mercredi 14 novembre 2018
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DIJON METROPOLE : Les déplacements à vélo, une réflexion majeure dans le Code de la rue

12/09/2018 15:50Imprimer l’article
A l’occasion des 10 ans du Code de la rue et à l’invitation de Dijon Métropole, des associations Rue de l’Avenir et EVAD et du Cerema pour la cohésion des territoires, une journée d’échanges et de réflexions s’est tenue ce mercredi.
Le Code de la rue est à l’initiative de l’association Rue de l’Avenir, ayant réfléchi à un pendant du Code de la route prenant en compte les déplacements autres que la voiture et inscrivant ces modes actifs de déplacements dans les mesures et rappels de sécurité routière et plus largement dans le vivre-ensemble en ville peut-on dire.
Les aspects avantageux de ces modes de déplacements (pollution moindre, répercussions positives sur le pouvoir d’achat…) sont aussi notifiés dans ce Code.

Pour la sécurité et la fluidité des déplacements à vélo


A Dijon, avec l’arrivée du tramway ou encore la piétonisation du centre-ville qui se poursuit, des questions se posent dans les aménagements réalisés. Avec sutout une sensibilisation sur laquelle il est nécessaire d’insister encore : le devoir d’attention des automobilistes quant au respect des piétons et en l'occurrence des cyclistes.
Pour Catherine Hervieu, vice-présidente de Dijon Métropole déléguée notamment aux déplacements doux, les aménagements de la collectivité sont effectués en ce sens. Elle prend en exemple les doubles sens cyclables en centre-ville et dans les zones 30 ainsi que les «cédez-le-passage» aux feux «pour plus de fluidité des déplacements à vélo». Quant aux équipements sur l’agglomération, Catherine Hervieu remarque que les stations ou bien les arceaux pour vélo se multiplient.
Ces points positifs, soulignés lors de la journée organisée ce mercredi à Dijon Métropole, sont toutefois tempérés par des améliorations nécessaires et bien ciblées. «Il faut travailler sur la continuité des pistes cyclables entre les communes et traiter les coupures urbaines que peuvent entraîner la rocade et les grands boulevards», reconnait la vice-présidente de la collectivité territoriale.
Aujourd’hui, on compte 300 km d’aménagements cyclables sur l’ensemble de la métropole et, selon une étude de l’Insee datant de janvier 2017, la part des déplacements à vélo est à hauteur de 5 %.

Des portions «très acrobatiques»


«Ça s’améliore régulièrement, pas assez vite à notre goût, mais ça s’améliore», résume Christian Germain, vice-président de l’association Ensemble à Vélo dans l’Agglomération Dijonnaise.
S’appuyant sur le dernier baromètre des villes cyclables qui classe Dijon à la deuxième place dans sa catégorie, il relève une satisfaction globale dans la ville quant aux équipements mis en place, mais le manque de sécurité vis à vis des automobilistes est toujours pointé du doigt.
«Les seniors et les enfants ne peuvent pas circuler en sécurité à vélo», lâche-t-il comme constat. Avec sur la liste des points noirs : «la place du 30 octobre, la rue Wilson, la rue d’Auxonne, tous les grands boulevards… Il y a des endroits où l’on ne peut circuler de manière sécurisée, ni agréable, à vélo». Christian Germain qualifie aussi de «très acrobatiques» certaines traversées et liaisons entre les communes de l’agglomération.
Cela dit, pour le vice-président d’EVAD, ces questions et réflexions sur «la responsabilisation de tout le monde» traduisent des avancées : «C’est bon signe. Avant, il n’y avait pas de conflits, il n’y avait que des voitures. On voit réapparaître des conflits, des frictions, entre cyclistes et automobilistes, entre cyclistes et piétons, entre piétons et gyropodes… C’est la preuve que l’espace public change, que les villes évoluent et qu'elles ne sont plus réservées aux voitures. Après, il faut régler ces conflits et c’est d’abord une question de comportements et d’éducation». L’association EVAD intervient d’ailleurs dans les écoles et procède auprès de différents publics à ce que l’association appelle des remises en selle.

Se respecter mutuellement

«suivant les contextes et l’environnement»


«On agit avec nos moyens mais on ne peut pas tout faire», termine Christian Germain. Autrement dit, la réflexion est donc plus générale et doit être collective, responsable de toutes parts. De même lorsque Catherine Hervieu dit clairement qu’il serait impossible de mettre les automobilistes, les cyclistes et les piétons sur toutes les voiries. «Il faut aussi que nous sachions nous adapter les uns et les autres, être respectueux suivant les contextes et l’environnement», a-t-elle pris soin de souligner sur le cas de la rue de République, logiquement piétonne avant d'être cyclable.
La journée de ce mercredi a rassemblé des élus des communes de l’agglomération, des représentants de services des collectivités, des membres associatifs du territoire mais aussi de Dole et de Tours, des universitaires… Il s’agissait de dresser un bilan de l’application du Code de la rue tout en dégageant des réflexions plus poussées sur la facilitation et le respect mutuel des déplacements.

Alix Berthier
Photo : Alix Berthier