jeudi 21 mars 2019
Avec notre vidéo de la manifestation.
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Questions à...
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COTE-D’OR : Aux voeux de la CPME, un vent d’optimisme pour l’année à venir

09/01/2019 03:16Imprimer l’article
«Il nous faudra être des acteurs du redressement» a lancé Benoît Willot, le président de la CPME de Côte-d’Or.
C’est au Palais des Ducs, dans la salle de Flore mise à disposition par la mairie de Dijon, que Benoît Willot, le président de la CPME 21, la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises, a présenté ses voeux devant un parterre d’invités des secteurs économiques et politiques.

Au premier rang de ces invités, François Rebsamen bien-sûr, le maire de Dijon, appelé par Benoît Willot à improviser un petit mot à la tribune. «Bienvenue dans la maison commune» a ainsi lancé le maire de Dijon et président de la Métropole. «Vous toutes et tous faites vivre l’économie, et notre rôle à nous est de vous faciliter la vie. Ce n’est pas toujours facile mais ça l’est quand on est dans une relation de confiance, et c’est le cas».

«La suppression de l’ISF est la cause première de ce qui arrive»


Rapidement, le maire est également revenu sur le contexte actuel de crise marqué par les manifestations à répétition des Gilets Jaunes : «Un pays où les gens qui sont les plus riches ne parlent plus et où les plus pauvres manifestent va mal. Je pense que la suppression de l’ISF est la cause première de ce qui arrive dans le pays. On a touché aux symboles. Au symbole qu’est l’injustice fiscale. Je pense aussi que nous sommes au bout d’un système politique basé sur la violence électorale qu’est le système majoritaire».

Benoît Willot a ensuite pris le micro et commencé par un bilan de l’année 2018, dont il juge qu’elle s’est «finie en queue de poisson». «Elle avait bien commencé, puis s’est terminée par la gabegie de la contestation». Et d’ajouter qu’«on ne peut pas aller loin sans dialogue social».

«Nous espérons que la Cité de la Gastronomie verra le jour le plus rapidement possible»


Localement, le président de la CPME se réjouit du «dynamisme du Département et de la Métropole, avec des projets structurants, comme la Cité Internationale de la Gastronomie et du Vin, dont nous espérons qu’elle verra le jour le plus rapidement possible. C’est un projet qui va générer de l’attractivité. Il faut que nous arrêtions de voir individuellement un projet qui peut nous gêner parfois. Il faut être optimiste».

Pour la CPME, le bilan est positif. «Nous avons créé le rendez-vous «Business by CPME». Il faut que l’on s’applique à nous même ce que l’on demande aux collectivités, à savoir de faire appel à des entreprises locales plutôt qu’aux grands groupes. Nous avons aussi créé «Booster», pour faciliter la cession et la reprise d’entreprise».

«Nous sommes un tissu économique non délocalisable»


En 2019, «il nous faudra être des acteurs du redressement» s’est ensuite projeté Benoît Willot. «Nous devons arrêter de nous plaindre. En cela, je crois plus au remontant qu’au descendant. Nous sommes 97% des entreprises françaises, mais aussi et surtout un tissu économique vivant, non délocalisable, qui s’installe en famille, achète des maisons et consomme sur place».

Le président de la CPME a ensuite émis un point de vue en son nom propre : «Je pense que la redistribution des richesses aux salariés doit être corrélée aux résultats et non au nombre de salariés. Aujourd’hui, les entreprises de plus de 50 salariés doivent s’y plier, mais des entreprises plus petites ont les moyens et les résultats pour le faire».
Nicolas Richoffer
Photos N.R.


 
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