jeudi 22 août 2019
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DIJON METROPOLE : La rénovation énergétique de la résidence Chateaubriand, «un travail complet» en copropriété

17/02/2019 03:07Imprimer l’article
L’opération de rénovation énergétique globale est présentée tel un fort exemple de ce qui peut se faire en copropriété sur le territoire métropolitain.
Boulevard Pascal (80-82) dans le secteur Junot, on ne croirait pas que la résidence Chateaubriand date du tout début des années 70. Alors que celle-ci avait été raccordée au réseau de chaleur urbain en 2015,  les copropriétaires ont, l’année suivante, voté pour une rénovation énergétique globale du bâtiment.

La recherche de la performance énergétique,

et de la modernisation urbaine


De la pose de l’échafaudage en février 2018 jusqu’au mois dernier, janvier 2019 donc, des travaux d’isolation notamment ont alors été opérés pour gagner en performance énergétique, avec le traitement des quatre murs du bâtiment, de la toiture, des planchers bas, la pose d’une VMC, de nouvelles menuiseries, de volets roulants pour les propriétaires volontaires…
Les portes d’entrée à la résidence ont également été changées et l’acoustique a été améliorée dans les couloirs des parties communes. A cela, se sont ajoutés des travaux d’accessibilité (signaux d’éveil), de sécurisation (système de désenfumage, portes coupe-feu…) mais aussi de modernisation architecturale de la structure.
«L’idée était de remettre au goût du jour cet immeuble, dont plusieurs copropriétaires trouvaient qu’il ressemblait trop à un HLM. Nous avons essayé de redynamiser et de retravailler l’emplacement de cet immeuble dans la ville. C’est aussi notre travail à nous architectes : repenser de vieux immeubles», explique François-Xavier Delerce de l’entreprise AD’équation, en l'occurrence membre de l’équipe Gustave qui avait en charge la maîtrise d’oeuvre du projet. Le gros des travaux a été confié à l’entreprise Myral d’Is-sur-Tille. 16 entreprises au total sont intervenues sur ce chantier.
Pour en revenir au sens premier de ces travaux - la rénovation énergétique -, c’est une opération BBC (label basse consommation) qui était planifiée, avec l’objectif de viser plus de 50 % d’économies en énergie après les travaux. Les opérateurs avancent même aujourd'hui un résultat de 60 % en gains énergétiques.

Dans le programme Rénovéco de Dijon Métropole


Sur place vendredi en fin d’après-midi, acteurs et partenaires du projet ont aussi mis en avant l’accompagnement dont a bénéficié la copropriété.
S’inscrivant dans le programme Rénovéco de Dijon Métropole, développé en partenariat avec l’ANAH (Agence nationale d’amélioration de l’habitat) pour inciter les propriétaires occupants ou bien bailleurs aux travaux de rénovation énergétique, le soutien s’est traduit par un accompagnement technique et financier de la copropriété. Sur les 2 millions d’euros de travaux, dont 1,5 concernant la rénovation énergétique, 260 000 euros ont été financés par Dijon Métropole et l’Etat. 250 000 euros l’ont été par la Région Bourgogne-Franche-Comté, au titre de l’appel à projets BBC Rénovation. Un éco-prêt à taux zéro collectif a pu être obtenu auprès du Crédit Foncier pour le financement d’une partie du reste à charge.
Directrice générale de l’ANAH, Valérie Mancret-Taylor s’est réjouie que l’Agence assure ici l’une de ses missions essentielles qui est de «permettre aux copropriétaires d’améliorer leurs logements». Vice-président de Dijon Métropole en charge des questions d’urbanisme et d’habitat, Pierre Pribetich a insisté sur le fait qu’«un travail complet a pu être mené à bien», dans une démarche partenariale déterminante, une réflexion collective, d’autant plus intéressante selon l’élu métropolitain sur un territoire «à l’avant-garde du développement durable».
La résidence Chateaubriand est prise en exemple, dans une métropole qui compte environ 4 500 copropriétés.

Des dépenses compensées par de nouveaux gains


L’amélioration de l’habitat encouragée par l’ANAH, elle s’est faite ici au travers du programme «Habiter mieux». Sur les 84 logements que comptent la résidence (dont 60 % de propriétaires occupants), 36 dossiers ont été instruits et validés, avec le concours de SOLIHA 21 dans le cadre de Rénovéco, mais aussi de Nexity, syndic gestionnaire de la résidence.
Emilie Garnier avait acheté son T3 pour 86 000 euros en juillet 2016... Si c’était sans compter les 26 000 euros s’étant ajoutés un an plus tard du fait du vote majoritaire en faveur de la rénovation énergétique globale, elle a pu obtenir une subvention de 8 000 euros. Ayant dû tout de même s’engager sur un prêt et un remboursement sur 15 ans, la propriétaire devrait s’y retrouver au niveau des factures énergétiques moins importantes et du crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE). De quoi mieux supporter son reste à charge mensuel de 140 euros. Sans oublier une plus-value sur son appartement en cas de vente. «Je ne regrette rien mais heureusement qu'il y a ces aides», a-t-elle réagi.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier