mercredi 15 août 2018
Au Zénith et dans les Jardins du Département pour la demi-finale France-Belgique, au Zénith pour la finale France-Croatie, les Dijonnais ont vibré pour les Bleus. Notre rétrospective en deux vidéos.
Questions à...
A la veille de la reprise de la Ligue 1, à Montpellier pour les Dijonnais, le coach du DFCO a fait le point. L'état d'esprit, les changements dans l'effectif, Yoann Gourcuff, les blessés Balmont et Kwon, le jeu du DFCO, la vidéo en Ligue 1, etc, tout y passe.
> Côte-d'Or > Côte d'Or

COTE-D'OR : Sébastien Lecornu, le benjamin des ministres, à Dijon pour les «Rencontres du Gouvernement»

18/05/2018 03:16Imprimer l’article
Ce jeudi 17 mai, les ministres étaient en opération pédagogie un peu partout en France pour «redonner du sens» à l'action du gouvernement à l'occasion du premier anniversaire de l'élection d'Emmanuel Macron. A Dijon, c'est Sébastien Lecornu, 31 ans, Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de la transition écologique et solidaire, qui a fait le job.
Sébastien Lecornu, Secrétaire d’État auprès du Ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, était en Côte-d’Or ce jeudi 17 mai. Après avoir été accueilli à midi sur le quai de la gare de Dijon par la préfète de Région, Christiane Barret, par le général Olivier Kim, commandant de la région de Gendarmerie de Bourgogne-Franche-Comté, ainsi que par le sénateur François Patriat et le député Didier Paris, il s'est rendu à Etormay pour une visite de la coopérative de luzerne.
L'après-midi s'est poursuivi à Montbard, à la sous-préfecture, par une présentation des projets de transition écologique portés par les acteurs économiques du territoire.

Contrats de Transition Ecologique


Il s'agissait notamment de promouvoir les Contrats de Transition Ecologique, un «nouvel outil». «Il s'agit de se dire qu'il faut arrêter de faire des appels à projets dans lesquels les territoires entrent de force, mais de co-construire ensemble ces projets». «J'ai décidé de lancer une négociation avec les élus et les représentants du monde agricole» a-t-il ajouté.

Entouré entre autres de François Patriat, mais aussi des députés Didier Martin, Fadila Khattabi et Didier Paris, ainsi que du responsable départemental de la République En Marche, Sébastien Mirek, le ministre s'est ensuite rendu à Dijon pour une réunion publique dans le cadre des «Rencontres du Gouvernement» au Cellier de Clairvaux. En s'y rendant, il a été interpellé par des cheminots rue Musette. Les syndicalistes lui ont fait part de leurs inquiétudes, de leur colère même, en ce qui concerne la réforme ferroviaire en cours, mais aussi sur l'avenir du statut de la SNCF et le devenir notamment du Fret. Un échange «franc et respectueux», direct, au cours duquel chacun a pu constater s'il en était encore besoin que sur le dossier, les manifestants et le gouvernement ne partagent «ni le même point de vue, ni les mêmes solutions».

Sébastien Lecornu : «Redonner du sens à l'action du gouvernement»


Sébastien Lecornu a ensuite pris la direction du Cellier de Clairvaux, à pied, pour défendre le bilan du gouvernement. «Je n'emploierais pas cette expression» a-t-il plaidé devant les journalistes : «cela voudrait dire que le bilan est attaqué. Non, mais on va vite, alors il faut redonner du sens à l'action du gouvernement». Un an jour pour jour après la nomination du Gouvernement, chacun de ses membres se rendait ce jeudi dans un département dans le cadre des «Rencontres du Gouvernement», pour promouvoir la politique mise en œuvre par Emmanuel Macron et Edouard Philippe.

Au Cellier de Clairvaux, devant une salle dans laquelle avaient pris place de nombreux sympathisants d'En Marche mais pas seulement, puisqu'on a vu notamment Laurent Bourguignat pour la droite, Jean-Philippe Morel ou Patrick Molinoz pour les Radicaux, le secrétaire d'Etat a été accueilli par Nathalie Koenders, première adjointe, au nom du maire, François Rebsamen.

Nathalie Koenders : «Nous avons des visions divergentes»


«A Dijon, nous ne sommes pas sectaires» s'est amusée d'entrée Nathalie Koenders. «Nous vous avons prêté cette salle, quand bien même nous avons des visions divergentes, notamment sur les collectivités locales». Mais que le secrétaire d'Etat à la Transition Ecologique ait choisi Dijon «n'est peut-être pas complètement un hasard» a-t-elle jugé, rappelant que «nous sommes passés du clou rouillé en 2001 à la deuxième ville cyclable de France», ainsi que les engagements de la ville en matière de réseau de chaleur, le projet TIGA et la construction du Tram. La première adjointe a poursuivi sur les «divergences», «je dirais plutôt des inquiétudes sur les finances des collectivités territoriales». «Malgré la croissance, le gouvernement a choisi de faire porter par les plus grandes villes de France l'effort budgétaire. Mais  à Dijon, nous avons fait depuis longtemps les efforts de gestion».

«Spécialiste de l'énergie»


Sébastien Lecornu a commencé par remercier Nathalie Koenders et la municipalité pour «le sens républicain». Puis il a déroulé les points qui justifiaient sa venue : «nous sommes réunis pour une forme d'anniversaire, marqueur d'un an d'action au service des Français, mais je ne suis pas là pour un meeting politique. Nous ne sommes pas sur un temps partisan mais républicain».
Sur lui-même, Sébastien Lecornu, 31 ans, s'est présenté comme «le benjamin du gouvernement», «spécialiste de l'énergie». «Je fais partie de ceux qui ont rejoint Emmanuel Macron après le premier tour de la Présidentielle, quand j'ai vu sa volonté de faire fi des clivages».

«Retour à la confiance»


Pour lui, «le début de quinquennat a été marqué par un retour à la confiance. Confiance dans la politique, et confiance aussi à l'international, avec des messages forts à l'attention des grands alliés de la France, les Européens d'abord, les Britanniques aussi. Et on se souvient tous de la visite de Vladimir Poutine ou de la fameuse poignée de main à Donald Trump».
En terme de politique intérieure, Sébastien Lecornu résume le style de ce gouvernement en quelques mots : «savoir écouter pour décider». «Notre-Dame des Landes par exemple appelait une décision. Que l'on soit pour ou que l'on soit contre, il fallait prendre une décision que les autres n'avaient pas su prendre».
Sur l'économie, le secrétaire d'Etat parle de «mettre fin à une triste particularité française : la croissance peut revenir mais sans créer d'emplois. Or, c'est la principale promesse que nous devons à nos concitoyens». Et de lancer le fameux «libérer» maintes fois entendu de la bouche du Président. «Un grand mouvement de libération pour entreprendre et donc pour embaucher».

Didier Martin : «Il a répondu très directement»


«Il a fait un tour d'horizon de la détermination du gouvernement, action par action» débriefe le député de la 1ère circonscription, Didier Martin, pour Infos-Dijon. «Il a répondu très directement. En matière d'écologie, je lui ai posé une question sur l'eau et l'assainissement, à laquelle il m'a répondu que la question de la gouvernance devait se régler politiquement, par la loi. Le diagnostique, c'est que notre réseau a un retard considérable. Sur l'agriculture, il a abordé la question des accords avec le Mercosur, qui concernent indirectement l'écologie car on sait dans quelles conditions sont produites ces viandes. Il a parlé de la fiscalité de la transition écologique, mais a aussi choisi de venir à Dijon pour répondre aux interrogations sur la maîtrise des finances locales. Sa réponse, c'est qu'il assume l'encadrement des dépenses de fonctionnement. Cette année, l'évolution moyenne est de moins de 1%. Donc quand on entend le maire de Dijon dire que c'est difficile, je note que les collectivités ne sont pas allées aussi loin que la limite fixée par le gouvernement, au plan général en tous cas».

Pour Didier Martin, la présence de Marcheurs et de non-Marcheurs, «de droite et de gauche», «montre bien la volonté du gouvernement de réunir. C'est un beau symbole d'un gouvernement dans l'action au delà des clivages politiques».
Nicolas Richoffer
Photos Jean-Christophe Tardivon (sauf mentions)

L'arrivée à la gare de Dijon (photos N.R.) :




Photos N.R. :