Ministre des Sports du gouvernement d'Edouard Philippe, était à Dijon ce mardi pour une visite en deux séquences qui alliait sport et santé, «un axe majeur de [sa] lettre de mission».
«Nous avons quatre axes» détaille la ministre : «la France qui rayonne, la France qui bouge, la France éthique et la France en bonne santé. Donc notre objectif est de travailler avec les territoires pour voir les différentes initiatives».

«Apporter des réponses sur le bien vieillir»


En début de matinée, Laura Flessel a ouvert le colloque «Vieillir ensemble» organisé par l’Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité (ONAPS) et le Pôle Ressources National Sport Santé Bien-Être, au siège de Dijon Métropole, avenue du Drapeau. «L'idée est de travailler étroitement avec le monde de la santé, les médecins, mais aussi avec les associations sportives, les fédérations et le mouvement sportif, pour apporter des réponses sur le bien vieillir. Les chiffres sont vertigineux : en 2025, 19 millions de personnes en France auront plus de 60 ans».

Nathalie Koenders vante la politique sportive de Dijon


Elle y a notamment été accueillie par Nathalie Koenders, première adjointe de François Rebsamen à la mairie de Dijon, qui n'a pas manqué de mettre en avant les atouts de la Métropole, laquelle espère pouvoir devenir une «base arrière» des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024.
«Au même titre qu’un soutien majeur apporté au sport professionnel, qui évolue dans l’élite dans un certain nombre de disciplines, la ville accorde une place importante aux activités sportives pour contribuer au bien-être des Dijonnais. Au-delà de la performance, nous considérons, le sport comme un vecteur de cohésion sociale, de création et de développement de liens à la fois intergénérationnels et inter-quartiers. […] La ville de Dijon se fait un devoir de proposer des pratiques sportives accessibles à tous, toute l’année, grâce à la mise en place d’une tarification calculée en fonction des revenus, quel que soit le niveau envisagé.

Rappelant que la ville a obtenu le 7 février 2017 trois lauriers du Label «Ville Active et Sportive», la plus haute distinction du label, Nathalie Koenders n'a pas caché les ambitions de Dijon : «Ainsi, au regard de cela, de notre expérience et de notre fort potentiel en la matière, la Ville de Dijon a manifesté son intérêt pour devenir l’un des camps d’entraînement pré-olympiques».

Laura Flessel : «Tout est possible»


A ce sujet, Laura Flessel garde des réserves de rigueur : «Tout est possible. Tous les territoires devront se présenter. Pour les jeux de Londres, le Royaume-Uni avait bien travaillé sur l'anticipation, pour proposer de bonnes bases-arrières qui ont permis à toutes les équipes de bien s'entraîner. Dijon est une très belle ville, une ville sportive, qui pense à la performance et à la pratique pour tous et partout, donc pourquoi pas… Mais ce n'est pas mon rôle, ce sera le rôle du Cojo (le comité d'organisation des JO) de travailler en ce sens». Selon la ministre, «le rôle de l'Etat est de faire la promotion du sport et de ses territoires, donc je n'attendrai pas 2024. Nous rencontrons des pays qui veulent découvrir les territoires et leurs pratiques, avec des cibles publiques : nous allons travailler pour que ces pays puissent venir avant 2024».

Après l'ouverture de ce colloque, au cours de laquelle Laura Flessel a également pu échanger avec Françoise Tenenbaum, adjointe au maire de Dijon, et le Docteur Martine Duclos, Présidente du Comité Scientifique de l’ONAPS, la Ministre s'est rendue au Centre de ressources, d’expertise et de performance sportives (CREPS) de Mirande où lui a notamment été présenté le dispositif d’aide à la prescription médicale d’activité physique pour les personnes atteintes de maladies chroniques.

Une convention tripartite Etat-Région-Creps


Mais il y a également été question de la signature de la convention tripartite d’objectifs et de moyens entre le CREPS Dijon-Bourgogne-Franche-Comté, l’Etat et la Région. «La loi NOTRe a décentralisé les CREPS comme ça s'est passé il y a une vingtaine d'années avec les lycées qui sont passés à la charge des Régions» explique Pascal Bonnetain, directeur du Creps Dijon-Bourgogne-Franche-Comté. «Là, c'est pareil : l'immobilier et certains personnels techniques ont été mis à disposition de la Région. L'objectif de cette convention est donc d'apprendre à travailler ensemble, entre l'Etat, la Région et le Creps. Il s'agit de définir qui fait quoi».

Laëtita Martinez : «Mieux structurer les parcours de formation de nos sportifs»


Laëtitia Martinez, vice-présidente du Conseil Régional en charge des sports, était donc là pour apposer sa signature, et vanter les mérites de la politique sportive en Bourgogne-Franche-Comté : «Le Creps est devenu propriété de la Région depuis le premier janvier 2016. C'est un écrin pour le haut niveau, pour la formation, mais aussi pour la jeunesse et l'éducation populaire» a-t-elle expliqué dans l'amphithéâtre. «Nous avons initié une étude sur le haut niveau il y a quelques mois pour voir comment mieux structurer et mieux accompagner nos sportifs et nos sportives dans leurs parcours de formation. Mais nous considérons aussi le sport comme un vecteur de cohésion, de lien social et de plaisir. Une étude récente de Santé Publique France nous disait que la pratique sportive diminuait, notamment chez les femmes. Nous sommes donc particulièrement attentifs à ce que le sport santé puisse être une réponse à la pratique du sport chez les femmes».

Nicolas Richoffer
Photos N.R.