jeudi 17 octobre 2019
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La conseillère métropolitaine déléguée à l’emploi témoigne de la volonté de la Métropole d’accompagner les acteurs du territoire pour favoriser la création d’emplois et «permettre un développement économique harmonieux et solidaire».
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ENSEIGNEMENT SUPERIEUR : Sébastien Chevalier, candidat à la présidence de l’université de Bourgogne

04/10/2019 11:11Imprimer l’article
L’annonce est faite officiellement. Le candidat dit vouloir rénover les pratiques et apporter davantage de clarté à la politique menée.
Pour Sébastien Chevalier et ses soutiens - réunis ce jeudi à l’Acropole -, les résultats de l’université de Bourgogne sont peut-être là, même s’il dit prendre avec précaution des indicateurs comme le classement de Shanghai «dont les critères ne reflètent pas forcément le fonctionnement d’une université française»… D’après lui, il y a surtout moyen de faire autrement et de faire mieux que la direction actuelle présidée par Alain Bonnin, dont il se dit déjà sans surprise qu'il soutiendra très certainement un candidat qui s'inscrira dans la continuité de sa politique. On sait évidemment qu'Alain Bonnin effectue son deuxième et dernier mandat de président de l'université de Bourgogne. Il l'a d'ailleurs rappelé lors de la cérémonie solennelle de rentrée à Dijon (retrouvez notre article en cliquant ici).


Depuis 2016, le candidat désormais déclaré à la présidence de l’université de Bourgogne assure que l’équipe sur laquelle il compte, «nos élus au sein des conseils de l’université» se sont inscrits dans «une opposition constructive mais affirmée, lorsque les choix faits ne correspondaient pas aux valeurs que nous portions et lorsqu’ils étaient contre-productifs pour notre université».

«Trois principes fondent notre ambition pour l’université»


Sébastien Chevalier lance alors : «Trois principes fondent notre ambition pour l’université : le respect de la pluridisciplinarité ; le souci des territoires et du rôle social de l’université ; la volonté de placer le citoyen au coeur d’une université respectueuse de l’environnement et ouverte à la société, au coeur d’une université où il fait bon vivre et étudier».
Nouvelles formes d’accès aux savoirs et d’apprentissage actif, faire en sorte que la formation tout au long de la vie soit un enjeu majeur à l’université de Bourgogne, préparer les réformes de demain dans une approche de compétences (individualisation des parcours), redéfinir les modalités des appels à projets de recherche avec la Région Bourgogne-Franche-Comté et les partenaires de l’enseignement supérieur du territoire pour notamment plus de clarté vis-à-vis des anciennes Bourgogne et Franche-Comté, simplifier les modalités de fonctionnement et rendre plus fluide la chaîne de dépenses des projets de recherche, amplifier la formation par la recherche…
Concernant la formation et la recherche, ce sont quelques grandes lignes parmi d’autres orientations que Sébastien Chevalier et ses équipes entendent travailler et affiner sur le terrain, lors de réunions publiques, les développer et en parler avec les différents acteurs de la communauté universitaire dans les prochaines semaines et jusqu’à février 2020, l’échéance des élections dans les conseils centraux de l’uB, avant celle du président en mars.

«Des choix forts à faire, le dialogue comme axe fort pour la COMUE»


Comme exemples de politique et de projets à mener, le candidat fait remarquer : «L’italien et les lettres classiques ont été supprimées à l’uB lorsqu’il y a eu des difficultés financières. On ne peut se passer de matières emblématiques même si celles-ci concernent peu d’étudiants. C’est facile pour la gouvernance de faire ce choix, mais c’est un vrai choix politique de vouloir les réouvrir et je m’y engage. Pour ce qui est de la COMUE, oui il faut renforcer le côté fédéral, sans oublier de définir des objectifs commun et de travailler avec l’université de Franche-Comté. Le dialogue doit être l’axe fort de la politique… Cela représente 66.000 étudiants et 6.000 personnels, les enjeux sont colossaux».
Au niveau des campus territoriaux, la possible ouverture d’une première année de santé à Nevers est en réflexion, de même qu’un département d’IUT, «à condition que les ressources pédagogiques soient présentes en face».
Sur les programmes d’investissements d’avenir, la volonté est de développer toute une dynamique autour des compétences sociales des étudiants mais aussi de mettre en place un travail d’orientation des étudiants plus judicieux avec le projet «Réussir, Innover, Transformer, Mobiliser».

Nommé à l’uB il y a 20 ans


Pour en revenir au candidat lui-même, Sébastien Chevalier est un ancien étudiant de l’uB. Physico-chimiste de formation, il fut nommé maître de conférences à l’ESIREM en 1999, puis professeur en 2007. Il a été vice-président de l’uB en charge notamment de l’insertion professionnelle des étudiants de 2009 à 2012, sous la présidence de Sophie Béjean. Il est élu à l’actuel conseil d’administration depuis 2016.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier

Extraits de la déclaration de Sébastien Chevalier

(morceaux choisis par nos soins)

L’ambition


«Face aux défis sociétaux, et conscients du rôle que l’université de Bourgogne doit jouer au niveau régional, national et international, nous voyons tous que nous sommes à un moment charnière de la vie de notre établissement. Car ce qui se passera au cours des prochains mois sera déterminant dans la construction de l’université de demain, en matière de formation, d’ambition de la recherche et de la vie de campus : une université de service public tournée vers le bien commun, une université rayonnante que nous souhaitons éco-citoyenne et solidaire.
Nous avons collectivement décidé de présenter des listes dans les conseils centraux de l’université pour les élections de février 2020. Ce choix, mûrement réfléchi, est cohérent avec les actions accomplies par nos élus au sein des conseils de l’université depuis 2016.»

Nouveau modèle, nouvelle méthode


«Pour atteindre ces objectifs, nous devrons redéfinir le modèle d’administration de notre université :
- en repensant le dialogue, notamment lors du dialogue d’objectifs et de moyens, entre les composantes, les laboratoires et la Présidence de l’université,
- en décloisonnant les prises de décisions et en responsabilisant les composantes et les laboratoires,
- en simplifiant les procédures administratives pour éviter toute redondance et rendre plus efficaces les prises de décision et faciliter la gestion quotidienne,
- en se dotant des outils de pilotage permettant de suivre, d’anticiper et de clarifier les budgets, les ressources humaines et leur affectation.

C’est une nouvelle méthode que nous souhaitons vous proposer :
- en faisant de nouveau des conseils centraux et du comité technique de vrais lieux de débats et de partage des décisions, en cherchant toujours à intégrer la diversité des points de vue,
- en nous appuyant sur les compétences et les connaissances des acteurs de terrain opérationnels dans la construction des projets de l’établissement,
- en proposant systématiquement des campagnes d’emploi pluriannuelles qui donnent une perspective aux composantes, laboratoires et services de l’université,
- en dialoguant de manière équilibrée avec les acteurs du territoire (la métropole de Dijon, les mairies et les communautés d’agglomération, les départements, le conseil régional de Bourgogne Franche-Comté), avec les rectorats, avec le CHU et les partenaires de la santé, avec les organismes de recherche et avec les organisations socio-professionnelles dans leur diversité, de manière à co-construire un écosystème adapté aux besoins de l’université de Bourgogne et aux particularités des territoires.
- en reconnaissant le travail de tous, notamment celui des personnels BIATSS en menant une démarche volontariste d’accompagnement des carrières et des primes, et en modifiant la charte des contractuels dans le cadre de l’évolution de la loi.»

La construction de la COMUE


«Enfin, l’université de Bourgogne doit être motrice dans la construction d’une ambition collective pour la COMUE université Bourgogne Franche-Comté et cette nouvelle communauté de destins :
- en travaillant dès à présent à la construction d’un projet ambitieux et respectueux de tous avec les collègues de l’université de Franche-Comté qui porteront des listes en 2020,
- en définissant des objectifs clairs (stratégie de la recherche, coordination de l’offre de formation, stratégie internationale, portage de projets emblématiques) qui permettent de définir collectivement les modalités, la méthode et le calendrier pour les atteindre,
- en créant par modification des statuts de l’université une vice-présidence déléguée à la politique de site BFC, qui sera l’interface entre notre établissement et la COMUE.

Ces actions, nous mettrons toute notre énergie à les porter, à les expliquer et à convaincre le plus grand nombre de leur nécessité et de leur urgence. Elles exigent de desserrer la contrainte budgétaire que l’Etat a imposée, et qui étrangle et met en péril la dynamique d’une région aux multiples atouts. Nous ferons des propositions au sein de la Conférence des Présidents d’Université, notamment sur la nécessaire prise en charge du GVT par l’Etat, sur la loi de programmation de la recherche et sur les évolutions législatives, à chaque fois qu’elles seront défavorables à l’université et à nos missions de service public.»