mardi 22 août 2017
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COTE-D'OR : Entre «doute» et «projection», une fin de campagne présidentielle compliquée au PS

17/04/2017 14:12Imprimer l’article
A moins d'une semaine du premier tour, le cœur n'y est plus parmi les soutiens de Benoît Hamon. Chez les irréductibles, on «fait le boulot» et on essaie de se projeter sur l'après…
La dernière série de réunions de soutien à Benoît Hamon en Côte-d'Or, comme partout en France, n'attire pas les grandes foules. Jeudi dernier, pour la dernière à Dijon, ils étaient environ 70 à venir écouter Antoine Hoareau, le secrétaire de la section PS de Dijon, Michel Neugnot, le secrétaire fédéral, et Olivier Muller, co-secrétaire d'Europe Ecologie Les Verts. Ces trois là, comme d'autres, «font le job», mais peinent à transmettre un quelconque enthousiasme. Dans la salle, les mines sont grises et les sourires forcés. Antoine Hoareau, coûte que coûte, défend le bilan de François Hollande, mieux que Benoît Hamon, «car le futur président trouvera un pays en meilleure forme qu'il y a cinq ans».
Mais «il faut bien reconnaître que la campagne fini plus mal qu'elle n'a commencé» lâche un participant. Les militants sont en plein doute : faut-il basculer vers Macron ou Mélenchon pour «voter utile» ? Pas selon Michel Neugnot, qui le martèle à chaque fois que l'occasion lui en est donnée : «on ne doit pas se laisser capter le vote utile par d'autres. Le PS ne doit pas disparaître de cette campagne car les législatives nous permettront de rebondir.»

«Il faudra un accord»


Un deuxième tour à la présidentielle ? Le mot n'est plus prononcé depuis plusieurs semaines. «Il n'y a pas d'élus sortants chez Macron et Mélenchon donc ils auront besoin d'un accord avec le Parti Socialiste pour profiter de son assise dans le paysage politique» avant Michel Neugnot, qui se targue de jouer le coup d'après. Pourtant, un accord de ce genre semble improbable avec la France Insoumise, qui a déjà investi ses candidats (lire notre article en cliquant ici) et pour qui un accord avec le PS constituerait sans doute un reniement impensable, tandis que Michel Neugnot, lors des réunions publiques, prône une «nécessaire stabilité de nos institutions» incompatible avec la VIe République.
Un accord avec En marche ? Il est évoqué par nombre de responsables, François Rebsamen en tête. Mais la fin de campagne d'Emmanuel Macron semble indiquer un essoufflement, et ne fait que conforter les doutes de nombre de fidèles socialistes : et si l'ancien ministre de l'économie, vers qui tant de responsables socialistes se sont tournés, n'était pas au second tour de la présidentielle ? «Chacun doit se rappeler que nos vrais adversaires, ce sont la droite et l'extrême-droite» appuie Antoine Hoareau. D'aucuns disent qu'en cette période de flou total, le principal adversaire du PS, c'est le PS lui-même. Chez les fidèles en tous cas, au-delà des doutes et des hésitations, c'est bien un sentiment de gâchis qui prédomine. Car personne ne croit à une surprise Hamon dans les urnes.
N.R.