vendredi 17 août 2018
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DIJON METROPOLE : L’ESEO sur le campus universitaire, c’est signé !

08/02/2018 17:37Imprimer l’article
On en parlait sérieusement sur le campus universitaire de l’Université de Bourgogne à Dijon, c’est désormais officiel. Dijon Métropole et l’ESEO, grande école d’ingénieurs généralistes, ont signé ce jeudi une convention de partenariat d’objectifs et de moyens. Un jalon de plus dans l’attractivité et l'innovation du campus et du territoire.
L’officialisation d’une école d’ingénieurs sur un campus universitaire, plus largement dans une ville et sur un territoire, génère une certaine attractivité, au-delà même et son offre de formation.
C’est le ton qui était donné ce jeudi en fin de matinée dans les locaux de Dijon Métropole, où devait être signée une convention de partenariat d’objectifs et de moyens entre la collectivité territoriale et l’ESEO - Ecole supérieure d’électronique de l’ouest -. Un engagement mutuel dont le point fort est donc pour résumer l’annonce officielle de l’installation de l’ESEO sur le campus universitaire de Dijon, en mai 2020.
Pour la signature, preuve que l’implantation dont il est question est perçue positivement et non comme une concurrence à affronter, on remarquait la présence de représentants de l'Université de Bourgogne, d’Agrosup, de l’ESIREM, de Burgundy School of Business… L’association Bourgogne-Franche-Comté Numérique était aussi représentée puisque des objectifs de la convention impliquent des collaboration de l’Ecole avec les entreprises du numérique porteuses d’innovations sur le territoire.
François Rebsamen était accompagné d’adjoints locaux et territoriaux : Pierre Pribetich, Denis Hameau, Hamid El Hassouni… Il s’agissait de saluer l’opération entreprise.

«Un début d’aboutissement» selon François Rebsamen


«C’est un grand moment», a introduit François Rebsamen, en l’occurrence président de Dijon Métropole mais aussi maire de la ville de Dijon. En réaffirmant d’entrée : «Dijon Métropole souhaite investir dans l’enseignement supérieur et la recherche. C’est son rôle et c’est une nécessité pour nous». Pour le président de la collectivité territoriale, les efforts ont été faits dans ce domaine à Dijon, et l’Université est reconnue mondialement.
François Rebsamen a alors parlé d’«un début d’aboutissement» quant à cette installation de l’ESEO. Celle-ci va donc être régie par une convention, quelque peu détaillée ce jeudi par le président de Dijon Métropole : «Cette convention a pour but de développer un centre reconnu de formation d’ingénieurs dans le domaine du numérique et plus particulièrement des sciences et technologies de l’information et de la communication, tout cela avec un rayonnement national et international. L’ESEO développera des collaborations avec la BSB, avec le pôle d’ingénierie et de management de la COMUE Bourgogne-Franche-Comté, avec les entreprises du numérique en s’appuyant sur les syndicats patronaux (Syntec Numérique, Bourgogne-Franche-Comté Numérique, FoodTech Dijon), avec le tissu économique agroalimentaire… Il y aura aussi des partenariats avec les start-ups».

Un site de 5 000 m2, voire 7 000 m2


Sur les bénéfices à tirer de cette installation, ils sont multiples d’après François Rebsamen, et l’aide qui y est apportée se justifie : «L’implantation de cette prestigieuse Ecole va générer de l’activité économique chiffrée par nos services : 21 millions d’euros jusqu’en 2030, avec un objectif de 500 élèves par an. Dijon Métropole prend donc ses engagements et je remercie la Région de nous accompagner dans ceux-ci. C’est mettre à disposition de l’ESEO un bâtiment de 5 000 m2, avec une possibilité d’extension à 7 000 m2, cela pour le mois de mai 2020. Nous accompagnerons l’Ecole dans son fonctionnement, avec même des efforts dans les équipements pédagogiques durant les premières années : 250 000 euros puis 550 000 euros ensuite, avec aussi des subventions d’investissement. Nous poursuivons ici une politique d’attractivité sur notre territoire. Après Agrosup, l’ESIREM, BSB, l’ENSA, l’IAE, l’Ecole supérieure de musique, la métropole est fière de soutenir un Ecole avec laquelle nous partageons aussi des ambitions».
La dynamique n’est pas terminée à Dijon. On sait que l’implantation de l’ESTP (travaux publics, bâtiment, industrie) de Cachan est en projet (ouverture également annoncée en 2020). La possibilité d’un double diplôme ingénieur-architecte est d’ores et déjà évoquée. «Entre Nancy, Paris et Lyon, il y a Dijon. C’est au centre de ce triangle», a insisté François Rebsamen, ayant renouvelé des remerciements aux acteurs et partenaires de cette opération.
Le directeur général de l’Ecole Olivier Paillet ayant été excusé, Hubert Cospain, directeur général du groupe ESEO, s’est rappelé des premiers contacts à Dijon il y a moins d’un an… «Je veux juste dire que quand il y a une volonté politique au sens le plus noble du terme, une vision, un désir de transformation, et de l’autre côté une passion, on est capable de faire des choses très bien et très vite», a-t-il voulu souligner, a adressant en premier lieu des félicitations à Dijon Métropole sans oublier la Région Bourgogne-Franche-Comté.

Une réelle place pour l’ESEO à Dijon


L’ESEO, «c’est une réalité» d’après Hubert Cospain, avant même l’installation annoncée. Il s’est expliqué en fait sur le renforcement de la place de l’Ecole dans la capitale des Ducs : «Nous ne sommes pas là par hasard. Depuis une petite dizaine d’années, nous sommes à Dijon par le biais d’une classe préparatoire grâce à un partenariat avec le lycée Notre-Dame. Notre site sur le campus accueillera d’ailleurs à la rentrée 2020-2021 les étudiants qui rentreront en septembre 2018 en classe préparatoire. On va délivrer un vrai passeport à ces jeunes. Certains ont déjà un CDI en poche de la part de leurs employeurs... Pourquoi ? Parce que nous n’avons pas assez d’ingénieurs en France. Le drame est que les jeunes titulaires de baccalauréats scientifiques ne s’orientent pas assez vers des études d’ingénieurs, cela alors qu’ils trouvent du travail à peine sortis de nos Ecoles».
Le message est plus général sur ce manque et Hubert Cospain croit en la dynamique d’attractivité créée en l’occurrence dans le domaine sur le campus universitaire de Dijon, et tout autour en lien avec celui-ci. Si l’ESEO ouvrira dans le courant de l’année 2020 pour une première rentrée cette même année, elle y a déjà sa place, «à l’angle» de la rue Sully et du boulevard Jeanne d’Arc.
Après une ouverture à Vélizy pour la rentrée de septembre 2018, l’ESEO Dijon sera la troisième Ecole du groupe, sa troisième grande école d’ingénieurs, dans la transformation numérique, dans un environnement motivant qu’est l’uB, et l’environnement plus large de l’innovation numérique pour laquelle Dijon Métropole et le Conseil Régional Bourgogne s’engagent avec un certain volontarisme.
C’est symboliquement sur le plan de Dijon Métropole (imprimé au sol), non loin justement de l’emplacement futur de l’ESEO, que la convention de partenariat d’objectifs et de moyens a été signée ce jeudi, sous les yeux de la représentante de la Région Bourgogne-Franche-Comté, Francine Chopard.
Les engagements de la Région Bourgogne-Franche-Comté aux côtés de Dijon Métropole devraient être connus fin mars 2018, formalisés dans un contrat métropolitain pour le territoire. La conseillère régionale Francine Chopard a déclaré : «Je ne peux que me réjouir au nom de la Région de cette nouvelle implantation, car elle soutient évidemment l’Université et la Recherche, pour la créativité. Les diplômes d’ingénieurs et de chercheurs sont générateurs d’applications nouvelles, et nous favorisons le lien entre l’Université et l’emploi».

Alix Berthier

A propos de l’ESEO


L’ESEO (École d’ingénieurs en électronique, informatique et numérique) a été créée à Angers en 1956. Elle est de statut associatif et est reconnue d’utilité publique, habilitée par la Commission des Titres Ingénieurs depuis 1962 à délivrer le diplôme d’ingénieur. Implantée sur un campus de 14 000 m² à Angers, elle propose un cycle préparatoire international de 2 ans à Paris (depuis 2006) et à Dijon (depuis 2008 en partenariat avec le lycée Notre Dame). 1 300 étudiants sont accueillis sur ces 3 sites. L’ESEO dispose également d’une antenne à Shanghai.

Plus d’informations sur l’ESEO : http://www.eseo.fr.