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CÔTE-D’OR : Les Européennes, «ce n’est pas un référendum pour ou contre Emmanuel Macron» selon l’UDI

02/02/2019 13:27Imprimer l’article
L’Union des Démocrates et Indépendants de Côte-d’Or a lancé sa campagne électorale. Le président, Pascal Grappin, estime qu’«il faut une Europe puissante, rempart, pour préserver nos souverainetés et nos modes de vie».
Le président de l’UDI Côte-d’Or, Pascal Grappin, entouré de Ludovic Bonnot et de Franck Ayache, a lancé jeudi sa campagne en vue des Élections Européennes. «On considère que le temps est venu de parler de ces élections. On en est à moins de quatre mois. C’est court et long à la fois» a expliqué le maire de Villebichot en préambule de la conférence de presse visant à détailler les positions de son parti.

‘ailleurs, au regard de l’actualité sociale très chaude dans le pays, Pascal Grappin a précisé directement que, pour l’UDI, «c’est évident, ce n’est pas un référendum pour ou contre Emmanuel Macron. On craint que la campagne soit parasitée par ceux qui veulent un match retour des présidentielle. Mai pour nous, la vraie question, c’est : quelle construction européenne on veut pour l’avenir ? Il peut y avoir une tentation du Président de la République de créer la confusion. Mais si c’est le cas, ce sera sans nous.»

«Il n’y aura pas de France forte sans Europe puissante»


Selon le président départemental, il faut «revenir à la source de ce projet européen». «L’Europe est en train de brûler, mais il n’y aura pas de France forte sans Europe puissante. Nous pensons que si on a échoué, c’est parce qu’il n’y a pas assez d’Europe. Il faut une Europe puissante, rempart, pour préserver nos souverainetés et nos modes de vie.»

«La question n’est pas de se dire qu’avec plus d’Europe, on perd de la souveraineté» poursuit Pascal Grappin, qui reconnaît que «oui, on a perdu de la souveraineté». «Face aux grandes puissances, face à Trump, on cale. Nos entreprises ont par exemple quitté l’Iran quand il l’a voulu. Alors on veut une Europe forte, qui s’affirme sur la planète, et qui protège. Pour nous, à l’UDI, l’Europe doit préserver nos souverainetés, et reconstruire celles qu’on a perdues. On pense donc que faire nation ensemble n’est pas contradictoire pour faire une Europe et une France fortes.»

«L'Europe ne doit plus s’occuper de la taille des oignons de tulipe et du changement d’heure»


«Nous sommes les seuls à parler d’Europe» poursuit Pascal Grappin. «Nous sommes les seuls dont c’est le président du parti (Jean-Christophe Lagarde ndlr) qui va mener campagne. Parce qu’on est les seuls à croire vraiment en l’Europe.
Mais nous ne sommes pas des européens béas. On a un projet sans concession pour les dysfonctionnements actuels.
Mais on doit se concentrer sur l’essentiel. L'Europe ne doit plus s’occuper de la taille des oignons de tulipe et du changement d’heure. Pour défendre l’Europe, il faut commencer à proposer "mieux" d’Europe».

L'UDI a un héritage lourd à porter selon le président départemental. «On est à l’origine de toutes les étapes de la construction européenne, depuis Jean Monnet, Robert Schuman, Simone Veil, Jean-Louis Borloo, etc. On a vocation à occuper tout l’espace politique compris entre Emmanuel Macron et Laurent Wauquiez. Dans cet espace politique, nous sommes la seule formation qui pèse. Nous avons plus de 3000 élus locaux.»

«Les listes populistes sont des impostures»


C'est ainsi que l'UDI propose «une liste ouverte à la droite de progrès et à la droite européenne». «Chez les LR, il y a de vrais républicains, de vrais pro-européens. Notre porte leur est grande ouverte. On est prêts à leur dire de venir travailler avec nous».
«Les listes populistes sont des impostures. Ils veulent faire croire que la sortie de l’UE est une solution miracle mais c’est une imposture. Il suffit de voir ce qu’il se passe en Grande-Bretagne. Quand elle aura réussi à gérer cette sortie, elle se retrouvera seule, démunie face au reste du monde. Alexis Tsipras a su faire marche arrière en Grèce par exemple».

Sur les listes Gilets Jaunes qui émergent, Pascal Grappin commente : «Il nous faut un discours positif, de construction. On ne bâti rien en ne faisant qu’être contre les choses. C’est de l’avenir de nos pays dont il s’agit».

«Je ne fais parfois plus la différence entre le discours de Laurent Wauquiez

et celui de Nicolas Dupont-Aignan»


Sur l’évolution souverainiste des Républicains, il ajoute : «c’est un signe fort sur l’orientation idéologique des souverainistes. Je ne fais parfois plus la différence entre le discours de Laurent Wauquiez et celui de Nicolas Dupont-Aignan. Tout ceux qui ne se retrouvent pas sur cette ligne sont les bienvenus chez nous. Moi, j’attends le discours de M. Bellamy sur l’Europe. Il a surtout été choisi pour ratisser.»

«Avec Emmanuel Macron, je ne suis pas sûr qu’on parle de la même Europe»


Sur la différence entre le projet de l'UDI et celui de La République En Marche : «Emmanuel Macron est un pro européen. Mais je ne suis pas sûr qu’on parle de la même Europe. Parce qu’on a été un peu victime d’une imposture : une fois qu’il a été en place, il n’a pas gouverné comme on pensait qu’il allait le faire. Il n’a pas fait preuve d’ouverture et de capacité de concertation. Et puis c’est un banquier, mais nous, nous ne voulons pas d’une Europe de la finance. On veut une Europe des citoyens.»

«Quel projet pour nous alors ?» poursuit-il. «Il est toujours en cours de construction. Jean-Christophe Lagarde a commencé sa campagne. Il va sillonner le pays. Nous avons aujourd’hui comme base de travail des éléments forts :
- La Politique Agricole Commune. Nous voulons une nouvelle PAC, qui s’appuie sur 4 axes : souveraineté alimentaire, garantie de qualité au consommateur, respect de notre environnement, revenu garanti aux agriculteurs. Notre ambition est d’arriver à une nouvelle PAC qui garantisse ces quatre axes.»

«Il faut une co-croissance entre l’Afrique et l’Europe»


- Un autre axe important pour l'UDI, «qui doit être porté par l’Europe», est «le co-développement avec l’Afrique. Il faut une co-croissance entre l’Afrique et l’Europe. Il est préférable d’avoir 2 milliards de clients plutôt que deux milliards de migrants comme l'a dit Jean-Christophe Lagarde. On n’y arrivera pas si on n’est pas unis au sein d’une Europe puissante.»

- La défense : «Comment continuer à ne pas voir qu’il y a une vraie nécessité de défense européenne commune, au delà de l’OTAN.»

- L’écologie : «est-ce pays par pays que l’on peut faire face à ces enjeux ? Non. Il faut que l’Europe pilote une véritable transition énergétique, vers l'indépendance énergétique.»

- Pour Pascal Grappin, «tout ceci s’inscrit dans une économie européenne». «Il y a nécessité d’un ministère économique européenne, en charge de mettre en place de grandes stratégies, pour nous donner un véritable poids et une stratégie unique.»

L’Euro «doit prendre une autre dimension»


L’Euro «doit prendre une autre dimension» également. «Il doit devenir une véritable monnaie d’échange internationale. On ne peut plus être dépendant du dollar. Pour ceci, il faut harmoniser les règles sociales locales. Par la discussion.
Mettre en place un corridor fiscal et social, dans lequel les pays auraient toute latitude pour fixer des minimas et des maximas, avec pour objectif de tendre vers des règles communes, petit à petit, en 10 ou 15 ans. On ne peut pas avoir de dumping social ou fiscal mis en place par certains pays au sein de l’Europe. La question des travailleurs détachés donne une mauvaise image de l’Europe. On ne peut avoir une Europe qui se construit contre la fiche de paie des salariés.»

L’immigration : «on pense que c’est l’absence d’Europe qui a rendu les migrations ingérables. On doit être en mesure de protéger nos frontières extérieures. Il faut créer un vrai corps de garde frontières et de garde-cotes européens.  On ne peut faire reposer ça sur les pays aux frontières. Pour l’instant, ce n’est qu'embryonnaire. Il faut que la voix des parlementaires porte cette idée là. Pour la garantie de souveraineté : il faut que l’Europe délivre les visas, selon des règles fixées par les Etats. L’Europe doit décider pour le droit d’asile, et les nations fixer leurs règles pour l’immigration.»

Dernier point : la sécurité intérieure. «On voit bien que le terrorisme et les grands réseaux font fi des notions de frontière. On prône donc un parquet européen, un «FBI» européen.»
«A un moment donné, il faudra donc revenir sur la règle de l’unanimité» ajoute Pascal Grappin.

L'UDI va organiser plusieurs réunions thématiques dans cette campagne : agriculture, économie, écologie, etc. «On ira au devant des électeurs et on travaille à la venue de Jean-Christophe Lagarde qui viendra passer une journée en Côte-d’Or».
Nicolas Richoffer