mardi 23 juillet 2019
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ÉLECTIONS EUROPÉENNES : La France Insoumise à Mâlain pour échanger sur la Politique Agricole Commune

14/05/2019 03:18Imprimer l’article
Laurence Lyonnais et Julian Auge ont animé le débat et alimenté la discussion.
Communiqué de la France Insoumise Ouche et Montagne :

Il ne pouvait pas y avoir de meilleur lieu que le Chauffe-savates à Mâlain, pour un débat public sur la politique agricole européenne, la fameuse PAC - qui représente 40 % du budget de l’Union européenne – de l’alimentation, les pesticides, et de l’implication citoyenne.

En effet, c’est le siège du Groupement Foncier agricole et du réseau associatif Risomes, une expérience associative d’alternatives agri-culturelles, avec le jardin-potager permacole, l’élevage de poules, le verger conservatoire, la brasserie bio, le vin bio, le fournil de Cyril le paysan-boulanger, le rucher, l’université populaire. Car ici, on pratique la culture et aussi on se cultive. Laurence, candidate Insoumise, née dans une ferme du Jura, était ravie, ainsi que Julian, un professeur savoyard, venu parler de l’implication citoyenne. Des sujets au cœur des gens de notre communauté de communes  qui a récemment opté pour le retour de la gestion de l’eau en régie publique, grâce à cette implication citoyenne, à la mobilisation populaire et des élus locaux.

Laurence nous dit : «En France comme en Europe, plus la ferme est grosse, moins on mange ce qu’elle produit ». Le on, ce sont les propriétaires des lieux, le plus souvent des exploitants agro –industriels qui ne veulent pas s’empoisonner avec le glyphosate et autres pesticides qu’ils répandent pourtant dans leurs champs. Des produits qui nous sont proposés ensuite dans les hypermarchés, achetés par les moins favorisés, car moins chers que l’alimentation bio ou vivrière.
La production du soja transgénique a été multipliée par 4 en « déforestant » les forêts primaires d’Amazonie et la pampa argentine. Le soja nourrit les troupeaux de bovins et d‘ovins, les porcs et les volailles européens. Il arrive sans frais de douane dans nos ports. Résultat une surproduction de lait qui repart en poudre en Afrique, ruine les producteurs locaux, empoisonne les bébés africains, car mélangée à de l’eau contaminée, acheté parce que moins cher que le lait des troupeaux des Peuhls. Résultat, l’agriculture vivrière africaine est ruinée, et les immigrants traversent la Méditerranée. Mais qui est donc responsable de ce système aberrant, qui sont les hypocrites qui vont ensuite boucler les frontières, livrer ces pauvres gens à l’esclavage des passeurs et des autorités libyennes et marocaines ou turques, etc... ?

Voilà ce que nous voulons changer, dans le domaine agricole comme dans d’autres, avec au cœur de nos propositions, l’humain d’abord, la transition écologiste, pour des circuits courts et une alimentation paysanne et saine, sans ces 338 additifs (dont seulement 48 sont utiles) autorisés par la Commission européenne...

Qui prend les décisions ? Ce sont les oligarques qui nous gouvernent, l’espace d’un mandat présidentiel, d’une, législature, sans rendre de compte. En Europe, c’est la Commission, non élue, et le Conseil des gouvernements qui décident. L’Assemblée européenne est soumise aux puissants pouvoirs de lobbies qui fournissent des directives clés en main.
Pour qui ? Pour le profit pardi ! Et non pour l’intérêt général.
Par quels moyens ? Le marché, dans notre UE qui fait du libéralisme un dogme sacré et de la concurrence soi-disant libre et non faussée, le 11ième commandement de leur bible ?

Margaret Thatcher disait : “There is no alternative (TINA)” – il n’y a pas alternative au libéralisme.
Nous préférons quand elle tapait sur la table pour imposer sa volonté et défendre ce qu’elle pensait être les intérêts de ses concitoyens. C’est ce que nous proposons à LFI, pour dire que nos députés, notre gouvernement s’il devient insoumis : c’est notre volonté de sortir des traités européens, de ne pas appliquer des directives contraires aux décisions du peuple souverain. Ce n’est pas sortir de l’UE, ni de l’Euro, mais désobéir à ce qui nous serait imposé.
La France n’est pas la Grèce, et le risque serait grand pour ceux qui seraient tenté de nous obliger à une épreuve de force. Nous avons les moyens, avec la France, deuxième puissance européenne, de résister et de proposer une autre Europe possible, celle de la coopération et non de la concurrence et de l’affrontement, celle du « Bien-être » et de la paix, celle « des jours heureux ».

Nous pouvons le faire, pour ces élections européennes en allant voter pour ce changement de cap, puis en France, en finir avec une Ve république en panne, avec l’oligarchie  et ce régime monarchique dont le président est « irresponsable » politiquement, mais responsable de la politique actuelle, autiste à toutes les souffrances du peuple.
Les échanges avec les participants ont montré l’intérêt de ces derniers pour l’avenir du mouvement citoyen et les propositions de la FI. La détermination pour parvenir à l’idéal que les citoyens européens méritent est intacte chez les candidats et pour ceux venus échanger avec eux.