jeudi 27 juillet 2017
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COTE-D'OR : Les réactions à la nomination du premier gouvernement d'Emmanuel Macron

18/05/2017 09:59Imprimer l’article
ACTUALISATION : La réaction de La France Insoumise Côte-d'Or.

François Deseille, candidat En Marche, François Sauvadet, président du Conseil Départemental, Alain Suguenot, député, Alain Houpert, sénateur, et Denis Lamard, conseiller régional avaient égalementt réagit à l'annonce du nouveau gouvernement.
François Deseille, candidat de la République en Marche - Majorité présidentielle
dans la 2eme circonscription de Côte-d’Or :

«Une Equipe de France gouvernementale»


A la suite de l’officialisation de la composition du Gouvernement dirigé par le Premier Ministre Edouard PHILIPPE, je souhaite faire part de ma profonde confiance en ces femmes et hommes de grande qualité qui ont la charge de mettre en place le projet du Président de la République, Emmanuel MACRON.
Comme il s’y était engagé, ce nouveau Gouvernement rassemble de grands talents issus à la fois des rangs de la droite, du centre, de la gauche et de la société civile.
Cette décision historique marque la détermination du Président de la République à former une «Equipe de France gouvernementale» faisant fi des engagements politiques anciens et résolument tournée vers le succès de la France.
Cependant, j’attire les Françaises et les Français à bien mesurer que les choix qu’ils feront aux élections législatives les 11 et 18 juin prochains seront cruciaux.
Si le Président de la République et le nouveau Gouvernement ne peuvent pas s’appuyer sur une majorité à l’Assemblée Nationale, ces personnes de grand talent devront quitter leur nouvelle fonction, remplacées par des politiques qui ont échoué par le passé.
Nous pouvons être fiers de notre nouveau et historique Gouvernement. Aussi saisissons l’occasion de le conserver en votant pour les candidats «La République En Marche» les 11 et 18 juin prochains !


François Sauvadet, Ancien ministre, Vice-président de l'UDI, Président du Conseil départemental de la Côte-d'Or :

«Un Gouvernement-casting qui porte en lui tous les ingrédients de la division»


L'annonce de la composition du premier Gouvernement d'Emmanuel Macron, cet après-midi, appelle de ma part plusieurs réflexions.
On nous avait vendu une recomposition politique. On se retrouve avec un gouvernement-casting et de communication, composé de 11 femmes et de 11 hommes.
D'abord, Edouard Philippe, le nouveau Premier ministre, a le même parcours qu'Emmanuel Macron, Sciences Po et ENA. Aucun des deux n'a l'expérience pour diriger un pays.
Mais que retenir de ce Gouvernement ? L'image est belle, le scénario se veut symbolique mais cette équipe porte en elle tous les ingrédients de la division.
La confrontation au réel de ses membres sera difficile. Nicolas Hulot, homme de qualité, nommé ministre d'Etat en charge de la Transition écologique, en est la parfaite illustration. Il y aura une nécessité de clarification, notamment sur l'avenir du nucléaire pour ce partisan de la décroissance.
Gérard Collomb, nouveau ministre de l'Intérieur ? Je ne connaissais pas le sénateur-maire de Lyon spécialiste de la sécurité. Alors que notre pays vit sous la menace du terrorisme, il est ainsi curieux de mettre Place Beauvau un novice en matière de sécurité intérieure.
Le débauchage de Bruno Le Maire et de Gérald Darmanin s'apparente également à une manœuvre politique. Les deux hommes apparaissent bien esseulés. Je crains qu'ils ne servent finalement que de faire-valoir au nouveau Président.
Il sera par ailleurs intéressant d'écouter Bruno Le Maire défendre le projet d'augmentation de la CSG voulu par Emmanuel Macron alors qu'il était le seul candidat à la primaire de la droite et du centre à proposer sa diminution.
Débauchage ne veut pas dire recomposition. Je souligne d'ailleurs que le Gouvernement ne compte aucun UDI. Et plus de MoDem que de LR.
Je note également que François Bayrou, lui-même nommé ministre d'Etat, ministre de la Justice, avait dit qu'il resterait maire de Pau. Il a réussi à imposer sa plus proche collaboratrice au Gouvernement, Marielle de Sarnez. Le même Bayrou qui nous avait juré qu'il n'y avait eu aucune négociation d'appareil, en février dernier, quand il s'était rangé derrière Emmanuel Macron.
J'attends avec impatience de voir comment François Bayrou, ministre de la Justice, va défendre le projet de loi de moralisation politique. Va-t-il lui-même se mettre en conformité avec la règle de non-cumul voulue par le Chef de l'Etat en démissionnant de la mairie de Pau ? Et Jean-Yves Le Drian va-t-il quitter la Présidence du Conseil régional de Bretagne ?
Enfin, en tant qu'ancien ministre de la Fonction publique, je regrette que les 5,3 millions de fonctionnaires ne disposent pas d'un ministère de plein exercice. De même, en tant que Président de Conseil départemental, en charge des solidarités, je ne peux que déplorer l'absence d'un ministère dédié à nos aînés et aux 15 millions de retraités.
Ce premier Gouvernement d'Emmanuel Macron est donc un amalgame de personnalités disparates sans véritable liant, qui risquent d'afficher leurs limites quand elles seront confrontées au réel.
Selon moi, ce gouvernement est clairement en CDD. Un CDD que j'espère le plus court possible. La période d'essai prendra fin lundi 19 juin.
Je suis en effet persuadé qu'au soir du dimanche 18 juin, la droite et le centre disposeront d'une majorité à l'Assemblée nationale. Je le souhaite. Il sera alors temps pour François Baroin de composer un Gouvernement de cohérence  susceptible de mettre en place une politique pour redresser le pays.
D'ici là, j'invite tous mes amis de la droite et du centre à garder leur sang-froid. L'heure n'est pas au débauchage ni au marchandage mais à la campagne.
La campagne législative doit nous permettre de faire la pédagogie de notre projet. Un projet réaliste, efficace et ambitieux pour notre pays.
A la fin, dimanche 18 juin, les Français jugeront.


Alain Suguenot, Député-maire de Beaune

«On voulait voir Florence, on a vu Vierzon»


Le gouvernement d'Edouard Philippe a été dévoilé cet après-midi. Et le moins que l'on puisse dire est qu'on est loin des annonces et promesses du candidat Macron !
Je tiens d'abord à rappeler qu'il s'agit d'un gouvernement provisoire jusqu'à ce que les Français choisissent la majorité qu'ils souhaitent lors des élections législatives des 11 et 18 juin. Il s'agira d'un choix pour sortir du flou, du reniement, d’une politique fiscale confiscatoire qui plombe les ménages français.
Quant aux nominations de cet après-midi, je remarque déjà que l'on nous annonçait un gouvernement resserré de 15 ministres. Il y en a 23 avec le Premier ministre.
Je voudrais aussi signaler à quel point le rajeunissement, la parité et le renouvellement de la classe politique, axe majeur de la campagne de M. Macron, partent en fumée. François Bayrou, Murielle de Sarnez, Jean-Yves Le Drian, Bruno Le Maire, Edouard Philippe, Gérard Collomb . . . combien de mandats électifs cumulent ces personnalités, qui ne répondent ainsi pas à une autre des promesses d'Emmanuel Macron de ne nommer aucun ministre ayant déjà exercé.
Après l’Elysée des jeunes énarques, on se retrouve avec un gouvernement de compromis, d'élus ayant déjà exercé maintes et maintes fois, qui cherche à faire plaisir à tout le monde et qui, comme souvent dans de pareils cas, n'a pas de direction claire, avec des hommes aux ambitions contradictoires, notamment sur le nucléaire avec le Premier ministre, passé par un groupe phare en ce domaine, et Nicolas Hulot, qui s'est probablement dit que c'était là sa dernière chance d'intégrer un poste à responsabilités.
Quant à la "parité", tellement annoncée, s'il y a effectivement autant d'hommes que de femmes, on s'aperçoit que les postes clés sont majoritairement dévolus à des hommes.
Les "marcheurs" doivent, quant à eux, être sacrément déçus, ne récoltant que très peu de postes, Emmanuel Macron ayant privilégié des "noms" plutôt que des fidèles.
Enfin, je regrette, bien évidemment, les redditions de Bruno Le Maire et Gérald Darmanin qui nous avaient, pour ce dernier notamment, habitué à ce genre de manœuvres, ayant déjà quitté Nicolas Sarkozy pour finalement revenir, puis repartir . .  ; Tout ceci n'est qu'opportunisme.
Le tout dirigé par un Premier ministre, passé par le Parti socialiste avant d'intégrer les Républicains et qui revient donc, en quelque sorte, au bercail.
Il faudra autre chose que ces tractations démagogiques si l'on souhaite sécuriser, redresser la France et lui redonner le rang qu'elle mérite !


Alain Houpert, Sénateur de la Côte d’Or

L’Auberge espagnole et l’Homme de Vitruve


Ils viennent de partout. Ils ont des idées disparates, des visions du monde totalement étrangères, des visions de la France parfois irréconciliables mais qu’importe ! Ils forment un attelage joyeux dont on salue l’enthousiasme mais dont on se dit qu’à force de tirer à hue et à dia il n’ira pas bien loin. Le problème est que cette auberge espagnole est le nouveau gouvernement de la France.
Ce qu’ils ont en commun, l’unique chose, devrait-on dire ? L’ambition. Une ambition personnelle féroce. Plutôt une qualité, dira-t- on. Certes. Il en faut, de l’ambition, pour prétendre incarner, sur son nom, ses qualités, son parcours, un destin pour notre pays.
J’applaudis l’ambition lorsqu’elle est au service des convictions. J’ai un peu plus de mal lorsque l’ambition asservit les idées et désacralise les valeurs, lorsqu’elle se suffit à elle-même, lorsqu’elle est la cause et la justification de sa victoire, lorsqu’elle permet toutes les virevoltes et tous les reniements.
J’ai du mal à cacher ma stupéfaction en voyant les adversaires d’hier se congratuler aujourd’hui au nom de la «main tendue» par notre Président, aussi bien à droite qu’à gauche, à la société civile qu’aux macronistes de la dernière heure. Une telle ubiquité dans les avants-bras, c’est surnaturel. Pour un peu, on croirait voir L’Homme de Vitruve de Léonard de Vinci. On ne peut en tous cas que louer cet art du déploiement dans l’espace : il permet d’attraper dans tous les recoins. Et force est de constater que la pêche a été bonne. A l’heure où Paris se démène pour organiser les JO de 2024, je me félicite que notre pays compte une délégation aussi pointue de gymnastes experts en acrobaties : l’art de la contorsion politique vient de connaître son apogée.
Regardons d’un peu plus près ce microcosme tout juste nommé, imprudemment présenté comme une «nouvelle voie», «un renouveau», voire «une résurrection» politique pour les plus exaltés et qu’y trouve-t- on ? Des vieux routiers de la politique, qui ont enfin misé sur le bon cheval c’est-à- dire sur quelqu’un d’autre qu’eux-mêmes ; des énarques ou des diplômés de grandes écoles, à l’image de notre Président qui trouve là un cocon confortable, une reproduction à l’identique de son propre parcours. Et un ancien animateur de télévision dont on peut tout dire sauf qu’il est novice en politique, approché qu’il a été par Jacques Chirac, puis Nicolas Sarkozy, puis François Hollande à défaut de gagner les Primaires EELV. Du «renouveau», vraiment ?
Reconnaissons cependant à Emmanuel Macron d’avoir réussi son coup : à prétendre dépasser le clivage droite/gauche, il a en réalité profondément divisé les partis politiques historiques et notamment Les Républicains, qui risquaient sinon d’incarner la seule alternative à ce président du consensus. Les exclusions, malheureusement inévitables, sont les premières secousses de ce séisme à venir. Mais saper les appareils politiques ne veut pas pour autant dire en faire disparaître les valeurs : oui, n’en déplaisent aux thuriféraires du locataire de l’Élysée, être «à gauche» ou «à droite» de l’échiquier politique a une signification pour nos concitoyens. Briser les barrières symboliques, historiques, éthiques, entre les partis est un jeu dangereux : car qui restera-t- il pour incarner les intimes convictions des Français d’être, de se reconnaître «de gauche» ou «de droite» ? Les partis des extrêmes, toujours en embuscade et fermement campés, eux, sur leurs identités.
On ne bâtit rien sur du vide, encore moins sur des ruines : le pari de la dilution des partis au profit d’un ventre mou où les ambitions de chacun remplacent une vision cohérente de l’avenir de la France est un pari risqué. J’espère que l’avenir ne nous imposera pas de le payer au prix de notre liberté.


Denis Lamard, Conseiller régional de Bourgogne Franche-Comté, Délégué à la jeunesse

Et la jeunesse Monsieur Macron ?


La composition du Gouvernement est tombée : il n'y a pas (plus) de Ministre de La Jeunesse. Son intitulé, comme d'autres, a disparu avec Emmanuel Macron. Cela rompt avec des décennies d'une tradition, toutes sensibilités politiques confondues, d'un Ministère de la jeunesse souvent adossé aux sports pour traiter les grands enjeux de ceux qui feront la France de demain.
Les jeunes sont pourtant à coup sûr en première ligne dans cette crise que nous traversons. Ils sont ceux qui ont actuellement le plus besoin d'un Etat protecteur et les défis de la jeunesse sont innombrables : l'emploi, la formation et l'apprentissage,  la mobilité et l'autonomie, le logement et la santé, l'aide à l'initiative et l'encouragement de l'entrepreneuriat, la citoyenneté et l'ouverture sur le monde, la fabrique des ambitions et des espoirs.
Il en va de même de la vie associative qui est aujourd'hui également orpheline de ministère. Le besoin de cohésion sociale demeure pourtant si criant, avec des sonnettes d'alarmes tant et tant tirées dans nos quartiers et les récents signaux d'une rare violence des électeurs des zones rurales ! Permettre le vivre ensemble est une nécessité !
Qu'un Secrétariat d'Etat aux anciens combattants ait été reconduit je ne peux qu'applaudir. Du plus loin que je me souvienne je n'ai jamais manqué une seule cérémonie du 8 mai ou du 11 novembre pour honorer la mémoire de ceux qui se sont battus pour notre liberté. J'ai un profond respect pour la patrie et le devoir de mémoire.
Mais que le Ministère de la jeunesse soit enterré cela m'interroge au plus haut point. Notre nouveau Président de la République nous avait habitué à d'autres symboles depuis 10 jours. Je ne comprends pas celui ci.
Ne pas faire de procès d'intention pour autant, il faudra attendre les feuilles de route et lettre de cadrage des Ministres pour voir qui sera en charge et comment seront traitées les questions tant de jeunesse que de vie associative.
Cependant, élevé à l'éduc pop, salarié et militant associatif, en plus d'être élu délégué à la jeunesse, je ne peux que m'inquiéter. La Loi "égalité / citoyenneté" prévoit un rôle de "chef de filât" pour les Régions en matière de jeunesse, la question est de savoir avec qui nous allons discuter ? Avec qui mettre en œuvre nos politiques publiques et quelles mesures concrètes pour nos jeunes ?

La France Insoumise de Côte-d’Or

Le Président de la République veut déclarer une guerre sociale.

Avec les élections législatives, nous pouvons la gagner !


Le suspens a pris fin... à l’heure ! La clarté est enfin de mise. Le Medef peut être rassuré, son projet est en marche. Malgré l’apparence de la nouveauté, le Président de la République montre que son entreprise est d’abord un recyclage de vieux caciques et de jeunes loups aux dents longues.
Beaucoup d’électeurs de gauche doivent aujourd’hui se sentir trahis, eux qui avaient porté leurs suffrages sur Emmanuel Macron pour éviter le retour de la droite au pouvoir. Avec l’équipe ministérielle, elle est là ! Avec ce gouvernement technocratique, le président du Medef doit sauter de joie ! La destruction du code du travail par ordonnance, la soumission à l’Europe libérale, l’austérité économique ou encore la destruction du lien social ne peuvent être l’horizon que l’on donne à notre peuple.
Tous ceux pour qui le progrès n’est pas synonyme de brutalité et d’égoïsme doivent barrer la route aux projets gouvernementaux. Il est de notre devoir d’opposer une force cohérente qui défende les intérêts de tous ceux qui refusent la mainmise des puissants sur notre pays. À chaque fois qu’il tentera de détruire ce qui fait la force de notre nation, le gouvernement Macron/Philippe trouvera toujours face à lui la France Insoumise.
Le programme « l’Avenir en Commun », porté par Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle est aujourd’hui plus que jamais le seul qui réponde aux aspirations de notre pays. Défendu par les candidats France Insoumise aux élections législatives, ce programme s’appliquera si les français nous donnent la majorité à l’Assemblée Nationale. Nous imposerons à Emmanuel Macron une cohabitation en mettant dehors tous ceux qui composent l’actuel gouvernement. Plus que jamais, nous appelons les personnes qui refusent la politique du « chacun pour soi » et qui veulent une politique républicaine, sociale et écologique à envoyer un maximum de députés insoumis à l’Assemblée Nationale. C’est le moyen le plus rapide pour bloquer efficacement le gouvernement d’Emmanuel Macron et imposer la politique sociale et écologique dont notre pays a besoin.