mercredi 17 octobre 2018
La soirée de présentation de la nouvelle JDA, résultat de la fusion entre la JDA (Basket masculin) et le CDB (Hand féminin), s'est déroulée ce mardi soir au Palais des Sports de Dijon.
Questions à...
Dans une longue interview à Infos-Dijon, l’élu de Côte-d’Or, patron des Sénateurs «En Marche» au Sénat, et proche d’Emmanuel Macron, dit sa foi dans les réformes.
Il parle aussi des élections européennes, d'Arnaud Danjean, d'agriculture, et des municipales à Dijon et en Bourgogne-Franche-Comté.
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DIJON METROPOLE : Les expulsés des squats XXL et Stalingrad ont trouvé un nouveau refuge à Chenôve

08/10/2018 10:22Imprimer l’article
ACTUALISATION : Une plainte a été déposée. Le propriétaire affirme avoir été «jeté à terre» ce lundi matin.

L'information a été révélée ce dimanche par Paul Garrigues au nom des associations du collectif de soutien aux demandeurs d'asile et migrants. Sur place, l'ambiance est calme et l'espoir de passer l'hiver sous un toit est grand.
Des migrants qui se retrouvaient à la rue après les expulsions du squat XXL en juillet et de celui de l'avenue de Stalingrad à Dijon en août ont trouvé un nouvel abri dans les anciens locaux de la CPAM à Chenôve, boulevard Henri Bazin, depuis plusieurs jours.
«Ce sont les migrants qui l'ont trouvé» explique Yann, un militant du collectif de soutien aux demandeurs d'asile et migrants. «Une petite dizaine d'entre eux était ici depuis mercredi de façon discrète. Puis ils ont dit aux autres de venir samedi, une fois passé le délais légal».

Une cinquantaine d'occupants


Ce dimanche, une cinquantaine de migrants, «pour l'énorme majorité des demandeurs d'asile», avaient déroulé des sacs de couchage dans les vastes locaux désaffectés. «Ce sont des gens qui étaient hébergés sous des tentes à l'espace auto-géré des Tanneries entre temps» poursuit Yann, qui espère qu'ils ne seront pas expulsés à l'approche de l'hiver.

Cette installation a été rendue publique ce dimanche par Paul Garrigues au nom des associations, une quarantaine, du collectif de soutien aux demandeurs d'asile et migrants. Ils appellent «tous les citoyens, associations, élus attachés au respect des droits humains à exprimer leur solidarité, à demander des solutions permettant de façon pérenne que chacun, quelle que soit sa nationalité, son origine, sa situation administrative puisse bénéficier d'un hébergement» explique Paul Garrigues, qui ajoute que l'expulsion du squat de l'avenue de Stalingrad à Dijon s'est faite «hors tout respect des garanties de droit».
Après le dépôt d'une plainte pour violation de domicile, une lettre ouverte a d'ailleurs été adressée par le collectif au procureur de la République de Dijon et au préfet de la Côte d'Or ce samedi, à lire en cliquant ici.

«Nous sommes prêts à accepter un bail précaire»


«Ils souhaitent rechercher un accord avec l'institution propriétaire des lieux» poursuit Paul Garrigues au sujet du nouveau lieu occupé. «Dans tous les cas, s'il y avait un contentieux, ce que chacun devrait avoir la volonté d'éviter, celui-ci relèverait d'un débat devant les tribunaux et non du recours à la force brutale» implore Paul Garrigues.

En attendant, des policiers se sont rendus sur place ce dimanche matin pour constater l'occupation. «Des preuves de l'occupation des lieux depuis mercredi leur ont été remises, ainsi qu'aux services du procureur de la République de Dijon» raconte Yann.

«Idéalement, nous souhaitons que ces personnes puissent rester le plus longtemps possible dans ces locaux. Nous sommes prêts à accepter un bail précaire. Si nous en sommes là, c'est parce que la préfecture ne répond pas à ses obligations car elle doit héberger les demandeurs d'asile».
Dans les locaux, la vie quotidienne commençait à s'organiser ce dimanche. La paroisse toute proche a amené des vivres, des fruits et légumes essentiellement, et des militants veillaient sur place avec les migrants.
Nicolas Richoffer
Photos N.R.
Mise à jour :

Une plainte a été déposée. Le propriétaire affirme avoir été «jeté à terre» ce lundi matin


Thierry Coursin, président de la Société Est Métropoles (SEM), précise ce lundi auprès d'Infos-Dijon que sa société, propriétaire du bâtiment, est une société strictement privée, «dont l'actionnaire est privé». «Ce n'est donc pas un bâtiment public comme ont pu le croire ou laissé croire les occupants». «J'y suis allé ce matin. J'ai été jeté à terre en essayant de rentrer dans mon bâtiment» affirme-t-il.

Concernant la situation de ce bâtiment et son avenir, le propriétaire poursuit : «Une négociation était en cours avec une société qui voulait y installer une activité destinée aux enfants, de type crèche. La transaction prend un gros coup dans l'aile. M. Garrigues interrompt ni plus ni moins une opération importante».
Une plainte a été déposée hier soir pour occupation illégale d'un lieu privé.