mardi 24 octobre 2017
Questions à...
Un an après son élection, le premier secrétaire de la section PS de Dijon revient sur l'année écoulée et parle de l'avenir dans une longue interview accordée à Infos-Dijon : l'échec du PS aux élections présidentielles et législatives, le processus de refondation du parti, la concurrence de La France Insoumise, la politique de La République en Marche, ou encore la mairie de Dijon… Tous les sujets sont abordés, sans langue de bois.
> Dijon Metropole > Dijon Metropole

DIJON : On en sait un peu plus sur le projet culturel de la future Cité Internationale de la Gastronomie et du Vin

18/09/2017 21:19Imprimer l’article
La première réunion du Comité d'Orientation Stratégique de la Cité de la Gastronomie, ce lundi à Dijon, a été l'occasion de fixer les grandes lignes du projet. Permanente ou temporaires, les expositions y seront grand public mais entreront en profondeur dans ce vaste sujet qu'est l'art de la table à la française.
Pour les nombreux acteurs de la future Cité Internationale de la Gastronomie et du Vin, ce 18 septembre signait la véritable «entrée dans la phase opérationnelle du projet», pour reprendre les mots de François Rebsamen.
Le maire de Dijon et président de Dijon métropole a installé ce lundi le comité d’orientation stratégique (COS) de la Cité Internationale de la Gastronomie et du Vin de Dijon, dont il a réuni les membres pour une première réunion de réflexion et d’échange.

Le COS, «garant culturel et scientifique»


Constitué à l’initiative de la Ville, le COS rassemble 27 personnalités aux expertises diverses et complémentaires : spécialistes de l’histoire, de la gastronomie ou du vin, chefs d’entreprise, universitaires, journalistes, responsables associatifs… La dimension nationale et internationale du comité, souhaitée par François Rebsamen, «traduit l’ambition de ce comité de haut rang, constitué de personnes ressources associées à l’élaboration d’un grand projet, liées par l’amour de la gastronomie, du vin et du patrimoine».

«Le COS témoigne de la grande exigence de qualité du projet de la Cité Internationale de la Gastronomie et du Vin de Dijon, qui doit promouvoir le repas gastronomique des Français, classé au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO. Nous devons saisir l’opportunité extraordinaire d’un tel projet pour mettre en lumière les atouts et caractéristiques de l’ensemble de notre territoire, à la fois riche et unique au monde. Le COS en sera le garant, tant au plan culturel que scientifique».

«Contenu sérieux et documenté»


Car il ne s'agira pas simplement d'exposer des pièces de bœuf sur des nappes à carreau, mais bien de proposer du contenu «sérieux et bien documenté concernant la cuisine, mais aussi les rituels, l'éducation, la transmission, et toutes les questions qui se posent autour du repas gastronomique des Français» comme l'expliquait François Aulas, directeur associé de l'agence Abaque, en charge de la partie «pôle culturel» du pré-projet. «Tous les sens seront convoqués» ajoute-t-il.

1.700 m2 d'expositions


Le Comité aura pour vocation de fixer les grandes orientations des espaces culturels dont, par exemple, les thématiques des expositions permanentes et temporaires, qui s'étaleront sur 1.700 m2. L'exposition permanente est intégrée dans le contrat lié avec Eiffage mais le financement des expositions temporaires, qui auront lieu dans une salle dédiée de 500 m2 et dont le rythme n'est pas encore fixé, sera à monter au cas par cas.
Il sera ainsi sans doute possible de s'appuyer sur le réseau des Cités de la Gastronomie. Celui-ci, qui réunit Dijon, Lyon, Paris-Rungis et Tours, «se réunira à la mi-novembre» a précisé François Deseille, adjoint de François Rebsamen qui co-pilote le projet. Le comité dijonnais imagine déjà la possibilité de monter des expositions mutualistes, tournantes, et qui seraient enrichies de lieu en lieu. La première exposition temporaire sera, c'est une première, consacrée à la pâtisserie. «C'est une spécialité française qui n'a pas d'équivalent dans le monde» explique François Aulas. «C'est une discipline riche, variée et internationalement reconnue». Cette première exposition pourrait être parrainée par le chef pâtissier-chocolatier Pierre Hermé.

«Alliance entre la tradition et la modernité»


Ce lundi, c'est donc en présence de Jocelyne Perard, responsable de la Chaire UNESCO «Culture et traditions du vin» et d’Éric Pras, Chef étoilé, propriétaire de la Maison Lameloise et co-présidents du COS, et avec la participation de nombreuses personnalités telles que Pierre Sanner, directeur de la Mission Française du Patrimoine et des Cultures Alimentaires, Philippe Crevoisier, directeur général produits et innovation Groupe SEB, François Aulas, directeur associé de l'agence Abaque, que les membres du COS ont établi durant cette matinée de travail les règles de fonctionnement du Comité et ses futures actions.

Jocelyne Perard a tenu à réaffirmer son engagement total en faveur d’un projet « qui fait de la qualité son fer de lance et revendique une alliance de haute ambition entre la tradition et la modernité », de concert avec Éric Pras qui a déclaré que «le COS c’est le sel, le poivre et les condiments qui, dans le respect absolu des terroirs et de leurs produits, assureront à Dijon l’équilibre et le goût de la Cité Internationale de la Gastronomie et du Vin». Alléchant.
N.R.

La composition du Comité d'Orientation Stratégique de la Cité Internationale de la Gastronomie et du Vin :