mardi 23 octobre 2018
A cette occasion, de septembre à décembre, de nombreux événements sont organisés sur le campus dijonnais. Ces quatre mois de festivités vont être marqués par la venue de personnalités telles que Lilian Thuram ou encore Hubert Reeves.
Questions à...
Dans une longue interview à Infos-Dijon, l’élu de Côte-d’Or, patron des Sénateurs «En Marche» au Sénat, et proche d’Emmanuel Macron, dit sa foi dans les réformes.
Il parle aussi des élections européennes, d'Arnaud Danjean, d'agriculture, et des municipales à Dijon et en Bourgogne-Franche-Comté.
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Projet de loi EGALIM : «Les propositions des agriculteurs adoptées» se réjouit Yolaine de Courson

11/06/2018 10:23Imprimer l’article
A l’issue du vote en première lecture du projet de loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable (EGALIM), «plusieurs propositions avancées par les agriculteurs de la 4e circonscription de Côte d’Or ont pu être inscrites dans la loi» d'après la députée.
Communiqué de Yolaine de Courson, députée de la 4e circonscription de Côte-d'Or :

Yolaine de Courson se réjouit que les propositions issues des ateliers législatifs organisées en amont de l’examen du projet de loi EGALIM se retrouvent inscrites dans le texte à l’issue de son vote en première lecture à l’Assemblée nationale ce mercredi 30 mai :

- la neutralité des conseils est assurée du fait de l’incompatibilité de l’exercice des activités de conseil et de vente de produits phytopharmaceutiques

- l’idée de moduler le montant des amendes a été adoptée en cas de manquement aux règles de contractualisation : les sanctions seront désormais déterminées en fonction de la gravité des manquements et indexées sur le chiffre d’affaire des organisations de producteurs

- des dispositifs d’abattoirs mobiles seront mis en place à titre expérimental et pour une durée de quatre ans, reprenant ainsi la proposition faite par des agriculteurs côte d’oriens

Au-delà de ces avancées significatives pour les agriculteurs, ce projet de loi s’inscrit dans la continuité des Etats généraux de l’alimentation et met en œuvre les grandes orientations qui se sont dégagées au cours de cette consultation :

- l’amélioration de l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire avec l’inversion du processus de construction du prix pour une plus juste rémunération des agriculteurs, le renforcement de la médiation agricole ou encore l’expérimentation du relèvement de 10% du seuil de revente à perte et l’encadrement des promotions

- l’objectif d’une alimentation saine et durable, en particulier dans la restauration collective, et le renforcement de la prise en compte du bien-être animal.

Membre de la Commission du développement durable, Yolaine de Courson se réjouit également que le projet de loi ait pu s’enrichir des amendements provenant de cette Commission :

- l’interdiction de tout nouveau bâtiment de poules pondeuses élevées en cages dans la droite ligne de l’objectif de lutte contre la maltraitance animale

- l’amendement « doggybag » visant la mise à disposition gratuite par les restaurants et les débits de boissons de contenants réutilisables ou recyclables afin de réduire le gaspillage alimentaire

- l’obligation de la mention du pays d’origine du vin de manière apparente sur l’étiquette et l’inscription de manière lisible sur les cartes proposées aux consommateurs l’origine géographique des vins mis en vente sous forme de bouteille, de pichet et de verre pour éviter les pratiques commerciales trompeuses

- l’interdiction de l’utilisation de bouteilles en plastique dans les sites de restauration collective au 1er janvier 2020 pour se prémunir contre les risques sanitaires liés aux perturbateurs endocriniens

- l’introduction d’un affichage environnemental à partir du 1er janvier 2023 pour certaines catégories de denrées alimentaires mises sur le marché : « nourri aux OGM », mode d’élevage, origine géographique, et nombre de traitements par des produits phytosanitaires sur les fruits et légumes frais afin de valoriser le travail des éleveurs et des producteurs tout en donnant aux consommateurs tous les éléments permettant d’accéder à une alimentation saine

- La possibilité de cession à titre onéreux des variétés de semences anciennes, paysannes, relevant du domaine public, dès lors qu’elles sont destinées aux jardiniers amateurs

« Conformément à mes engagements auprès des agriculteurs locaux, je continuerai à défendre lors des prochaines lectures du texte à l’Assemblée nationale les propositions issues des ateliers pour porter leur voix et leurs idées » Yolaine de Courson