vendredi 22 mars 2019
Avec notre vidéo de la manifestation.
Youth for climate Dijon a réussi à mobiliser environ 2000 lycéens et étudiants dijonnais à l'occasion de la grève et marche pour le climat ce 15 mars, suite à l'appel de Greta Thunberg.
Questions à...
Après l’affaire Christophe Dettinger, sur laquelle il revient largement pour Infos-Dijon, l’avocat dijonnais Jean-Philippe Morel représentera aussi l’association «Gendarmes et Citoyens» dans l’affaire de la caserne de Dijon et plaidera pour des policiers victimes en décembre dans le cadre du mouvement des gilets jaunes. Interview.
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CÔTE-D’OR : Les enseignants du 1er degré ne veulent pas d’affectations autoritaires

13/03/2019 18:06Imprimer l’article
C’est ce qu’ils ont exprimé ce mercredi après-midi en se rassemblant - une soixantaine - devant le rectorat de Dijon, à l’appel d’une intersyndicale.
C’est donc devant le rectorat de l’académie de Dijon, là où est aussi établie la direction des services départementaux de l’Education Nationale de Côte-d’Or, que les enseignants s’étaient donnés rendez-vous.
Une manifestation pour exprimer un refus quant à la volonté dictée par le ministre de l’Education Nationale de modifier les règles du mouvement dans le premier degré.

Une réduction à une seule phase qui inquiète


En plus d’une volonté d’«imposer cette modification en catimini», ce qui engendre des inquiétudes sur la fiabilité du logiciel sur lequel les professeur(e)s contestataires disent n’avoir aucune visibilité et assurance que les voeux d’affectations seront bien respectés ou que les barèmes seront bien mis à jour, d’autres craintes viennent de l’idée de n’avoir plus qu’une seule phase de mouvement et de voir des collègues, notamment les plus jeunes ne disposant pas forcément de beaucoup de points, être affectés dans des zones non choisies ou bien éloignées, et ne pas pouvoir demander, lors d’une phase 2 qui n’existerait plus, un ajustement même provisoire.
Le voeu géographique ? Les quatre syndicats de Côte-d’Or à l'initiative du rassemblement en demandent la suppression, ainsi que le maintien des règles du mouvement actuel. Ils ont rappelé leurs revendications en relayant à nouveau, sur place cette fois-ci, le communiqué accompagné d’une pétition (les retrouver en cliquant ici).
Sachant que ce sont les services départementaux qui fixent ces règles, c’est avec la Dasen, Pascale Coq, que les représentants de l’intersyndicale souhaitaient s’entretenir ce mercredi. Jusqu’à l’entame du rassemblement devant le rectorat, cette demande était refusée et les enseignants se résignaient à devoir rencontrer la directrice académique vendredi, à l’occasion d’un groupe de travail réduit dans le cadre de la CAPD.
Mais une délégation a finalement été reçue, composée de Florent Duvernay, secrétaire départemental SE-Unsa, Mathilde Colas-Mizon, co-secrétaire départementale CGT-Educ’action, Gilles Herbin, secrétaire départemental SNUDI-FO, et Bénédicte Foulet, co-secrétaire départementale SNUipp-FSU.

«On a beaucoup à perdre, mais rien à gagner»


«Les services départementaux campent sur leurs positions. On a envie de leur dire que le mouvement fonctionne. Les injonctions du ministre, comme le fait d’inscrire des priorités légales (prise en compte des situations de handicap, des situations familiales...) dans le mouvement, ne nous apporteront rien de plus puisque nous les avions déjà en Côte-d’Or. On a beaucoup à perdre mais rien à gagner». Les représentants syndicaux dénonçaient sur place une automatisation et un autoritarisme dans les nouvelles règles envisagées.
En Côte-d’Or, les organisations syndicales avancent les chiffres de 2 800 enseignants dans le premier degré, dont 850 à 900 qui s’inscrivent dans le mouvement chaque année. Pour l’instant, le début de celui-ci est repoussé d’une semaine, à début avril, mais les syndicats n’en veulent pas en l’occurrence en Côte-d’Or. Environ 700 signatures de la pétition sont aujourd'hui recueillies.
Un appel a été lancé plus largement, à la mobilisation pour la journée de grève interprofessionnelle du 19 mars, mais aussi à une possible action intersyndicale le 30 mars.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier
















 
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