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Service départemental d'incendie et de secours de Côte-d'Or : «Le dialogue social, c'est autour d'une table. Pas dans la rue. Pas sous la menace»

08/11/2018 08:23Imprimer l’article
Après l'annonce du syndicat SASPP-PATS du SDIS 21 de manifester en marge de la vente des vins des Hospices de Beaune, le président du Conseil Départemental, François Sauvadet, tape du poing sur la table.
Communiqué de François Sauvadet, président du Conseil Départemental de la Côte-d'Or :

J'ai lu avec attention le communiqué de presse diffusé hier, mercredi 7 novembre, par le syndicat SASPP-PATS qui dénonce des "conditions de travail inacceptables" des agents du SDIS21 et qui appelle à manifester en marge de la Vente des vins des Hospices de Beaune le dimanche 18 novembre prochain.

Je suis partisan d'un dialogue social franc et volontaire, indispensable au bon fonctionnement des institutions, au sein du Conseil départemental comme du SDIS21.

Mais le dialogue social n'a pas sa place dans la rue. On ne peut pas négocier en imposant sans cesse des épreuves de force et en menaçant l'organisation de manifestations emblématiques telles que la Foire gastronomique ou la Vente des vins des Hospices de Beaune. Même à la veille d'élections professionnelles dont on sait qu'elles exacerbent les tensions au sein des organisations syndicales.

Il est inacceptable qu'un syndicat utilise les moyens de garde et de secours aux biens et aux personnes, financés par la puissance publique, pour manifester de façon vindicative comme cela a été le cas jeudi 1er novembre dernier, lors de l'inauguration de la Foire gastronomique de Dijon, ou auparavant lors de l'inauguration de centres de secours ou de rassemblements de pompiers.

Par ailleurs, il est totalement faux de dire que le SDIS de Côte-d'Or ne dispose pas des moyens matériels et financiers suffisants pour assumer ses missions. En 2018, la contribution du Conseil départemental de la Côte-d'Or au fonctionnement du SDIS s'est élevée à 17,14 millions d'euros, en hausse par rapport à 2017.

Dans un contexte financier de plus en plus contraint, alors que l'Etat plafonne le budget des collectivités locales, l'effort financier du Conseil départemental n'est pas anodin et ne doit pas être sous-estimé. L'argent public est de plus en plus rare et je suis garant de son utilisation.

Il faut savoir que la contribution du Conseil départemental représente près de 52% du budget de fonctionnement du SDIS21 et 55% du total des contributions. Depuis 2006, des actions de mutualisation ont par ailleurs été entreprises entre le Conseil départemental et le SDIS pour optimiser le fonctionnement de l'établissement public. Ces actions ont permis de dégager des marges de manoeuvres financières.

Grâce au Conseil départemental et aux communes, le SDIS a les moyens d'investir et d'acquérir le matériel indispensable pour assurer ses missions, dans le respect des conditions de sécurité des sapeurs-pompiers.

Depuis plus de dix ans, le Département a mis des moyens considérables, ouvert le centre de Chevigny, moderniser plusieurs centres de secours et maintenu la présence du SDIS dans tous les territoires. Je l'ai dit à plusieurs reprises et je le redis : aucun centre de secours ne fermera au cours de ce mandat.

J'invite donc ce syndicat à faire preuve de sagesse et à reprendre le dialogue, débuté avec Vincent Dancourt, avec Hubert Poullot, nouveau président du SDIS. Je lui ai dit ma volonté d'instaurer un dialogue social constructif et j'ai toute confiance dans sa capacité d'écoute et de propositions.
Mais le dialogue, c'est autour d'une table. Pas dans la rue. Pas sous la menace.