mardi 16 juillet 2019
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CAMPUS UNIVERSITAIRE : «Prenez soin de votre vue»

16/10/2018 18:15Imprimer l’article
C’était notamment le message adressé et relayé sur le campus universitaire de Dijon ce mardi.
Dans le hall du bâtiment Droit-Lettres ce mardi, l’université de Bourgogne avait fait place pour la deuxième année consécutive à Vision for Life, la fondation du groupe Essilor qui depuis 2015 contribue à la lutte des problèmes de vision dans le monde. L’action de sensibilisation développée à l’uB s’inscrivait dans cette mission, dans le prolongement de la journée mondiale de la vue (le 12 octobre).
Le dépistage visuel était proposé gratuitement, du début de matinée jusqu'en fin d'après-midi. L’accent était mis sur ce test comme premier indicateur du besoin ou non d’une correction en allant vers une consultation plus poussée chez l’ophtalmologiste.
Il faut dire aussi que si la presbytie peut se détecter naturellement aux alentours de 45 ans, les déficiences visuelles disons non ressenties peuvent toucher dès le plus jeune âge.

Un problème de santé publique


Le mal voir est le premier handicap mondial avec près de 60 % de la population mondiale qui a besoin de corriger sa vision. Il reste encore 2,5 milliards de personnes dans le monde qui ne voient pas et ne sont pas corrigées pour des raisons de sensibilisation et d’accès à un professionnel de la vue.
«On se rend compte quand on fait cette sensibilisation que la moitié des personnes qui viennent nous voir ont un problème de vue qui n’est pas corrigé. Le vrai sujet est que l’on ne pense pas à faire un dépistage, surtout en l’occurrence parmi ce public relativement jeune. Si les gens ne ressentent pas la gêne visuelle, ils considèrent que tout va bien, alors qu’il faudrait parfois qu’ils consultent sérieusement. Tant qu’ils ne constatent pas un gros problème, ils jugent peut-être que le dépistage n’est pas important, qu’il est secondaire. La vue est au contraire un problème de santé publique. Les gens, dont l’usage des écrans et de la vision de près est devenue très importante, attendent d’avoir des migraines pour se poser la question des besoins de correction visuelle. La myopie évolue très vite».
Pour Jean-Pierre Annone, bénévole pour Vision for Life ce mardi parmi une quarantaine d'autres, l’idée par cette sensibilisation est de faire comprendre «que le dépistage est une première étape vers la correction visuelle». Et s’il admet que les délais sont longs pour obtenir un rendez-vous chez l’ophtalmologiste, il insiste que c’est LE spécialiste à aller voir pour une correction visuelle.
A l’uB, démonstration était faite que le dépistage prend une dizaine de minute en tout et pour tout, en comptant le passage sur l’ergovison et le débriefing.
Partenaire de l’opération, le service Ophtalmologie du CHU Dijon Bourgogne avait installé en complément du test de base un auto-réfractomètre et un appareil permettant de mesurer la pression intra-oculaire afin d’aller plus loin dans l’identification du problème et surtout des besoins visuels.

«80 % de l’apprentissage se fait par la vision»


Cette action de sensibilisation permettra d’étudier les résultats au profit de l’Education nationale, «sachant que 80 % de l’apprentissage se fait par la vision», souligne Jean-Pierre Annone, qui répète que l’intérêt de ce type d’actions est d’en reparler et de s’appuyer sur les résultats pour poursuivre la sensibilisation à plusieurs niveaux mais aussi des projets plus spécifiques auprès des publics touchés.
De nombreux étudiants se sont arrêtés dans le hall ce mardi, par curiosité peut-être puis en se penchant avec sérieux sur le test ainsi que sur les résultats. Suzie, 22 ans, a effectué quant à elle le dépistage puisqu’elle avait des doutes sur sa vue en amphithéâtre… Suite au dépistage, des signes d’astigmatisme lui ont été signalés, avant de lui donner quelques précautions pour «ménager» sa vue... Voilà 10 minutes qui n’ont pas été une perte de temps.
Rappelons que l’année dernière, cette opération avait permis de toucher 5 000 personnes sur le campus. Plus de 500 dépistages avaient été enregistrés.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier