mardi 11 décembre 2018
Questions à...
Le préfet de Côte-d'Or et de Bourgogne-Franche-Comté, Bernard Schmeltz, a réagi ce samedi pour Infos-Dijon.
> Côte-d'Or > Côte d'Or

François-Xavier Dugourd : «On va de plus en plus nous demander d'incarner l'alternative»

11/10/2018 02:02Imprimer l’article
Le candidat à la présidence de la fédération de Côte-d'Or des Républicains tenait ce mercredi soir à Dijon la dernière de ses trois réunions de campagne, avant le vote de samedi.
François-Xavier Dugourd, seul candidat à la présidence de la fédération Les Républicains de Côte-d'Or, tenait ce mercredi soir, à l'hôtel Ibis Dijon Gare, une réunion «de campagne», dans le but de présenter son projet, d'écouter les propositions des membres, et plus globalement de motiver ses futures troupes en vue du mandat de deux ans et demi qu'il s'apprête à honorer.

Face à lui, une salle pleine. «Je suis très heureux de vous voir très nombreux» se réjouissait d'entrée François-Xavier Dugourd, saluant pêle-mêle les élus qu'il apercevait : Gilbert Menut, Laurent Bourguignat, Emmanuel Bichot, Chantal Outhier, Marie-Claude Mille, Bernard Depierre, ainsi que des élus de Longvic comme Valérie Grandet, de Talant, de Quetigny, etc.

Un «moment important»


C'est un «moment important» pour François-Xavier Dugourd comme pour tous Les Républicains que cette élection interne de ce samedi 13 octobre. «Il s'agira de renouveler le président, certes, mais aussi toute l'équipe qui va animer notre fédération dans les deux ans et demi à venir». Et de citer les candidats aux postes de délégués de circonscription, notamment Emmanuel Bichot, Caroline Jacquemard, Dominique Galland, Pierre Bolze.

Donc cette élection est importante, «car on approche d'une série d'échéances cruciales pour notre pays : les élections européennes d'abord, les municipales puis les régionales et départementales en 2021 avant, bien-sûr, la présidentielle en 2022» se lance le candidat. «La vie politique va très vite. Ce sont des échéances capitales que l'on doit préparer ensemble. Notre mouvement a une direction nationale : Laurent Wauquiez a été choisi. Mais derrière lui, il est capital que dans la préparation et dans l'action, notre fédération soit particulièrement active en termes d'idées».

«La débandade du gouvernement»


Et de se lancer dans une analyse du «moment politique que vit notre pays» en parlant de «décrépitude» du macronisme. «Cet épisode du remaniement succède à toute une série de choses qui montrent la déliquescence, la débandade de ce gouvernement. Il y a eu l'affaire Benalla, qui montre comment il s'affranchit de toute une série de règles. Ce sont ces petits copains entre eux qui organisent la sécurité au plus haut niveau de l'Etat, c'est grave. Puis il y a eu la démission de Nicolas Hulot, et enfin l'épisode Gérard Collomb, qui est très significatif car on est au cœur de la macronie. C'était un de ses premiers supporters ! C'est le premier des macronistes qui dit son arrogance et signe le désaveux».

Toujours au sujet d'Emmanuel Macron, au delà de la forme, «la méthode est très personnelle, très parisienne» juge François-Xavier Dugourd. «Il ne connait pas les territoires. Il n'a jamais dirigé quoi que ce soit : ni une entreprise ni une collectivité. On a élu un stagiaire. Il est en train d'apprendre son métier mais pendant ce temps là, le pays a des besoins. On tourne en rond sur toute une série de dossiers : sur l'emploi, sur le pouvoir d'achat qui est en train de fondre. Pour lui, la solution, c'est les taxes et les impôts. La sécurité et l'immigration sont aussi des sujets laissés de coté. Il faut aborder ces questions de front. En plus de ne pas traiter les sujets, il s'acharne sur les retraités, sur les automobilistes». «Je pourrais parler du logement social» poursuit celui qui est aussi président d'Orvitis. «Je reviens du congrès de Marseille, et je peux dire que le monde des bailleurs sociaux est en ébullition».

«Les Français attendent de nous des propositions et un projet»


Une fois passée la critique attendue du gouvernement, c'est vers les Républicains que s'est tournée la prise de parole de François-Xavier Dugourd: «Les Français attendent de nous des propositions et un projet. On va de plus en plus nous demander d'incarner l'alternative. Car qui met-on à la place d'En Marche ? Et bien c'est nous. Il faut que ce soit nous. On a donc à mener ensemble un travail de construction du projet des Républicains».

Et d'égrener différentes mesures : Mettre en place des quotas d'immigration, «qui figuraient déjà dans le programme de François Fillon», et supprimer l'aide médicale d'urgence. S'attaquer aux dépenses publiques, «dont le niveau est à 56 ou 57% du PIB. Ce n'est plus possible. On est obligé de les financer par un impôt lourd, sur les familles et sur les entreprises. Ce sont des boulets qu'on met aux pieds des entreprises».

«Il faut une Europe dynamique, plus concrète, qui protège, moins technocratique»


Sur l'Europe, «je suis convaincu que c'est une véritable opportunité pour notre mouvement» affirme le candidat départemental : «avec Macron, il n'y a plus de nation à terme. A l'inverse, le Rassemblement National veut la nation sans l'Europe. Entre ces deux positions, il y a un vrai créneau pour nous. Il faut une Europe dynamique, plus concrète, qui protège, moins technocratique. Une Europe européenne, qui ne prévoit pas l'élargissement à la Turquie».

«Bref, on a des choses à dire. Encore faut il organiser ce débat, avec vous au plus près du terrain. C'est dans ce cadre que j'ai décidé de présenter ma candidature».
Pourquoi ? «Je suis adhérent depuis 1988, et j'ai occupé différentes fonctions au sein de la fédération. Si vous le voulez, je veux assurer la présidence, avec des délégués de circonscription. Il faut associer toutes les forces, toutes les sensibilités, sans querelles de personnes, au service de tous les Français, de tous les Cote-d'Oriens. Laurent Wauquiez a besoin de soutiens».

«Une fédération ouverte, vivante, rassemblée et qui gagne»


Pour François-Xavier Dugourd, ce soutien de la fédération de Côte-d'Or devra se décliner au niveau du territoire selon quatre axes :
- une fédération ouverte : «organiser des réunions, des rencontres, etc.»
- une fédération vivante : «organiser des opérations militantes pour aller chercher les Français, développer les réseaux sociaux, et mener un travail d'accueil des nouveaux adhérents, qui pourraient être parrainés par exemple.»
- une fédération rassemblée : «affirmer notre identité de droite, avec des valeurs claires, dans le respect de toutes les sensibilités des mouvements qui composent Les Républicains. Je propose également l'obligation d'afficher le logo sur tous les documents de campagne, mais aussi la consultation des militants en cas de multiples candidatures : il n'est pas normal que ça se décide à Paris sur un coin de table».
- une fédération qui gagne : «je souhaite la création d'une cellule de soutien aux équipes qui vont se présenter aux élections municipales ainsi que la mise en place d'un plan de formation pour les candidats et pour les militants».

Les militants à jour de cotisation au 13 septembre dernier seront appelés à voter, par Internet exclusivement, à partir de vendredi soir 12 octobre 18h et jusqu'au samedi 13 octobre 18h. Ceux qui rencontreraient des difficultés à le faire peuvent se rendre samedi, de 10h à 18h, à la permanence départementale située au 38, boulevard de la Marne à Dijon, ou contacter celle-ci au 03.80.31.89.28.
Nicolas Richoffer
Photos N.R.


 
?>