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CAMPUS UNIVERSITAIRE : L’UMDPC Santé se dote d’un Learning lab pour une pédagogie innovante et d’avenir

19/06/2018 10:55Imprimer l’article
Il y avait deux événements à fêter ce lundi au sein de l’Unité mixte de développement professionnel continu en santé : les 5 ans de celle-ci et l’ouverture récente de son Learning lab.
En conférence de presse, sa directrice est d’abord revenue sur la genèse de la structure. En s’appuyant sur une formation continue rendue obligatoire pour les médecins et les professionnels de santé, par la loi HPST en 2009, la structure s’est créée en 2013 autour de ce DPC (développement professionnel continu).
Elle correspondait à la fusion de trois services : la formation médicale continue de la faculté de médecine, la formation continue pharmaceutique et la formation continue des paramédicaux.

«Un guichet unique pour tous les professionnels de santé»


«On a décidé d’avoir un guichet unique pour tous les professionnels de santé, dans le médical et le paramédical», résume Evelyne Kohli, directrice de l’Unité. Une Unité qui fut ouverte avant même la création de l’UFR Sciences de santé résultant notamment de la fusion des facultés de médecine et de pharmacie.
Aujourd’hui, l’UMDPCS, reconnue et agréée par l’Agence nationale de référence (ANDPC), certifiée ISO 9001 depuis 2017, est un département du Service commun de formations continue et par alternance de l’Université de Bourgogne (SEFCA). Le chiffre d’affaires de l’Unité est d’1,7 million d’euros.
«Nous avons pour missions de proposer et de gérer des formations continues pour tous les professionnels de la santé, praticiens ou même salariés d’entreprises de santé», résume la directrice.
Là où on parle de mixité, c’est dans «la formation ensemble de professionnels de santé qui n’ont pas forcément l’habitude de l’être». C’est aussi l’intervention de formateurs issus de champs disciplinaires différents «afin de croiser les expertises dans l’amélioration de la prise en charge des patients». C’est enfin la possibilité de proposer des partenariats entre le public et le privé.

Plus de 7 000 professionnels formés en 5 ans


L’autre caractéristique, spécificité, soulignée par la directrice de l’UMDPCS, c’est l’aspect universitaire de cet organisme de formation. Avec des appuis scientifiques et pluridisciplinaires dans le développement et la mise en place de nouvelles formations. Des programmes validés par l’uB.
L’UMDPCS propose une centaine de formations et a formé plus de 7 000 professionnels en cinq ans (20 % de pharmaciens, 20 % de médecins, 11 % d’infirmiers, 7 % de chirurgiens-dentistes, 5 % de diététiciens, 4 % de sages-femmes…). Forte d’une équipe de 15 personnes dont des ingénieurs pédagogiques également professionnels de santé, elle collabore aussi avec une cinquantaine de responsables pédagogiques. 50 % des professionnels formés sont de l’extérieur de la région et même d’autres pays. Les possibilités en e-learning le permettent.
Réaffirmée ce lundi, la stratégie de développement vise à se tourner et accentuer les partenariats, avec l’Agence Régionale de Santé mais aussi avec les entreprises régionales de santé et les pôles que sont BF Care (demande d’une formation sur la sécurisation des données de santé), PharmaSuisse (mise en place de cercles de qualité médecins-pharmaciens)... «L’idée est la co-construction, de construire avec eux des formations sur des thématiques», ajoute Evelyne Kohli.
Plus directement, l’UMDPCS est engagée, en réponse à un appel à manifestation d’intérêt du ministère de la santé, dans le développement de formations dites hybrides, composées à la fois de temps présentiels et des temps en e-learning sur des thèmes d’excellence tels que les thérapies innovantes en lien avec la recherche en Bourgogne-Franche-Comté.

«Tester des pédagogies innovantes»


Revenons à la dynamique universitaire. Il en ressort alors l’envie d’innover, de proposer de nouvelles méthodes de formation, d’aller sans cesse vers l’innovation pédagogique.
Evelyne Kohli rappelle en ce sens que l’UMDPCS est l’organisme qui a proposé le premier DU intégralement en e-learning. Et le Learning lab s’inscrit dans ce champ de l’innovation. «Il a été créé pour tester des pédagogies innovantes», confirme son responsable Mathieu Guerriaud, qui s’arrête même sur les chaises de l’espace, des chaises disons mobiles et modulables devant amener à la pédagogie active et collaborative, avec des tableaux et un écran tactile connecté. «L’idée était de casser la disposition des salles classiques».
Le cadre est pensé pour pouvoir entraîner les personnes formées à la résolution de problèmes en équipe. Côté créativité, une imprimante 3D est à disposition pour la conception d’organes en plastique, d’ébauches de prothèses ou bien de médicaments. Des outils afin d’innover, de collaborer donc.
Des objets de santé et de bien-être connectés (pour l'appropriation des technologies) et des buzzers pour le côté plus ludique complètent le dispositif. Un coin cosy est aménagé et permet également des séances de travail dans une ambiance décomplexée peut-on dire.

L’apprentissage poussé avec la réalité virtuelle


L’apprentissage par simulation est un des points majeurs de ce Learning lab. En partant du principe fixé par la Haute autorité de santé, à savoir que les nouvelles méthodes doivent être essayées sur mannequin ou autres supports avant de pouvoir être appliquées ou non sur des patients, l’UMDPCS est en mesure de proposer deux casques de réalité virtuelle, l’un nous faisant entrer en salle d’anatomie où la dissection virtuelle (jusqu’à l’extraction d’une dent par exemple) permet d’observer les différentes partie de l’anatomie, et l’autre portant sur un cas de chirurgie.
Ces outils de simulation peuvent aussi être configurés pour traiter les phobies (des insectes ou animaux, jusqu’aux stress post-traumatiques, en passant par l’aviophobie). «Tout ça fait naître des idées», lance Mathieu Guerriaud, en imaginant des situations à filmer puis à retranscrire en simulations. Autrement dit, le laboratoire est amené à évoluer, à s’étoffer de réflexions et d’outils tendant vers une innovation d’avenir.
Pour l’UMDPCS, le Learning lab a représenté un investissement de 30 000 euros sur fonds propres. Avec au départ une mise à disposition de la salle par l’UFR Sciences de santé. Gilles Brachotte, vice-président de l’uB, et Marc Maynadié, doyen de l’UFR, ont salué l’opération réalisée ce lundi.
Un investissement qui fait que l’UMDPCS se distingue, puisque ce Learning lab est le seul à être dédié spécifiquement au domaine de la santé.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier