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UNIVERSITE DE BOURGOGNE : Le président Alain Bonnin adresse ses voeux pour une université se devant de rester solidaire

13/01/2019 03:07Imprimer l’article
La solidarité, c’est la valeur forte qu’a déclinée Alain Bonnin, président de l’uB, lors de ses voeux adressés, à la BU Droit-Lettres jeudi dernier, aux forces vives sur le campus universitaire de Dijon.
L’année dernière à la même période, Alain Bonnin avait mis l’accent sur l’Europe et sur l’avenir de l’Université en France et même au-delà des frontières.
Dans son discours des voeux 2019, le président de l’uB a cette fois-ci décliné le principe de solidarité. Cela en parlant de plusieurs solidarités devant être développées et renforcées au coeur de l’université… La solidarité territoriale notamment, mais aussi une «solidarité du savoir» pour ne pas disons cantonner la formation dans des schémas dépassés car trop strictes.
Un principe, des valeurs de solidarité dans lesquels Alain Bonnin tient aussi à inscrire la dimension internationale de l’Université de Bourgogne et son envie de proposer ses formations «à la jeunesse du monde»… A l’entame de cette nouvelle année, le président de l’uB a en fait prôné la solidarité dans les missions des universités françaises, et en l’occurrence de celle qu’il préside, tout en allant vers une fraternité à préserver face à un individualisme pouvant malheureusement prédominer dans les relations sociales.
N’ayant pas directement parlé du contexte actuel, Alain Bonnin, dans les fonctions qu’il occupe, a préféré concentrer ses voeux sur ce qu’est et ce que doit rester l’université selon lui, d'autant plus dans les périodes difficiles ou en tout cas dans des contextes où de solides repères et convictions sont nécessaires au maintien des actions. Avec des exemples de projets menés à l’uB et/ou par l’uB à l’international, qu’il a évoqués afin d’étayer les principaux points de son discours.
Au premier rang de l’assistance, on pouvait noter les présences de : Océane Charret-Godard et Francine Chopard, vice-présidente et conseillère déléguée représentant le Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté, Pierre Pribetich et Denis Hameau, vice-présidents de Dijon Métropole, Anne Erschens et Ludovic Rochette, conseiller départementaux de Côte-d’Or, Fadila Khattabi et Rémi Delatte, députés de Côte-d’Or, François Patriat, sénateur de Côte-d’Or, Hamid El Hassouni, Laurent Bourguignat et Emmanuel Bichot, élus métropolitains et municipaux.
Le président de l’Ub était lui entouré des membres de son Conseil d’administration. Le partage du vin d’honneur a suivi ses voeux.

Reportage : Alix Berthier

Les déclarations et les voeux d’Alain Bonnin

(Extraits choisis par nos soins)

«Les universités françaises sont fières d’être actrices

du progrès social et de la cohésion du pays»


«Plus que jamais, les valeurs humanistes de solidarité doivent guider la réflexion et l’action. Je veux vous dire qu’en France, l’Université est un des acteurs engagés pour une société solidaire.
En permettant chaque année à 2 millions de nouveaux jeunes gens et jeunes filles d’acquérir une formation supérieure en contrepartie de droits d’inscription modiques, en offrant un dispositif de bourses d’Etat, notre pays a fait un choix politique, celui d’un modèle d’enseignement supérieur solidaire, qui ouvre à chaque lycéenne et lycéen les portes d’un parcours de formation qui pourra le mener au doctorat.
Les universités françaises sont fières que des jeunes, chaque année plus nombreux, leur fassent ainsi confiance pour les guider vers leur avenir. Les universités françaises sont fières des savoirs qu’elles leur transmettent et qui permettront à ces jeunes de créer le monde de demain. Les universités françaises sont fières d’être actrices du progrès social et de la cohésion du pays.»

«Les réussites de l’université de Bourgogne pour ses étudiants

sont vos réussites à tous»


«L’université de Bourgogne honore ce contrat solidaire de la nation pour la qualification et l’avenir de sa jeunesse. Près de 33.000 étudiantes et étudiants seront inscrits cette année dans les composantes de notre université.
Je souhaite remercier ces jeunes qui nous font confiance. Je souhaite remercier les personnels de l’établissement, enseignants-chercheurs, enseignants, chercheurs, personnels administratifs, techniques et des bibliothèques qui rendent possible l’accueil et la formation de nos étudiants.
Les réussites de l’université de Bourgogne pour ses étudiants sont vos réussites à tous. Elles sont le fruit de votre engagement de service public, et des valeurs de solidarité au service de la jeunesse que vous partagez et portez très haut.»

L’Ub, «un acteur fort de la solidarité territoriale»

par des projets sur les sites décentralisés


«Vous le savez, l’Université de Bourgogne est un acteur engagé de cette solidarité des territoires. Université de tous les territoires de Bourgogne, cet ancrage territorial s’inscrit dans notre histoire et notre identité. Par sa présence sur les campus d’Auxerre, de Nevers, du Creusot, de Chalon-sur-Saône et de Mâcon, l’université de Bourgogne assure une responsabilité sociétale de premier plan en permettant l’accès à l’enseignement supérieur à des jeunes qui en seraient écartés sans cette présence universitaire de proximité.
Et je veux souligner quelques projets reliant le campus dijonnais aux campus territoriaux ; je pense à la création en cours, au Creusot, d’une filière d’ingénieurs en robotique qui sera rattachée à l’ESIREM, école d’ingénieurs installée sur le campus de Dijon. Un projet emblématique montrant que l’université est acteur de la cohésion entre métropole et villes de taille moyenne sur l’espace géographique bourguignon.
Je veux également vous parler du quatrième bâtiment dédié à la vie étudiante sur le campus d’Auxerre, du département Infrastructures routières de l’ISAT à Nevers, des diplômes ouverts sur le campus de Mâcon depuis 2012 ou de l’ouverture à venir du quatrième département sur notre campus de Chalon-sur-Saône.
L’université de Bourgogne, mesdames et messieurs, est bien un acteur fort de la solidarité territoriale. Ceci doit aussi être une fierté pour l’ensemble de notre communauté.»

La «solidarité du savoir» dans une évolution permanente des formations


«Alors que la majorité des métiers exercés dans 20 ans n’existe probablement pas encore, l’université, par la diversité des champs du savoir qu’elle embrasse, par les croisements disciplinaires qu’elle autorise, et parce qu’elle mène son activité sur un front de connaissances en évolution permanente, a vocation à être acteur de premier plan de cette mission de formation tout au long de la vie en appuis à l’emploi de tous.
Plus que d’autres peut-être, l’université de Bourgogne est un des acteurs de cette "solidarité du savoir". Notre service de formation continue et en alternance, certifié ISO 9001, est positionné dans les dix premiers services universitaires français de formation continue par son chiffre d’affaires.
Et savez-vous qu’un quart de notre offre de formation est ainsi financé par la formation continue et l’alternance ? Une marque de confiance des acteurs économiques qui nous confient des stagiaires ou forment nos apprentis.
Et une belle démonstration de l’engagement de l’université de Bourgogne dans ce grand mouvement de "solidarité du savoir" qui va marquer ce début de 21ième siècle.
Je pense également à la "Cité de l’alternance" que nous avons imaginée et portons avec le Centre de Formation des Apprentis de La Noue, le CROUS et la Région, et qui permet des parcours de formation croisés entre métiers manuels et formations universitaires. Je pense au Centre de Formation des Apprentis du supérieur dont l’université de Bourgogne est l’un des fondateurs, et que nous pilotons avec nos partenaires de la Chambre de Commerce et d’Industrie Régionale. Je pense également aux relations fécondes que nous avons tissées avec l’ensemble des branches professionnelles et les CFA partenaires.»

La solidarité internationale de l’uB manifestée

en Afrique francophone notamment


«C’est l’une des richesses de l’enseignement supérieur que cette capacité à tisser des liens internationaux. Car ce qui fait l’université dans toute la profondeur de ce mot, c’est bien la communauté de savoirs, et la transmission, sans frontières, vers ceux qui apprennent, étudient, préparent leur avenir et celui du monde. L’université est ainsi, par mission et vocation, un espace ouvert sur la diversité et l’universalité.
L’université de Bourgogne assure résolument cette mission solidaire internationale. Notre établissement accueille chaque année près de 3.000 étudiants internationaux originaires de plus de 100 pays différents, dont 32 pour l’Afrique francophone qui représentaient l’an passé près de 1.300 étudiants. Et j’aimerais avoir le temps de vous parler de bien des actions menées par notre communauté.
Parmi les plus récentes, je pense au Diplôme d’Université porté par l’UFR Lettres et Philosophie pour l’enseignement de la langue française aux migrants accueillis sur notre territoire ; je pense aux belles relations établies avec les universités de Mohammed VI Polytechnic et de Cadi Ayyad Marrakech au Maroc que j’ai eu plaisir de découvrir l’an passé ; je pense aussi au Master Informatique, parcours "Sécurité des systèmes numériques" initié par l’ESIREM et délocalisé à l’IFTIC-Sup (institut agréé par l’Etat) au Cameroun.
Enfin dernier exemple, je tiens à souligner la belle implantation d’une antenne de l’UFR des STAPS à Athènes. Dans un pays qui nous est si proche, la Grèce, ravagée par une crise économique sans précédent, où l’accès à l’enseignement supérieur est compté, l’université de Bourgogne va au-devant de la communauté éducative pour participer, sur place, à la formation des futurs professeurs d’éducation physique et sportive. Un nouveau modèle de coopération internationale auquel il nous faudra peut-être réfléchir pour l’avenir.»

Une ouverture aux cultures mais aussi sur la ville


«L’Athéneum et son offre culturelle diversifiée, la Mission Culture Scientifique avec l’Expérimentarium et la "Nuit des chercheurs" qui rendent accessibles les savoirs à tous les citoyens et aux enfants à partir de 11 ans, l’Université pour Tous de Bourgogne qui ouvre nos amphithéâtres et nos salles de classe en proposant des milliers d’heures de cours spécialement destinées à ceux qui ont le goût de cultiver leurs savoirs dans un cadre non formel,  les "Editions Universitaires de Dijon" qui diffusent auprès du public des centaines d’ouvrages écrits par nos enseignants et nos chercheurs.
Et à propos de livres, qui sait que les bibliothèques universitaires sont accessibles gratuitement à tous les demandeurs d’emploi ? Un beau symbole de l’engagement solidaire des universités françaises.
L’université solidaire, ce sont enfin les actions que mène au quotidien la communauté universitaire, la mission handicap, l’épicerie solidaire EpiCampus pensée et dirigée par des étudiants, la lutte contre les discriminations et je veux vous dire ma fierté d’avoir reçu, en décembre dernier, des mains du recteur Chanet, le trophée Bourgogne Franche Comté décerné par l’observatoire régional de la laïcité, une distinction attribuée à notre université pour les actions menées par les étudiants de l’université de Bourgogne.»