samedi 23 juin 2018
Questions à...
Le tourisme est en pleine mutation en France. Pour éclairer les enjeux de ce secteur, Infos-Dijon a interrogé Sladana Zivkovic, la présidente du nouvel office de tourisme de Dijon Métropole. Elle nous parle modernisation des visites, développement du numérique, ouverture des commerces le dimanche et tourisme vert.
> Dijon Metropole > Dijon Metropole

DIJON METROPOLE : Le système alimentaire durable de 2030 accompagné par la Caisse des dépôts et la Région Bourgogne-Franche-Comté

09/03/2018 12:18Imprimer l’article
Ce soutien fort pouvant aller jusqu'à 600 000 euros s’est traduit par la signature officielle d’un protocole au centre régional de l’INRA ce jeudi.
Ce jeudi en début d'après-midi, c’était un honneur pour la présidente de l’INRA d’accueillir toute cette assemblée en salle de conférence. Le moment fort de cette réception devait donc être la signature d’un protocole de soutien financier à l’ingénierie du projet TIGA visant à développer un système alimentaire territorial durable.

L’ambition d’aller vers

un système alimentaire durable


«L’ambition de ce projet vise à démontrer comment un système alimentaire durable, reposant sur l’agroécologie, est une opportunité pour la triple transformation d’un territoire : environnementale, économique et sociale». C’est l’enjeu d’envergure du projet selon Nathalie Mulier-Jolain, qui colle aux priorités de l’INRA. C’est aussi renforcer une initiative et des dynamiques territoriales, dans des partenariats solides.
«Notre ambition, c’est de faire de Dijon métropole le territoire démonstrateur de succès de cette transition vers un système alimentaire durable, pour qu’il soit un modèle», a poursuivi Philippe Lemanceau, directeur de l’Unité mixte de recherche regroupant l’INRA, Agrosup et l’Université de Bourgogne. Un modèle, par la sensibilisation des concitoyens, le numérique et les complémentarités entre les zones urbaines et rurales.
L’idée est donc via le protocole de continuer et d’accentuer les innovations. Maire de Dijon et président de Dijon métropole, François Rebsamen a affirmé que «les grandes orientations se poursuivent, au service de l’innovation et de la croissance, de l’emploi et du développement économique», tout en soulignant le soutien apporté par la Caisse des dépôts, signe d’un territoire lauréat et remarqué.
En ce sens, François Rebsamen a annoncé : «Ce soutien a pour but d’affiner le projet de territoire, d’avancer sur celui-ci et de préparer la grande réponse à l’appel à projets».

«Dijon métropole conçoit et imagine le territoire de demain»


D’après le président de Dijon métropole, les atouts (la gastronomie notamment) sont là et des actions sont déjà mises en oeuvre, dans cet objectif d’arriver dans une dizaine d’années à un système alimentaire durable : le développement du maraîchage périurbain, le PLUI, la diversification des productions, la valorisation des cépages… «Dijon métropole conçoit et imagine le territoire de demain». Le projet mis en avant ce jeudi s’inscrit dans cette démarche.
Vice-président du Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté en charge notamment du développement économique et de la nouvelle croissance, Jean-Claude Lagrange a salué cette intention et ces engagements, en profitant de l’occasion pour dire combien la région et en particulier Dijon a sa place dans les lauréats, grâce à «une stratégie clairement identifiée, en lien avec le territoire et ayant un impact substantiel sur la qualité de vie et la durabilité». La Région la soutient évidemment.
Pour le vice-président régional, soutenir Dijon métropole et la voir remarquée pour un projet TIGA est une évidence. «C’est aussi un étape qui va entraîner une forte mobilisation», a lancé Jean-Claude Lagrange.

Un système «au carrefour de la modernité et du manger mieux»


Eric Lombard, directeur général de la Caisse des dépôts, a apprécié ici «des initiatives porteuses de sens, fécondes et novatrices», du digital à l’alimentation, dont le système porté ce jeudi est «au carrefour de la modernité et du manger mieux», dans l’agroécologie et les circuits courts. «Ce n’est que le début du processus et la Caisse des dépôts sera à vos côtés», a assuré Eric Lombart.
Au nom de la préfète de la région, Eric Pierrat, secrétaire général aux affaires régionales, a terminé en félicitant Dijon métropole d’être lauréate dans les 24 TIGA, parmi plus de 100 candidatures au départ. «Cette première sélection n’est pas un hasard quand on sait qu’il y a ici des acteurs engagés comme la FoodTech, Vitagora… On peut souhaiter que Dijon métropole soit retenue dans l’appel à projets», a-t-il conclu, entres autres ambitions et axes de travail à renforcer.

Alix Berthier

Communiqué de presse
de Dijon métropole :


François Rebsamen, président de Dijon métropole, et Éric Lombard, directeur général de la Caisse des Dépôts, ont signé ce jeudi 8 mars un protocole de soutien financier à l’ingénierie du projet «Territoire d’innovation de grande ambition» (TIGA) du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA) visant à développer un système alimentaire territorial durable.

Cette signature a eu lieu au Centre de recherche INRA Bourgogne-Franche-Comté à Dijon, en présence de Jean-Claude Lagrange, vice-président de la Région Bourgogne-Franche-Comté, représentant Marie-Guite Dufay, présidente de la Région, et Éric Pierrat, secrétaire général aux affaires régionales, représentant Christiane Barret, préfète de la Région Bourgogne- Franche-Comté, préfète de la Côte-d'Or.

Dijon métropole est lauréate de l’appel à manifestation d’intérêt TIGA, géré par la Caisse des Dépôts, pour le compte de l’État dans le cadre du PIA, pour son projet «Dijon, territoire modèle du système alimentaire durable de 2030».
Elle doit désormais se donner les meilleures chances de succès pour répondre à l’appel à projets qui sera lancé au second semestre 2018. Cet appel à projets vise à sélectionner puis financer les démonstrateurs du futur qui répondent aux défis des transformations économiques, environnementales et sociétales auxquelles sont confrontés aujourd’hui nos territoires.

Ainsi, l’action TIGA du PIA3 va apporter un appui à l’ingénierie du projet à hauteur maximale de 400 000 euros. Le projet consiste à favoriser l’émergence d’un système alimentaire durable, qui aille au-delà des solutions traditionnelles de «circuits-courts» et qui garantisse la durabilité de toute la chaîne agro-alimentaire territoriale.
Cet appui financier visera à renforcer la maîtrise d’ouvrage et permettra au consortium des partenaires d’affiner l’ambition affichée en :
        -  développant un système alimentaire durable, facteur de qualité environnementale du territoire,
        -  créant un système alimentaire, facteur de développement économique et d’emplois pour le territoire,
        -  améliorant le cadre de vie et en renforçant la cohésion sociale.

La métropole compte l’agriculture et les industries agro-alimentaires au nombre de ses filières d’excellence. Les partenaires rassemblés dans la FoodTech, le pôle de compétitivité Vitagora, ainsi que les établissements d’enseignement supérieur et de recherche, sont fortement mobilisés par Dijon métropole sur cette nouvelle ambition à 2030.

La Région Bourgogne-Franche-Comté apportera également son soutien à hauteur maximale de 200 000 euros. Ce projet participe en effet d’un modèle d’agriculture nourricière péri-urbaine, organise une réciprocité avec les territoires environnant la métropole et répond à l’ambition de faire de la Bourgogne-Franche-Comté un leader mondial de la transition écologique, de la transformation de l’agriculture et de l’industrie agro-alimentaire.

Projet «Système alimentaire durable de 2030» :

pourquoi la métropole de Dijon s’engage

 
Les modes de production agroindustriels actuellement dominants ont permis de répondre à une demande mondiale croissante et d’enrichir les régimes alimentaires, en particulier en viandes et en céréales. En France, le secteur agricole (1er producteur et exportateur européen) et agroalimentaire (172 Md€ de chiffre d’affaires, 4e exportateur mondial en 2016) est une composante majeure de l’économie nationale et de son commerce extérieur (5,9 Md€ en 2016).
 
Les systèmes alimentaires de type occidental, et, a fortiori, leur extension mondiale, ne sont cependant pas durables, en termes de consommation de ressources, d’impacts sur les écosystèmes et d’effets sur la santé (surpoids, obésité et pathologies associées). L’alimentation contribue en effet à près de 30 % des émissions de gaz à effet de serre (GES). Une évolution vers des systèmes et des régimes alimentaires plus écologiques est ainsi un objectif de plus en plus partagé par les différentes parties prenantes : acteurs de la filière agri-agroalimentaire (producteurs, transformateurs et distributeurs), pouvoirs publics et consommateurs-citoyens.
 
La territorialisation accrue des systèmes alimentaires apparaît comme une des voies pertinentes pour répondre à cet impératif. Les nombreuses initiatives engagées sur les territoires en France et à l’étranger illustrent ce mouvement. Ces initiatives territoriales restent cependant trop limitées pour constater un effet transformant significatif. Le poids de l’alimentation de proximité reste modeste et ne constitue pas un réel levier d’évolution vers un modèle de production agroécologique. Le cœur des solutions dites locales repose encore sur le seul pilier de l’agriculture en circuits courts, ce qui n’est pas suffisant.
 
Dijon métropole et ses partenaires[2] ont l’ambition de démontrer que l'évolution vers un système alimentaire durable est une opportunité pour la transformation d’un territoire, d’un point de vue tant environnemental, économique que social. Fort de ses acteurs innovants dans ce domaine, de sa dynamique déjà en cours et de sa renommée patrimoniale et gastronomique, la métropole a l’ambition de devenir d’ici à 10 ans le territoire démonstrateur d’un système alimentaire durable et innovant servant de modèle aux métropoles nationales et internationales.

Cette ambition repose sur une approche systémique touchant à l’ensemble des activités de production, d’échange, de transformation, de distribution et de consommation d’un territoire et s’articule donc sur trois axes :
 
- Développer un système alimentaire durable facteur de qualité environnementale du territoire : il s’agit de devenir, à 10 ans, le démonstrateur à grande échelle d’un modèle agroécologique qui préserve et valorise les ressources naturelles et la biodiversité, fournisse des produits de qualité en quantité suffisante et s’appuie sur une complémentarité entre activités et territoires urbains et ruraux.
 
- Créer un système alimentaire facteur de développement économique et d’emplois pour le territoire : il s’agit, à 10 ans, d’accroître la part des productions locales dans l’alimentation de la population grâce au développement de produits bruts et transformés et de services innovants liés au nouveau modèle agroécologique.
 
- Améliorer la qualité de vie et renforcer la cohésion sociale : l’objectif de Dijon métropole est d’assurer l’accès de tous à une alimentation et un environnement plus sain, à des prix accessibles, de faire des consommateurs-citoyens les acteurs de leur alimentation, de renouer la confiance entre consommateurs-producteurs.

Le projet «Système alimentaire durable de 2030» de Dijon métropole a pour ambition, à 10 ans, de faire du territoire de la métropole la vitrine d’une agriculture performante et durable en milieu urbain et péri-urbain. Un engagement fondateur du projet métropolitain, résolument tourné vers l’écologie et l’environnement, basé sur des modèles économiques viables pour des productions locales créatrices d’emplois.

A propos du groupe Caisse des Dépôts
La Caisse des Dépôts et ses filiales constituent un groupe public, investisseur de long terme au service de l’intérêt général et du développement économique des territoires. Reconnu pour son expertise dans la gestion de mandats, le Groupe concentre son action sur quatre transitions stratégiques pour le développement à long terme de la France et de l’Outre-mer : les transitions territoriale, écologique et énergétique, numérique, démographique et sociale.
http://www.caissedesdepots.fr

A propos du Programme d’Investissements d’Avenir
Doté de 57 milliards d’euros, le Programme d’Investissements d'Avenir (PIA), piloté par le Secrétariat général pour l’investissement, a été mis en place par l’État pour financer des investissements innovants et prometteurs sur le territoire.
Six priorités nationales ont ainsi été identifiées afin de permettre à la France d’augmenter son potentiel de croissance et d’emplois : l'enseignement supérieur, la recherche et la formation, la valorisation de la recherche et le transfert au monde économique, le développement durable, l'industrie et les PME, l'économie numérique, la santé et les biotechnologies. http://www.gouvernement.fr/secretariat-general-po...

A propos de la Région Bourgogne-Franche-Comté
La Région Bourgogne-Franche-Comté investit dans les territoires en faveur du développement économique, de la recherche, de l’innovation et du développement durable. Elle est responsable de la mobilisation collective des porteurs de projets autour d’enjeux stratégiques pour son industrie, son agriculture et ses habitants.
La Région Bourgogne-Franche-Comté souhaite devenir leader mondial en matière de recherche et de développement sur la transition socio-écologique, l’alimentation et les innovations dans l’agriculture et l’industrie agroalimentaire et la gestion territoriale, dans le cadre de l’axe 2 de la stratégie I-Site portée par l’Université Bourgogne-Franche-Comté (UBFC) «Territoire, Environnement, Aliment».