jeudi 19 septembre 2019
Le mosaïste a ajouté Dijon à la longue liste des villes du monde qui hébergent ses oeuvres. Il en a fixé six sur des façades du centre-ville.
Découvrez notre carte Google pour retrouver les six oeuvres.
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La conseillère métropolitaine déléguée à l’emploi témoigne de la volonté de la Métropole d’accompagner les acteurs du territoire pour favoriser la création d’emplois et «permettre un développement économique harmonieux et solidaire».
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DIJON METROPOLE : Le numérique au service de la transition écologique

09/07/2019 15:23Imprimer l’article
La collectivité territoriale vient de lancer sa plateforme urbaine d’expérimentation. Un lancement marqué notamment par la pose d’un premier capteur permettant «de mesurer en temps réel et à une échelle fine les températures, l’humidité ainsi que la qualité de l’air». 19 autres capteurs doivent être installés.
Avec «OnDijon», Dijon métropole s’engage dans une transition numérique conçue pour atteindre les objectifs d’un territoire mieux connecté pour concevoir la ville de demain. Dans cette perspective, Dijon métropole et le Plan Urbanisme Construction Architecture initient une plateforme de recherche POPSU au plan local, en réponse aux enjeux de pics de chaleur urbains, stress hydriques et de pollution de l’air.
Dijon métropole participe ainsi à l’un des plus importants programmes de recherche conduits sur la ville et les territoires. Au plan national, la Plateforme d’observation des projets et stratégies urbaines (POPSU) rassemble près de 300 chercheurs, issus de 70 laboratoires de recherche et 50 établissements d’enseignement supérieur et de recherche. Ce programme vise à croiser les savoirs scientifiques et l’expertise opérationnelle pour mieux comprendre les évolutions des territoires et les enjeux auxquels ils sont confrontés (métropolisation, transitions...). Dijon métropole entend ainsi innover en matière de recherche urbaine afin d’expérimenter de nouveaux modes d’observations et de fabrication pour une métropole durable.

Dijon Métropole et la Maison des sciences de l’homme dans une dynamique

de recherche participative


Dans ce cadre, la collectivité vient de lancer la plateforme urbaine d’expérimentation (PURE) : un observatoire environnemental nourri par un réseau de capteurs permettra de cartographier en temps réel et à une échelle fine les températures, l’humidité ainsi que la qualité de l’air dans Dijon métropole.
Le premier capteur Qameleo a été dévoilé au port du canal. Au rendez-vous de cette «première étape dans une stratégie de recherche» a-t-il affirmé en citant notamment les partenaires que sont le CNRS mais aussi la Maison des sciences de l’homme de l’université de Bourgogne, Pierre Pribetich, premier vice-président de Dijon Métropole a insisté sur la démarche opérationnelle : «Il s’agit de travailler avec le monde de la recherche dans une interaction et une transdisciplinarité qui doit nous permettre de progresser pour les enseignants-chercheurs mais aussi pour l’ensemble des cadres de notre métropole qui permettront d’aller plus loin dans le service au public, dans l’écologie et dans l’éthique». Directeur de la Maison des sciences de l’homme, Jean Vigreux apprécie de pouvoir «allier toutes les sciences humaines et sociales aux autres sciences», en ajoutant que la MSH s’inscrit avec volontarisme dans cette approche de «penser les enjeux en recherche fondamentale mais aussi en recherche participative», dans laquelle «le chercheur a sa place pour apporter ses connaissances», sans toutefois se substituer aux pouvoirs publics. «La MSH est ouverte sur la cité», a pu déclarer son directeur, en présence aussi de son adjoint Thomas Thevenin.
Hélène Peskine, secrétaire permanente du Plan Urbanisme Construction Architecture au ministère de la transition écologique, a quant à elle parler de «rencontres» entre des acteurs dans différents domaines de compétences ainsi qu’une dynamique devant permettre de s’appuyer sur toutes les expertises.

Une station environnementale accessible à tous


En présence de Catherine Hervieu, notamment présidente d’ATMO vice-présidente de Dijon Métropole déléguée à l’environnement (air, bruit), aux déplacements doux, aux milieux aquatiques, de Jean-Patrick Masson, conseiller communautaire délégué au patrimoine et à l’environnement, et des élus municipaux et métropolitains Denis Hameau et Françoise Tenenbaum, les relevés du capteur ont été présentés sur tablette numérique par l'équipe universitaire qui participe au projet, représentée par Nadège Martiny et Nicolas Marilleau. «Cette station environnementale doit apporter un éclairage nouveau sur les variations de la qualité de l’air dans le temps et dans l’espace à l’échelle du territoire mais aussi être un outil de sensibilisation auprès des populations», souhaite Nadège Martiny. Un fablab est d’ailleurs envisagé par la MSH avec des lycéens afin de travailler sur une dizaine de capteurs.
Dans une démarche participative, les élus, la population et des associations seront engagés dans la conception et la réalisation de cet observatoire de façon notamment à favoriser l’accès aux données produites et leur appropriation par le grand public. Il s’agit du premier capteur connecté de qualité de l’air. Une spécificité soulignée par Hélène Peskine. Réalisés selon un procédé open source, ces capteurs seront installés dans l’espace public au cours des prochains mois dans toute la métropole. Les mesures en temps réel seront consultables par tous à partir d’un QR code.
Ce dévoilement a ponctué la journée sur la transition numérique intitulée «Regards croisés sur la transition numérique », organisée par Dijon Métropole en collaboration avec l’Université de Bourgogne dans le cadre du programme POPSU.
Ce temps d’échange proposait de croiser des regards scientifiques et travaux de recherche avec l’expérience de terrain des territoires. Animé par des chercheurs spécialistes des questions de données numériques, Antoine Courmont, Dominique Boullier et Marie-Christine Jaillet, et la représentante du TUBA Lyon, Laéthicia Rancurel, il s’est articulé autour de trois grands axes : Comment ouvrir de nouveaux services sans déshumaniser les services publics, comment concevoir une infrastructure sécurisée et comment une ville intelligente peut-elle permettre d'expérimenter de nouveaux modes d'observation et de fabrication d'une ville durable ?. Une table ronde entre les chercheurs et les élus métropolitains est venue clôturer la matinée qui a été suivie d’une visite du PPC «OnDijon».

Photos : Alix Berthier