mardi 22 mai 2018
Questions à...
Médecin régulateur au Samu 21 et conseiller départemental, Christophe Avena décrit les difficultés des médecins régulateurs, confrontés à une augmentation continue des appels. Sans se prononcer sur le contenu de la conversation entre le Samu de Strasbourg et Naomi Musenga, il note une anomalie dans cette affaire, symptomatique d'un manque de médecins régulateurs.
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DIJON METROPOLE : Nouvelle manifestation ce jeudi pour la régularisation des élèves sans-papiers de l'agglomération

14/05/2018 18:49Imprimer l’article
La mobilisation citoyenne à l’initiative des collectifs du Lycée International Le Castel, du lycée des Marcs d’Or, du collège Clos de Pouilly, du collège Les Lentillères et de l’école élémentaire des Petites Roches se poursuit.
Communiqué des collectifs du Lycée International Le Castel, du lycée des Marcs d’Or, du collège Clos de Pouilly, du collège Les Lentillères et de l’école élémentaire des Petites Roches :

«Légaliser ? Basique. Maintenant ? Simple. Soutien aux élèves et aux étudiants en danger…»

Depuis le début de l'année, les collectifs des collèges et des lycées ne cessent d'interpeller la préfecture sur des dossiers de jeunes en difficulté pour régulariser leur situation administrative.

Après qu'une délégation a été reçue le 6 avril par la préfecture, force est de constater que de nombreux élèves restent en danger ainsi que leur famille. Il est temps de réconforter tous nos jeunes élèves sans les menacer constamment d'une expulsion et de leur permettre de poursuivre leurs études en toute sécurité en leur octroyant à tous des titres de séjour.

Les collectifs ont mis en ligne une pétition déjà signée par près de 500 personnes en quelques jours. Pour la consulter: https://chn.ge/2K36AkQ (à recopier dans la barre de saisie)

Sur Dijon, ville cosmopolite, la mobilisation s'agrandit et sort du cadre conventionnel de l'accompagnement des migrants. L'accueil est un enjeu majeur, l'Etat, les collectivités territoriales, les préfectures et les villes dites cosmopolites doivent prendre en compte l'accueil de tous les réfugiés. Expulser les familles, c'est traumatiser dans un même temps plus de cent familles qui vivent ensemble depuis plusieurs années. Ainsi, les collégiens des Lentillères sensibilisés à la menace d'expulsion de leurs copains, copines, amis, amies ont tenu à exprimer leur solidarité à leurs camarades W., R.,M., M., I. et L par cette photo produite par le Conseil de Vie Collégienne (CVC).

Les collectifs donnent rendez-vous à 16h devant le lycée Le Castel pour un goûter, des prises de paroles des élèves, des professeurs, puis pour se rendre au Rassemblement à la préfecture à 17h avec les associations de soutien aux migrants et exiger «Un toit de droits pour tous…!»

Photo réalisée au collège sur proposition du CVC

Le tract d’appel pour le 17 mai :


DROIT AUX ETUDES POUR TOUS DE L’ECOLE AU SUPERIEUR DANS DES CONDITIONS FAVORABLES DE REUSSITE

En France depuis plusieurs années, des élèves arrivés mineurs, scolarisés dans les écoles, les collèges, les lycées de Côte d’Or sont menacés d’expulsion. Malgré leur passé, ce sont des élèves moteurs dans les classes, qui contribuent à la richesse de nos classes et souhaitent à tout prix réussir dans leurs projets.

Après un parcours, parfois très difficile, pour arriver en France, ils ne trouvent cependant pas la sérénité pour réaliser leurs études :
- Multiplication, ces derniers temps, des contrôles au faciès, et garde à vue et obligations de quitter le territoire prononcées dans les 24h
- Contestation de minorité, par le conseil départemental, de jeunes mineurs arrivés isolés, sans aucun respect des règles en matière d'évaluation, ces mineurs se retrouvant à la rue dans le plus total dénuement
- Demandes de retourner chercher un visa dans le pays d’origine, pour compléter le dossier de demande de titre de séjour de jeunes qui remplissent toutes les conditions de régularisation : y a-t-il une sélection des migrants par l’argent ? De plus, il n'y a aucune garantie ni d'assurer leur sécurité, ni qu'ils puissent revenir
- Refus de prendre en compte certaines pièces administratives qui pourraient permettre l’obtention de titres de séjour : promesses d’embauches, justificatif de présence, etc ...
- Refus de prendre en compte les motivations individuelles : danger encouru par ces jeunes et leur famille dans le pays d’origine notamment
- Refus d'autoriser à rester en France des familles, présentes depuis des années et ayant subi des persécutions ou la misère, alors même qu’elles remplissent les critères pour être régularisées
- Et des exemples il en existe d’autres....

Au-delà de ces souffrances « administratives », leurs conditions de vie sont parfois insupportables : pas de logement et seulement l'abri de nuit pour des familles, pas ou peu d’aide de l’Etat pour l’hébergement...
- Montrons que la France reste une terre d’accueil, solidaire et ouverte au monde
- Montrons qu’en France, la fraternité, l'accueil, l'égalité à l’école et dans la société sont encore des valeurs
- Soutenons la demande de solutions d'urgence pour ces enfants et familles en danger

RASSEMBLEMENT DEVANT LA PREFECTURE
(rue de la Préfecture)
JEUDI 17 MAI 2018 à 17H


La pétition des établissements :


Collectif de soutien aux demandeurs d'asile et migrants :

ACAT Dijon / Action Catholique Ouvrière / AFRANE Bourgogne / AGIRabcd 21 / Amis de la Confédération Paysanne / Amnesty International Dijon /Association des Paralysés de France/ ATTAC 21 / ATMF Dijon / CFDT 21 / CGT 21 / Club Unesco Dijon/CCFD Terre Solidaire/CLCV /CNT 21 /Collectif du lycée d’accueil international du Castel/Confédération Paysanne/ CSF / Espace Autogéré des Tanneries / Euphorbe en Illabakan / FCPE / FSU 21 / LVN personnalistes et citoyens / Ligue des Droits de l’Homme / MAN /Mouvement de la Paix/ MRAP / Pastorale des Migrants / RESF 21 / SAF /SNES FSU/ SOS Refoulement / SOS racisme / Solidaires / Solidarité afghane /Sud santé sociaux/ UJFP / UNEF/ Tends la Main / Urgence Solidaire

DROIT AUX ETUDES POUR TOUS


Nous, personnels d'éducation, élèves, parents d'élèves, citoyens qui travaillons, vivons et partageons notre quotidien avec des élèves migrants engagés dans un cursus d'études dans nos établissements, refusons leur expulsion et demandons l'application du droit aux études sans discrimination.

Nous exigeons l'application de l'article L111 alinéa 1 du code de l'éducation qui garantit à chacun le droit à l'éducation permettant à l’élève « de développer sa personnalité, d'élever son niveau de formation initiale et continue, de s'insérer dans la vie sociale et professionnelle, d'exercer sa citoyenneté ».

Arrivés depuis quelques mois à quelques années dans différents établissements bourguignons par une procédure ordinaire, sans passe-droit, nos élèves, malgré des difficultés de toutes sortes (logement, financiers, administratifs) s'investissent entièrement avec constance et abnégation dans leur réussite scolaire.
De fait, ce sont des élèves exemplaires , souvent moteurs dans les classes, et qui contribuent à la diversité et la richesse collective.

Actuellement, de nombreuses familles sont menacées d'expulsion alors même que leurs enfants sont  scolarisés dans nos écoles, nos collèges ou nos lycées ruinant ainsi tous leurs efforts et ceux des équipes éducatives. Ces expulsions perturbent la vie de nos établissements et démoralisent les autres élèves.

REGULARISATION POUR TOUS !