mercredi 23 janvier 2019
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DIJON : 9 passages forts à retenir des voeux de François Rebsamen

12/01/2019 12:41Imprimer l’article
Le maire de Dijon et président de la Métropole, François Rebsamen, a présenté ses voeux à la société civile ce vendredi 11 janvier au Zénith devant plus de 2500 personnes. Dans un long discours, il a évoqué son bilan et la situation et les ambitions de la Métropole.
Le discours de François Rebsamen a été long. Très long. Trop long disaient certains après que le maire ait rendu le micro. Au Zénith ce vendredi soir, le maire de Dijon et président de la Métropole a présenté ses voeux devant plus de 2500 personnes dans une allocution dense, très politique, et au cours de laquelle il a largement mis en avant le bilan de ses mandats.

Derrière lui, nombre d’élus de la Ville et de la Métropole. Les piliers de sa majorité, évidemment, Nathalie Koenders et Pierre Pribetich en tête, mais aussi des élus d’opposition, notamment le groupe de la Droite et du Centre à la Métropole, et notamment Jean-Philippe Morel et Laurent Bourguignat, lequel faisait la moue de manière bien visible lorsqu’il n’adhérait pas aux dires de François Rebsamen.
Dans la salle, beaucoup de Dijonnais, mais aussi tout ce que la ville, et même le département, compte d’autorités. Impossible de les citer tous, mais notons la présence au premier rang du Préfet de Région, Bernard Schmeltz, des députés des 1ère, 2e et 3e circonscriptions, Didier Martin, Rémi Delatte et Fadila Khattabi, et du conseiller municipal et collaborateur au ministère des sports, Charles Rozoy. Juste derrière eux, Michel Neugnot, vice-président du conseil régional, aux cotés du procureur de la République, Eric Mathais, du directeur départemental de la Sécurité Publique, Jean-Claude Dunand, et la bâtonnière, Dominique Clemang. Ludovic Rochette, président de l’association des maires de la Côte-d’Or, était lui aussi juste là, assis derrière Yan Pei-Ming, le peintre de renommée internationale qui a été choisi pour l’exposition inaugurale du Musée des Beaux-Arts, dont la réouverture est programmée pour le 17 mai prochain. Les élus du conseil municipal d’enfants étaient eux aussi là, aux premières loges.
Alors, que retenir de ce long discours (à lire en intégralité ci-dessous) ?

1 - La fonction de maire


«Etre maire est le plus beau des mandats, et le mandat municipal est d’ailleurs le seul que nos concitoyens plébiscitent encore ! Nous savons combien ils attendent de nous. Que l'on soit maire d'une ville ou d’une commune rurale, nous sommes avant tout élus locaux, c'est-à-dire dans un rapport de proximité et de contact avec les habitants. Oui, sur tous les sujets, c'est d'abord vers nous que les habitants se tournent pour répondre à leurs problèmes quotidiens, mais aussi pour accompagner leurs projets et préparer l’avenir.
Mesdames et messieurs, la France est une République décentralisée, et la décentralisation est l’un des principaux engagements de ma vie politique. Et la France ne serait certainement pas la même sans ses maires, tous ses maires, qui agissent pour développer l'emploi, pour transformer leurs collectivités par la construction de crèches, d'écoles, d'équipements sportifs et culturels. Ils sont tous mobilisés pour agir sur le réel, penser l’idéal, contribuer à changer la vie de nos concitoyens, pour peu que l’État ne les empêche pas d’agir.
2019 est la dernière année de ce mandat municipal. J’espère qu’elle sera, dans la relation entre le gouvernement et les communes, l'année du ressaisissement, de la considération retrouvée, de la confiance rétablie en cette décentralisation créatrice qui nous anime, en tous cas qui m’anime.»

2 - 2877 emplois créés en douze ans


«L’un des piliers du développement territorial, c’est bien évidemment l'économie parce qu’elle génère de l’activité et de l’emploi. Dijon, Mesdames et messieurs, Dijon affiche un taux de chômage de 7,4% au second trimestre 2018, contre 9,2% pour la France.
C’est moins élevé que Lyon, Nancy, Strasbourg, Reims. A Dijon, il ne cesse de baisser depuis 2015 avec -1,2 points. Et le chômage à Dijon ne cesse de baisser alors même que notre agglomération poursuit sa croissance démographique. Cela veut dire que nous gagnons de emplois. En 12 ans, entre 2003 et 2015, la zone d'emploi de Dijon nous en avons gagné 3 877 soit une hausse de 2%. Oui, on crée des emplois à Dijon ! Certes, nos efforts doivent se poursuivre pour aider ceux qui, encore, trop nombreux, sont éloignés de l'emploi. Mais il faut se féliciter des réussites et se garder de dénigrer nos points forts. Ca n’est pas de l’autosatisfaction, c’est de l’optimisme et du volontarisme.»

3 - Le transfert de compétences du Département à la Métropole


«Ecoutez, nous avons encore échangé des courriers avec le Président du Département entre Noël et le jour de l’An au sujet des transferts de compétences. Maintenant, les choses sont claires : nous n’avons pas trouvé d’accord. Le Département ne veut rien lâcher. Et au fond, je pense que le Président Sauvadet n’en voulait pas. Ca n’est pas grave. La loi a prévu ce cas de figure, c’est désormais sous votre autorité, Monsieur le Préfet, que nous travaillerons au transfert des compétences obligatoires. C’est un peu dommage et tout à fait contraire à l’esprit de la décentralisation dont je vous parlais il y a un instant. Mais la règle est simple : la loi toute la loi rien que la loi et cela ne nous empêchera pas d’accueillir les bras ouverts les agents du Département, probablement autour d’une bonne centaine qui, principalement dans le cadre des compétence sociales, rejoindront la métropole sans doute avant fin 2019, le temps que tout cela se mette en place.»

4 - Le maire revient sur la vente du site de l’anion hôpital


«J’en profite également pour saluer si elle est avec nous la directrice générale adjointe du CHU qui assure l’intérim en attendant la nomination prochaine du successeur de Madame Beau. C’est avec Madame Beau que nous avons bouclé la négociation concernant la vente du terrain de l’ancien hôpital général pour la construction de la Cité internationale de la gastronomie et du vin. Nous avons réalisé cette transaction, je le redis une nouvelle fois, en respectant scrupuleusement l’estimation de prix effectuée par les Domaines, c’est-à-dire au mieux des intérêts du CHU.»

5 - Sur les rythmes scolaires


«J’aimerais dire un mot de la question des rythmes scolaires. Je n’ignore pas que Dijon est presque la seule ville de la métropole qui a conservé le rythme de la semaine de 4 jours 1/5. Je n’ignore pas que beaucoup de villes en France sont revenues à la semaine de 4 jours. Sur ce point particulier, aussi longtemps que nous pourrons le faire, j’assume cette situation car ma préoccupation première est celle de l’intérêt des enfants. Dans la majeure partie des cas, si certains sont revenus à la semaine de 4 jours, c’est pour de mauvaises raisons, et c’est un grand regret pour moi que le gouvernement – dont je salue l’effort quand il s’agit de dédoubler les classes de CP et CE1 – n’ait pas donné à cette réforme essentielle le temps de produire des effets, pour les enfants. Je n’agis pas en catimini, je parle ouvertement : si dans un prochain mandat municipal, le soutien financier de l’Etat disparaît ou d’autres veulent faire autrement, ils le feront. Mais je maintiens cette option, avec le soutien de la FCPE, avec le soutien de toutes les grandes études les plus sérieuses sur le bien-être de l’enfant et les conditions du bon apprentissage scolaire.»

6 - Sur l’ouverture de l’Ecole des Hautes Etudes en Apiculture


«La démarche de Dijon en faveur des insectes pollinisateurs est aussi unanimement saluée. Lundi, c’est-à-dire dans 3 jours, nous inaugurerons à Dijon, avec Arnaud Montebourg, l’Ecole des Hautes Etudes en Apiculture qui accueille sa première promotion. Ca n’est pas un hasard. Ca n’est pas juste parce qu’Arnaud Montebourg est bourguignon. C’est parce que nous avons une histoire, un engagement, une très belle entreprise, APIDIS, gérée par la famille Decombard. Bienvenue à cette nouvelle école. Sans doute est-elle modeste par la taille, mais elle a toute sa place, et une grande place, dans le panel des formations à Dijon, et c’est pour moi une fierté de démarrer 2019 avec cette première inauguration sur un sujet aussi symbolique de l’engagement de Dijon en faveur de la biodiversité.»

7 - François Rebsamen veut plus d’ambassadeurs pour Just Dijon


«Dijon a besoin d'ambassadeurs amoureux de leur ville, ambitieux pour leur métropole et prêts à porter haut et fort nos couleurs, tant en France qu'à l'international.
C'est pour cela que Dijon-métropole s'est lancé il y a tout juste un an dans une démarche de marketing territorial, symbolisée par la marque Just Dijon. Aujourd'hui, la concurrence que se livrent les territoires nous impose de bâtir des stratégies d'attractivité solides, structurées et partenariales. C’est essentiel pour attirer entreprises, emplois et talents. Le réseau des ambassadeurs que nous avons lancé compte actuellement 577 membres, beaucoup d’entre vous, élus, représentants institutionnels, chefs d'entreprise, responsable de l’enseignement supérieur, directeurs d'associations culturelles et sportives, personnalités de la gastronomie, étudiants qui porteront l’amour de Dijon à l’étranger lors de leurs stages Erasmus ou de leurs carrières internationales etc. Derrière la marque territoriale, toutes les forces vives se mobilisent. Nous avons en commun ce désir de voir Dijon rayonner. Alors, si vous n’êtes pas encore ambassadeur, rendez-vous sur le site de Just Dijon !»

8 - Yan Pei-Ming inaugurera le Musée des Beaux-Arts


«Un grand artiste de renommée internationale, un peintre qui, à mon sens, est un des plus grands portraitistes de notre époque, a choisi d’aimer Dijon, d’y vivre et d’y travailler. Et c’est à cet artiste que j’ai demandé d’imaginer pour nous une magnifique exposition pour l’ouverture de notre musée des beaux-arts rénové. Il a accepté et je l’en remercie. Je parle bien sûr de Yan Pei-Ming, il est dans la salle et je le salue avec toute mon amitié et ma reconnaissance pour cet honneur qu’il nous fait.»

9 - Les forces de l’ordre, «piliers de la République»


«L’année 2018 - nous l’avons tous plus ou moins vécu ou subi - s’est achevé dans un certain marasme. Ce qui est habituellement - ce qui doit être – une période de gaité, est entachée d’un certain hébétement, car la fête ne s’est pas tout à fait déroulée comme elle l’aurait pu, ou du.
Je condamne les exactions des casseurs avec la plus grande force. Les casseurs, c’est un petit nombre mais déjà bien trop important. Rien qu’à Dijon, où la porte de la mairie a été incendiée du côté du square des Ducs, du mobilier urbain dégradé tout comme de la voirie, le coût de ces manifestations s’élève au moins à 300 000 euros. Je veux rendre hommage aux services techniques, aux policiers municipaux, aux forces de police et de gendarmerie qui sont mobilisées samedi après samedi, et qui n’ont pas pu passer les fêtes en famille sereinement Vous pouvez les applaudir, ce sont eux les vrais piliers de la République. Je ne parle pas de la circulation des trams arrêtés, des bus perturbés, de la gêne pour les habitants, pour les commerçants du centre-ville qui réalisent normalement à cette période une grosse part de leur chiffre d’affaire.»
N.R.
Photos Nicolas Richoffer



 
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