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COTE-D’OR : Les Faucheurs Volontaires relaxés

17/01/2019 12:18Imprimer l’article
Après le procès des 15 et 16 novembre derniers, le délibéré a été rendu ce jeudi matin. Les juges ont évoqué «le défaut de caractérisation des infractions». Dijon Céréales envisage de faire appel.
38 faucheurs volontaires qui avaient participé le 28 novembre 2026 à la destruction de parcelles d’essai de Colza à Darois et Marsannay-le-Bois ont été relaxés par le tribunal de grande instance de Dijon ce jeudi 27 janvier, deux mois après leur procès.
La coopérative agricole Dijon Céréales, propriétaire des parcelles, était partie civile dans cette affaire qui l’opposait au collectif des Faucheurs Volontaires.
Ce procès faisait suite à une plainte déposée par Dijon Céréales s’agissant de la destruction de parcelles d’essais chez l’un de ses adhérents, et à l’occupation illégale des locaux de la coopérative.
Ce jeudi, en rendant leur délibéré, les juges ont évoqué «le défaut de caractérisation des infractions», et ont relaxé les 38 Faucheurs volontaires.

«Cette décision est un choc pour les agriculteurs et pour notre coopérative, mais bien au-delà, pour tous les agriculteurs en France qui sont, au quotidien, mobilisés sur leurs terres, qui s’engagent pour une agriculture raisonnable, raisonnée, de qualité, pour l’avenir du progrès agricole» regrette Dijon Céréales dans un communiqué.

L’état de nécessité non retenu


«C’est d’autant plus un choc que l’ensemble des Faucheurs volontaires prévenus ont avoué les infractions à la barre ; ils ont admis avoir commis le fauchage des plants visés, ils ont revendiqué leurs actes, et ils ont largement communiqué sur le sujet sur le plan médiatique. Chacun a pu voir les images du hall de notre coopérative envahi et jonché des plants de colza fauchés» poursuit le communiqué.
Le juge a toutefois souligné qu’en aucun cas «l’état de nécessité» invoqué par les Faucheurs volontaires n’avait été retenu pour relaxer les prévenus.

«Pour l’ensemble de nos adhérents, ce jugement est enfin particulièrement choquant dans un contexte où les fausses informations et l’agribashing sont légion, dans un contexte où nous sommes sans cesse montrés du doigts injustement, caricaturalement» ajoute Dijon Céréales. «Il vient malheureusement encourager celles et ceux qui s’emploient à colporter des rumeurs plutôt qu’à trouver des solutions, à jouer sur les peurs».
 
«Si nous respectons la décision de justice, nous la regrettons vivement. Nous souhaitons d’ailleurs que Monsieur le Procureur de la République interjette appel de cette décision ; si c’était le cas, la coopérative Dijon Céréales inscrirait à la suite un appel pour qu’un nouveau procès se tienne.
Aujourd’hui, nous sommes debouts et fiers d’avoir défendu nos agriculteurs et notre position devant cette dernière.
Nous veillerons toujours, en tant que coopérative agricole, à poursuivre un accompagnement exigeant et quotidien de toutes celles et ceux qui veulent agir au service du progrès agricole et environnemental, comme à poursuivre en justice celles et ceux qui veulent salir l’image de l’agriculture».