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UNIVERSITE DE BOURGOGNE : Une rentrée et des accents sur la Recherche

02/10/2018 20:55Imprimer l’article
La cérémonie solennelle de rentrée de l’Université de Bourgogne sur le campus de Dijon s’est tenue ce mardi. En s’adressant aux étudiants ainsi qu’aux équipes enseignantes et administratives de l’uB, le président Alain Bonnin, au nom de son Conseil d'administration, a notamment voulu insister sur l’importance de la recherche, pour l’innovation et dans l'objectif d'un solide tissu à préserver, et même à étendre en Europe.
Sur l’estrade du Multiplex estampillée uB ce mardi en début d’après-midi, le président de celle-ci avait à ses côtés cette année Emmanuelle Poli, marraine de la promotion 2018. Une manière pour l’Université de Bourgogne de mettre en avant la réussite en l’occurrence d’une ancienne étudiante aujourd’hui géologue chez Total.
«Une exemple de réussite» d’après lequel Alain Bonnin a évoqué une première fois la recherche, et plus exactement «l’enrichissement mutuel de la recherche» en soulignant un lien entre le monde académique et le monde industriel perçu fortement dans le parcours d’Emmanuelle Poli.

«Préserver la qualité de notre recherche est essentielle»


Aux étudiants, le président de l’Université de Bourgogne leur a affirmé qu’ils intègrent en venant à l’uB une communauté d’excellence, basée sur la pluridisciplinarité et la recherche. En lançant notamment : «Préserver la qualité de notre recherche est essentielle».
Pour Alain Bonnin, avec la mise en place de la plateforme Parcoursup, c’est le système d’orientation qui a été rénové. Et en présence de Frédérique Alexandre-Bailly, rectrice de l’académie de Dijon et chancelière des universités, il a insisté sur le fait que la construction, la concertation et les échanges quant aux débouchés qu’offre cette nouvelle plateforme ont été positifs. En livrant des chiffres d’inscriptions en hausse, le président a aussi poursuivi sur l’accompagnement personnalisé proposé via le dispositif AGIL.
En parlant de licence, la réforme et le nouveau cycle annoncé augurent selon le président des parcours «très modulaires», là encore à préparer (pour la rentrée 2019) et à anticiper afin que ceux-ci soient adaptés au mieux aux étudiants.

«L’Université de Bourgogne confirme son rôle moteur»


Reconnue internationalement, dans plusieurs classements, l’uB confirme dans le même temps qu’«elle a un rôle moteur dans le développement de l’enseignement supérieur sur le territoire».
Dans cette dynamique, la recherche a une nouvelle été évoquée, lorsqu’Alain Bonnin a rappelé que depuis l’arrivée de son équipe à la tête de l’uB en 2012 «les budgets de fonctionnement des laboratoires ont été protégés». Une orientation qui fut primordiale selon lui pour préserver un tissu de recherche et pouvoir proposer des masters de renommée. Une Recherche avec un grand R et des bases solides, auxquelles le président a associé les partenaires de l’uB sur le Grand campus dijonnais.
Enfin, c’est sur l’axe d'une réflexion ambitieuse que le discours officiel s’est terminé. Dans la recherche et la réflexion, certes ici dans un autre registre que les thèses scientifiques ou autres peut-on dire, l’idée d’université européenne lancée par le président de la République Emmanuel Macron est un travail que le président de l’uB assure avoir sérieusement engagé avec l’université de Mayence et celle d'Opole de Pologne, en espérant aussi des rapprochements avec Valencia, Bucarest... «Les universités peuvent donner un nouvel élan à la construction européenne», est convaincu Alain Bonnin, croyant en une Europe des universités plus forte. C’est sur ce point majeur qu’il a donc souhaité conclure ses propos.

Les majors de promotions et les sportifs de haut niveau

à l'honneur


Invitée à s’exprimer juste avant de faire monter sur scène les majors de promotions et sportifs de haut niveau s’étant distingués il y a quelques mois, Emmanuelle Poli a fait part de son parcours, 21 ans après avoir livré une thèse sur la géologie sédimentaire à l’Université de Bourgogne. Cela pour encourager les étudiants à la créativité, la recherche et l’innovation. Ce sont pour finir, avant le partage du pot de l’amitié, des étudiants qui ont été applaudis par l’assistance. Pour Dijon Métropole, le conseiller métropolitain délégué à l’enseignement supérieur, Denis Hameau, était présent. On pouvait aussi remarquer la présence du conseiller municipal de Dijon Laurent Bourguignat.
Mercredi, c’est sur le site universitaire d’Auxerre que le président de l’Université de Bourgogne ira réaffirmer les ambitions de celle-ci, tout en n’oubliant pas ses multiples ancrages territoriaux.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier

Les propos d’Alain Bonnin

(extraits choisis par nos soins)

Des crédits et des postes


«Notre cartographie des formations a été revue l’an passé. Sa qualité est reconnue, et afin de donner un signe positif et pour conforter l’une de nos missions majeures, il a été décidé de flécher en plus de nouveaux crédits : 830.000 € pour la pédagogie (230.000 € dans le budget des composantes et 600.000 € pour l’offre de formation).»

Des hausses avec Parcoursup


«Au 26 septembre, les inscriptions en 1ère année sont en hausse provisoire de 6,9 % par rapport à l’année précédente à la même date : 6.111 étudiants (soit +392 par rapport à 2017). Avec ce chiffre, nous pouvons dire que, dans notre académie, aucune difficulté majeure n’est survenue. Le nombre de lycéen(ne)s pour lesquel(le)s le Rectorat cherche encore une solution est de l’ordre de quelques dizaines, c’est-à-dire le même nombre que l’an passé.
J’ajouterai qu’avec ce nouveau système, nous enregistrons une nouvelle hausse des inscriptions globales (entrants et réinscriptions) : +4,9 %, avec 24.516 étudiants (soit +1.155 par rapport à 2017), ce qui est conforme aux analyses sur l’évolution de la démographie étudiante dont nous disposons.
Pour répondre à l’un des volets de la loi ORE (orientation et réussite des étudiants), nous avons mis en place un dispositif particulier (Approche Globale de l’Intégration en Licence), qui a été mis à l’honneur nationalement, permettant un allongement de la durée de la Licence.
Pour mémoire, au cours de l’année universitaire qui vient de se terminer, nous avions franchi le cap des 30.000 étudiants.»

L’uB progresse dans les classements internationaux


«Depuis 2014, l’université de Bourgogne est présente dans plusieurs classements internationaux de référence (Leiden, Times Higher Education) valorisant la qualité de sa formation et de sa recherche.
Pour la deuxième année consécutive, l’uB figure dans le classement de Shanghai qui distingue cette année 1.000 institutions (dont seulement 34 en France) parmi les 17.000 universités répertoriées dans le monde sur la base de 4 critères.
Classée en 2017 entre la 701ème et la 800ème place, notre université progresse cette année et se situe entre la 601ème et la 700ème place. L’uB figure ainsi parmi les 5 % des établissements les mieux classés sur le plan mondial. Seul établissement de la région Bourgogne Franche-Comté.
Cette nouvelle vient confirmer la rôle moteur de l’uB pour le développement de l’Enseignement Supérieur et la Recherche dans notre région. C’est incontestablement une bonne nouvelle, un levier de fierté collective pour l’ensemble de la communauté. A titre d’information, seuls trois établissements français sont en progression depuis l’an passé.»

Un solide tissu de recherche


«Je redis régulièrement que le choix fait, dès 2012, de "sanctuariser" le budget de la recherche est élément important dicté par l’idée que lorsqu’un tissu de recherche se déconstruit, il faut très longtemps pour le reconstituer.
L’objectif majeur pour une université est de transmettre les savoirs qu’elle crée. La solidité du tissu de recherche à l’uB est reconnue, son excellence est largement distribuée dans différents domaines académiques. Je n’oublie pas non plus le rôle joué par nos partenaires du Grand Campus dijonnais (écoles, organismes nationaux de recherche, hôpitaux universitaires…) avec qui nous portons les unités de recherche.
Ces bons résultats de l’uB sont dus à une bonne articulation entre enseignement et recherche, mais aussi à nos masters qui sont adossés à nos laboratoires et à I-SITE : un laboratoire sur deux a été en capacité de répondre à des appels à projets et donc de percevoir des crédits supplémentaires.»

Travailler à une Europe des universités


«En début d’année, nous avons eu le plaisir d’accueillir la Conférence des Présidents d’Universités sur notre campus. En février pour un colloque et en mars la Conférence annuelle des présidents en présence de la ministre de l’ESRI. Ces deux moments d’échanges étaient placés sous la thématique de l’Europe.
La ministre est revenue sur le discours du Président de la République à La Sorbonne dans lequel il proposait "la création d’universités européennes qui seront un réseau d’universités de plusieurs pays d’Europe, mettant en place un parcours où chacun de leurs étudiants étudiera à l’étranger et suivra des cours dans deux langues au moins". Elles devront être aussi des lieux d’innovation pédagogique, de recherche d’excellence. L'objectif : en construire au moins une vingtaine d’ici à 2024.
Dans cet esprit, j’ai souhaité prendre une initiative en adressant au printemps un courrier à mon homologue de l’université de Mayence, avec qui nous entretenons des relations anciennes et fortes. J’ai reçu un écho positif immédiat. Nous avons déjà associé à notre démarche l’université d’Opole en Pologne.
Nous venons d’écrire conjointement à plusieurs établissements dans d’autres pays de l’UE avec lesquels nous avons déjà des liens, pour mettre en place ce projet qui devrait être axé autour de la formation des futurs enseignants, les futurs professionnels des médias et les futurs leaders de la société civile. L’idée est de rendre concrète et vivante une citoyenneté européenne. Nos équipes travaillent d’ores et déjà à la mise en place de ce projet qui sera essentiellement axé autour des Sciences humaines et sociales.»