mercredi 20 mars 2019
Avec notre vidéo de la manifestation.
Youth for climate Dijon a réussi à mobiliser environ 2000 lycéens et étudiants dijonnais à l'occasion de la grève et marche pour le climat ce 15 mars, suite à l'appel de Greta Thunberg.
Questions à...
Après l’affaire Christophe Dettinger, sur laquelle il revient largement pour Infos-Dijon, l’avocat dijonnais Jean-Philippe Morel représentera aussi l’association «Gendarmes et Citoyens» dans l’affaire de la caserne de Dijon et plaidera pour des policiers victimes en décembre dans le cadre du mouvement des gilets jaunes. Interview.
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COTE-D’OR : «La relaxe des faucheurs volontaires est incompréhensible» estime la FDSEA

18/01/2019 10:03Imprimer l’article
Après des aveux assumés, «que faut-il donc comme preuve supplémentaire pour établir l’infraction ?» demande la fédération d’agriculteurs.
Communiqué de la FDSEA 21 :

Nous avons appris hier que les «faucheurs volontaires d’OGM», accusés de la destruction d’une parcelle d’essai et de l’occupation des locaux de la coopérative Dijon Céréales, ont été relaxés, faute de «caractérisation de l’infraction». Le Tribunal de Grande Instance de Dijon rappelle toutefois que ce n’est aucunement «l’état de nécessité» invoqué par les faucheurs qui a motivé cette décision.

En d’autres termes, même si les faucheurs volontaires ont revendiqué leur action, clamé haut et fort leur responsabilité dans les médias, déposé une liste des participants en gendarmerie, et que certains ont même souhaité être comparants volontaires alors qu’ils n’étaient pas accusés, le tribunal ne peut pas établir les faits. Que faut-il donc comme preuve supplémentaire pour établir l’infraction ?

Pour mémoire, les faucheurs volontaires avaient détruit une parcelle d’essais, conduite dans le respect de la réglementation en vigueur. Ils avaient ensuite occupé les locaux de la coopérative agricole Dijon Céréales, outil de commercialisation de bon nombre d’agriculteurs de Côte-d’Or.

Nous sommes convaincus que les solutions pour produire encore mieux, tout en nourrissant la population qui augmente, dans un contexte d’incertitude climatique viendront de la recherche, des essais au champ, des nouvelles technologies... Le refus du progrès est au contraire un frein à notre agriculture, pourtant saluée comme l’une des plus durables du monde encore récemment.

Bien que le Tribunal assure ne pas avoir jugé le fond, cette relaxe sonne comme une victoire de l’obscurantisme, qui s’appuie sur des actes de vandalisme répréhensibles. Nous ne pouvons pas comprendre cette décision, qui s’inscrit bien dans le contexte d’agribashing constant qui oppresse injustement l’agriculture française.

La FDSEA21 a soutenu Dijon Céréales et l’agriculteur qui avaient été victimes de ces actions répréhensibles dès les débuts et lors du procès. Nous serons bien entendu toujours à leurs côtés en cas d’appel.
 
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