jeudi 17 octobre 2019
Le mosaïste a ajouté Dijon à la longue liste des villes du monde qui hébergent ses oeuvres. Il en a fixé six sur des façades du centre-ville.
Découvrez notre carte Google pour retrouver les six oeuvres.
Questions à...
La conseillère métropolitaine déléguée à l’emploi témoigne de la volonté de la Métropole d’accompagner les acteurs du territoire pour favoriser la création d’emplois et «permettre un développement économique harmonieux et solidaire».
> Côte-d'Or > Côte d'Or

CÔTE-D’OR : Temps forts et nouveautés au MuséoParc d’Alésia

17/02/2018 03:06Imprimer l’article
La saison 2018 du MuséoParc d’Alésia s’est ouverte cette semaine. Focus sur les axes majeurs, les nouveautés et les temps forts de cette nouvelle saison.

Un double objectif d’attractivité

«Notre cible, c’est le grand public». Michel Rouger, directeur du MuséoParc d’Alésia, affine un peu plus ses propos : «Il y a un focus sur le public familial, mais c’est aussi une double gymnastique entre le rôle d’un équipement culturel en zone rurale, pour le public local et pour les touristes venant de plus loin». La programmation 2018, selon ses acteurs, s’est ainsi établie sur ces deux axes.
La programmation ? Michel Rouger en a évoqué le sens en conférence de presse (lire notre premier article en cliquant ici) : «On ne peut pas dire que notre programmation est classique, et on avait justement envie avec l’équipe de bousculer l’offre du MuséoParc d’Alésia après six ans d’existence».

Les Estivales,

du 7 juillet au 2 septembre

«On a voulu marquer le coup, pour dire aux gens qu’ils auront une offre complète sur cette période», a annoncé Michel Rouger.


Au quotidien, les visites guidées à heures fixes sont abandonnées. Les visites sont dite désormais express, «des visites de 15 minutes qui permettent une grande liberté aux visiteurs venant passer la journée sur le site, pour prendre des informations quand ils le souhaitent sur des endroits qui les intéressent». Le MuséoParc souhaite là instaurer plus de souplesse dans l’accueil et l’accompagnement des visiteurs.
Les démonstrations de combats, qui avaient lieu d’avril à septembre, seront concentrées sur juillet et août. La compagnie Acta a été à nouveau sollicitée par le MuséoParc pour se livrer à des animations davantage théâtralisées, notamment sur un spectacle d’une vingtaine de minutes qui s’intitulera «Legio Expedita !» (Garde à vous !) et montrera le quotidien des légionnaires dans le camp romain avec l’intégration d’une recrue gauloise. Le spectacle se tiendra entre les lignes de fortification, quatre fois par jour durant tout l’été. Un été rythmé donc par cette nouveauté, durant lequel on n’oubliera pas les légionnaires ainsi que les guerriers gaulois en herbe pour les plus jeunes.
Tous les samedis de l’été, à 18h30, après une visite de l’exposition temporaire, l’apéritif sera partagé sur le toit-terrasse avec «Auxois naturellement». Une manière aussi de valoriser les produits et spécialités du terroir.
Cette année, il n’y aura pas un cinéma en plein air, mais deux. Ils seront précédés de concerts pour lesquels le pique-nique est fortement encouragé. Pour poursuivre en quelque sorte la tendance, le MuséoParc organisera deux «Murder-parties», le 14 juillet et le 15 août. Les enquêtes motiveront peut-être de nouveaux visiteurs à venir opérer sur le site d’Alésia.
«Cet été, c’est vraiment le package. L’idée est pouvoir dire à tous : venez, il se passe des choses durant tout l’été», a souligné Michel Rouger. Pour le MuséoParc, juillet et août marquent le pic de la fréquentation - quasiment 50% de la fréquentation de la saison sur ces deux mois -.

Le coq, animal et emblème

L’exposition temporaire portera sur le coq. Elle sera présentée en partenariat avec le musée Buffon à Montbard, aux mêmes dates dans les deux lieux (du 31 mars au 30 novembre 2018).
Au MuséoParc, il s’agira de parler du coq comme emblème non-officiel de la France. Au musée Buffon, l’aspect plus naturel du coq sera abordé, de son état sauvage à sa domestication, avec aussi une partie sur la place du coq dans l’histoire des arts.
Une offre pédagogique développée sur les deux sites est générée par cette exposition. Pour les installations annoncées, des emprunts sont par ailleurs effectués au musée gallo-romain de Lyon ou bien dans des musées sur la Première Guerre mondiale en Normandie.

Le MuséoFab,

pour s’approprier les techniques artisanales ancestrales

D’après la responsable de l’action culturelle du MuséoParc, Mathilde Le Piolot-Ville, «le MuséoFab est l’un des événements de l’année. C’est un lieu où l’on crée». Une manière pour le MuséoParc d’impliquer les visiteurs. Et Mathilde Le Piolot-Ville va plus loin dans l’explication : «Beaucoup de visiteurs assistaient à nos démonstrations avec une certaine frustration, car ils ne pouvaient pas manipuler les objets. L’idée est donc de créer un lieu de vie où les gens pourront venir expérimenter et créer des objets, en s’inspirant des techniques utilisées à l’époque. C’est une expérience car on ne sait pas vraiment comment ça se passera. Nous partons à l’aventure en créant ce lieu de partages et d’échanges des compétences, avec les médiateurs culturels pour renseigner sur les contenus scientifiques mais aussi des artisans qui maîtrisent les techniques». Le lieu est voulu comme un lieu intergénérationnel, avec une ouverture à toute compétence à même de nourrir et d’enrichir les échanges. Cela avec tous les publics.
Huit techniques seront développées dans ce cadre cette année : la vannerie, la céramique, le tissage, le cuir, la tabletterie, la cuisine romaine et une fabrication de déguisements durant les vacances de la Toussaint. Le message est d’ailleurs adressé aux enfants. Il s’agira de s’atteler «à la panoplie du vrai petit gaulois», quelques mois avant le carnaval en février 2019… Originalité dans la création, en lien avec l’exposition sur le coq, une initiation à l’origami sera proposée.
«Au MuséoFab, on se réappropriera des gestes et des techniques antiques oubliés», souligne l’artiste Joanne Millet-Brasquer, en annonçant, parmi d’autres travaux artisanaux prévus, la confection de ceintures gauloises typiques de l’époque ou bien de pochettes en cuir. «Les séances seront évolutives, avec une immersion dans le monde artisanal gaulois. Outre l’appropriation technique, ce sera une base de discussion sur l’artisanat donné».
De quoi permettre aux visiteurs de repartir avec de belles créations produites de A à Z. «Ces ateliers seront gratuits, sans surcoût donc. Avec l’objectif de fidéliser les visiteurs, de les faire revenir à plusieurs séances et de leur montrer qu’on vient aussi vivre des expériences au MuséoParc !», a répété Mathilde Le Piolot-Ville.

Les «coups de coeur» du MuséoParc

Au mois d’avril, durant les vacances scolaires, des visites seront proposées. Mais elles seront théâtralisées et complètement décalées ! «On sort du classique», fait remarquer Michel Rouger.
Au mois de juin (du vendredi 15 au dimanche 17 juin), seront fêtées les Journées de l’Archéologie. Elles seront axées sur l’archéozoologie.
Au mois de septembre, «on prend le contre-pied des Journées européennes du Patrimoine», annonce Michel Rouger. Elles seront «rock’n roll» selon le directeur du MuséoParc, «avec des questions saugrenues devant amener à un propos historiques sur la vie quotidienne des gaulois et des romains». Sans oublier un concert de rock, en toges (par les Agamemnonz le samedi 15 septembre à 18h00) !
Au mois de novembre, un repas romain clôturera la saison sur un week-end dédié à la nourriture antique. Le 30 novembre, le «clap de fin», même s’il sera préparé au fil de la saison, est d’ores et déjà annoncé «détonnant» par le président du MuséoParc, Marc Frot.

#EpiquesEpoques

Le MuséoParc d’Alésia se satisfait d’être inscrit dans le dispositif. Un dispositif permettant de découvrir ou redécouvrir la richesse de l’Auxois, dans une synergie des sites et en partenariat avec Côte-d’Or Tourisme. Rappelons que l'escapade #EpiquesEpoques s'articulera aussi cette année autour des 250 ans de la grande forge de Buffon, des 400 ans de la naissance de Bussy-Rabutin et des 900 ans de l'Abbaye de Fontenay.

Un nouveau site internet

Un nouveau site internet «pour une approche beaucoup plus dynamique». C’est dans cet esprit que Stéphanie Focé, responsable Accueil et développement au MuséoParc, a justifié l’ouverture d’un nouveau site internet, pensé aussi pour une accessibilité plus facile des visiteurs à l’histoire, en mettant en avant une navigation plus fluide et une vulgarisation plus poussée.
Sébastien Pitoizet, assistant de communication, a quant à lui réaffirmé la présence du MuséoParc sur les réseaux sociaux, sur Facebook, Twitter et Instagram. Le MuséoParc d’Alésia vous encourage vivement à rester connecté !

Alix Berthier
Toutes les informations pratiques sur la saison 2018 au MuséoParc d’Alésia sont à consulter en cliquant sur : https://www.alesia.com.