dimanche 23 septembre 2018
La soirée de présentation de la nouvelle JDA, résultat de la fusion entre la JDA (Basket masculin) et le CDB (Hand féminin), s'est déroulée ce mardi soir au Palais des Sports de Dijon.
Questions à...
Durant deux jours, les start-ups françaises du secteur de l'alimentation et de la gastronomie sont réunies au Palais des Congrès de Dijon, dans le cadre de la deuxième édition du salon Food Use Tech, la référence FoodTech en France. Comment se portent-elles ? Pourquoi ce salon ? Pourquoi  à Dijon ? Le Dijonnais Xavier Boidevézi, secrétaire national de l'écosystème Foodtech, explique tout.
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ARRONDISSEMENT DE DIJON : La Mission Locale «dans l’anticipation des besoins»

11/07/2018 20:56Imprimer l’article
La structure accompagnant les jeunes de 16 à 25 ans a tenu son assemblée générale au Cèdre à Chenôve mardi après-midi. Elle compte renforcer le rayonnement de ses actions et services.
C’est sur le contexte national que le présidente de la Mission Locale de l'arrondissement de Dijon, Océane Charret-Godard, s’est d’abord exprimée. Un contexte «particulièrement mouvant notamment à travers la réforme de la formation professionnelle et de l’apprentissage». Pour la présidente, ce «big bang est un hold-up pour les territoires».

«Renforcer les partenariats»


Aux inquiétudes générées par ce qu’elle a résumé comme une recentralisation, Océane Charret-Godard a tout de même remarqué des moyens conséquents attribués aux Régions «pour les demandeurs d’emploi de longue durée, pour les jeunes en décrochage». Sur la période 2018-2022, il a ainsi été rappelé que le plan d’investissement dans les compétences liant l’Etat et le Conseil Régional Bourgogne-Franche-Comté représente 250 millions d’euros.
Pour Océane Charret-Godard, la Mission Locale, en l’occurrence celle de l’arrondissement de Dijon, a sa place à garder dans un écosystème territorial en pleine évolution, en évolution perpétuelle par rapport au marché du travail ainsi qu’au domaine de la formation, pas seulement initiale. «Il y a une nécessité pour nous d’anticiper ces besoins. A nous de renforcer les partenariats sur le territoire pour répondre de manière collective à des projets, en mobilisant l’intelligence collective sur les territoires». C’est selon la présidente de la Mission Locale le sens du rapprochement de celle-ci avec Créativ’, impulsé par Dijon Métropole. Un «partenariat renforcé, sans toucher aux statuts juridiques des deux structures», a précisé Océane Charret-Godard.
Ce rapprochement, le directeur de la Mission Locale de l’arrondissement de Dijon, Frédéric Remond, en parle sur le même ton, même s’il peut comprendre les inquiétudes de salariés. Il se veut rassurant sur ce rapprochement qui permettra d’après lui de renforcer les compétences par une union de celles-ci, avec d’un côté l’accompagnement d’un vivier de jeunes vers la qualification et l’emploi et de l’autre des ouvertures justement vers marché de l’emploi, auprès des entreprises, au contact de celles-ci.
Anne Bailbé, responsable de l’Unité départementale de Côte-d’Or de la DIRECCTE, s’est exprimée lors de l’assemblée générale sur l’enjeu de faire connaître aux entreprises les dispositifs portés par la Mission Locale, et notamment la Garantie Jeunes.

5 709 jeunes accompagnés en 2017,

dont 2 221 pour la première fois


Durant l’année 2017, la Mission locale de l’arrondissement de Dijon a accompagné 5 709 jeunes, dont 2 221 jeunes en nouveaux accueils (33 % sans qualification, 49 % de femmes, 12 % résidant en QPV). Un bilan plus faible que les années précédentes.
Le signe positif est que le nombre de jeunes demandeurs d’emploi a baissé, «de 21 % en cinq ans sur le territoire». Le signe négatif est le constat d’une perte de jeunes sur la Bourgogne-Franche-Comté, «avec près de 9 % de jeunes perdus en une dizaine d’années. C’est la deuxième région où ce taux est le plus important après le Grand Est», a noté Frédéric Remond, en ajoutant que cela concerne les jeunes souvent les plus qualifiés.
Quant à l’action de la Mission Locale, à ses services pour l’insertion mais aussi l’autonomie (mobilité, logement, santé...), dans une prise en compte également de la fracture numérique même si le développement de nouveaux outils est nécessaire, le directeur a réaffirmé un souhait de renforcer les liens et partenariats avec d’autres structures du territoire, socio-culturelles par exemple, afin de réussir à toucher les jeunes «hors-radar», autrement dit ceux ne bénéficiant pas des services proposés par la Mission Locale par manque de réseau ou de relais peut-on dire.
Enfin, dans un contexte que la présidente a donc rappelé, la formation professionnelle est aussi l’un des axes sur lequel travailler ces prochaines années. «On est passé du tout-emploi au tout-formation. Il nous faut réadapter notre activité et faire comprendre aux jeunes que le retour à l’emploi passe par la formation», a souligné le directeur de la Mission Locale.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier