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DIJON METROPOLE : Jusqu’au 22 février, habitants et artistes partagent leurs créations

29/01/2019 21:00Imprimer l’article
La 14ème édition du festival «Modes de vie» est bien lancée et se décline jusqu’au 22 février.
Le festival «Modes de vie» - coordonné par Art Danse au départ puis Zutique Productions, avant d’être repris par Art Public depuis une dizaine d’années -, c’est le festival qui, tous les ans, généralement de mi-janvier à mi-février, fait la part belle aux créations d’artistes et d’habitants, aux pratiques artistiques et rendez-vous culturels partagés, au profit de sept quartiers prioritaires dans cinq communes du territoire de Dijon Métropole.
Depuis le 22 janvier et jusqu’au 22 février, la 14ème édition s’annonce telles des festivités exhaustives dans plusieurs domaines artistiques. Le festival se veut toujours pluridisciplinaire et basé sur les échanges entre artistes et habitants du territoire.
Aux Grésilles par exemple, les interventions Karen Bourre et Julien Lanaud, artistes de la compagnie circassienne dijonnaise Opopop, auprès de jeunes du centre social depuis le mois de septembre, ont permis d’exposer des maquettes de cirques miniatures fabriquées avec des objets de récupération. Cela le même jour que la représentation du «Plus petit cirk du bout du monde», l’un des spectacles de la compagnie citée.
Ce sont ainsi ces liens qui sont développés dans le cadre de «Modes de vie». Adèle Petident, chargée de mission Production-communication pour l’association Art Public, nous parle du projet et du festival.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier

Adèle Petident : «Les habitants sont acteurs par la pratique culturelle»



D’où vient le festival «Modes de vie» ?

«Il est né il y a 14 ans à l’initiative du Grand Dijon qui voulait réfléchir à un projet culturel sur l’agglomération à destination des quartiers. Plusieurs partenaires se sont ensuite joints à la démarche.
Les villes de l’agglomération dijonnaise qui sont Dijon, Quetigny, Longvic, Talant, Chenôve, les structures de proximité sur les quartiers et l’association Art Public, pour la coordination des festivités, font vivre le festival. Le projet se fait à travers le collectif Tous d’ailleurs, composé des structures de terrain dans les quartiers, des institutions et établissements culturels, des établissements scolaires....»

Quelle était et quelle est encore aujourd’hui l’approche du festival ?

«La philosophie du festival est de rendre l’art accessible à tous et d’apporter la Culture là où elle n’est pas, ou peu.
Dans les quartiers de la politique de la ville (quartiers dits prioritaires), les gens n’ont pas toujours l’habitude d’aller dans les théâtres. On aide les habitants à la pratique culturelle, ils sont acteurs par celle-ci.»

Justement, le festival ne se résume pas seulement à la programmation de spectacles…

«Effectivement. En fait, le projet "Modes de vie" se décline en plusieurs volets. Il y a les artistes que nous invitons dans les quartiers à travailler avec les habitants dans un domaine artistique (cirque, arts plastiques, théâtre, danse, photo…). Les artistes et les habitants créent ensemble. Et puis il y a les compagnies qui présentent leurs spectacles.
L’idée est que les créations des habitants soient présentées le même jour que le spectacle de la compagnie et/ou de l’artiste ayant échangé avec eux. C’est valorisant pour tout le monde.»

Que représente l’édition 2019 du festival en termes d’actions artistiques et culturelles ?

«Cette année (du 22 janvier au 22 février), 9 projets sont menés, par 12 compagnies et artistes. Entre 200 et 300 personnes prennent part aux ateliers sur les sept quartiers QPV : Fontaine d’Ouche et les Grésilles à Dijon, le Mail à Chenôve, Place centrale à Quetigny, Guynemer et le Bief du Moulin à Longvic, le Belvédère à Talant. Chaque année, nous accueillons plus largement environ 2 000 personnes, aussi bien des quartiers concernés que d’autres secteurs.
Le but est toujours que ce soit pluridisciplinaire, en lien avec le territoires et les artistes locaux. On essaie de proposer une programmation variée sur un mois de festivités, le plus possible dans l’espace public et dans des lieux culturels.»

La Culture pour toutes et tous, est-ce dur à faire comprendre ?

«C’est sûr que c’est un long travail. Mais on instaure année après année des relations de confiance et d’échanges. Et ce sont de vraies relations qui se construisent entre les habitants et les artistes.
Après, on espère bien que les gens se disent que les portes du théâtre leur sont ouvertes comme à d’autres. Notre rôle est de semer des petites graines, et quand les structures nous disent que les habitants suivent de près les inscriptions pour les ateliers, ou qu’ils vont eux-mêmes à des spectacles, ce sont forcément des bons signes.»

Propos recueillis
par Alix Berthier

Toute la programmation du festival «Modes de vie»

à télécharger

en cliquant ici






 
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