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ANNIVERSAIRE DE LA LIBERATION DE DIJON : «L'esprit du nazisme n'a pas disparu»

12/09/2017 16:32Imprimer l’article
Le maire de Dijon, François Rebsamen, a conclu lundi les commémorations de la libération de Dijon par un discours grave, mêlant le souvenir des attentats du 11 septembre 2001 au 73e anniversaire de la liberté retrouvée de Dijon.
Après la cérémonie commémorative de la libération de Dijon, écoliers, anciens combattants, élus et autorités se sont rendus à l'hôtel de ville pour une réception dans la salle des Etats. Après des chants interprétés vocalement et en langue des signes par des élèves des écoles Trémouille, Chevreul et Eiffel, le maire, François Rebsamen, a donné un discours au Palais des Ducs devant la préfète, Christiane Barret, ainsi que l'ensemble des participants.

«Le 11 septembre reste à jamais, dans l'histoire contemporaine, lié aux attentats monstrueux qui ont frappé les Etats-Unis d'Amérique en 2001. C'était il y a seize ans jour pour jour. La France n'oublie pas cette tragédie, d'autant que le peuple américain ont su être solidaires quand nous avons été frappés à notre tour».

Paris, Madrid, Londres, Nice, Jakarta, Damas…


Evoquant les «sentiments mêlés» qui unissent nos deux peuples, le maire parlait de «la douleur des épreuves que nous avons traversées» mais aussi de «l'espoir, qui renforce notre détermination à faire front ensemble». Il soulignait ensuite qu'à Barcelone, «les morts sont d'une trentaine de nationalités», il citait «Paris, Madrid, Londres, Nice, Jakarta, Damas…» pour rappeler que «la menace terroriste s'est renforcée, transformée, et a contraint nos démocraties à se mobiliser encore davantage pour défendre les valeurs universelles auxquelles nous croyons».

«La meilleure réponse à opposer aux terroristes, c'est de rester ce que nous sommes profondément» poursuivait François Rebsamen, revenant à la commémoration du jour : «voilà le sens des commémorations de ce 11 septembre 2017, 73 ans après ce qui s'est passé ici, à Dijon, et 16 ans, jour pour jour, aux Etats-Unis d'Amérique. Sans ces derniers, notre pays n'aurait pas pu conserver notre liberté. Nous n'avons pas le droit de l'oublier. Nous ne l'oublierons jamais, ces liens sont indéfectibles».

C'est aussi parce qu'il tient à la présence, ce jour, des étudiants américains inscrit à Dijon, que le maire associe la mémoire du 11 septembre 2001 à celle de la libération de Dijon. Il évoquait également la mémoire d'un «héros légendaire de l'armée de l'air, indissociable de la base aérienne 102 qui fut l'une des plus anciennes de France, le capitaine Georges Guynemer», disparu lui aussi un 11 septembre, il y a 100 ans tout juste.

Aimer la France


«Pourquoi se sont-ils battus ?» interrogeait ensuite le maire. «Les Français libres venant de métropole, d'Afrique, des Antilles ou d'ailleurs, les Résistants de l'Intérieur de toutes convictions, qui choisirent de mener le combat sur le territoire national, pourquoi ont-ils pris les armes au sacrifice de leur vie ?». François Rebsamen y répondit en un mot : «la patrie», qui lui permis, en écho avec débats actuels, de rappeler ce que signifie pour lui «aimer la France». «Ce n'est pas un sentiment nostalgique, ni une célébration du passé. Aimer la France, c'est croire en ses atouts, ses talents, sa jeunesse, son école. Aimer la France, c'est la vouloir forte, solidaire et confiante. Aimer la France, ce n'est pas l'enfermer, la recroqueviller, lui faire peur».

Pour le maire, «le 11 septembre, date anniversaire de la Libération de Dijon, ne cesse de nous rappeler à nos engagements. Certains disent "faut-il en parler encore et toujours ?" Qu'ils se demandent plutôt "faut-il oublier ?" Nous ne le voulons pas. Le fanatisme, l'aveuglement politique, l'esprit du nazisme et du fascisme n'ont pas disparu. Ils se manifestent tous les jours sous des formes et des degrés différents. Le combat pour la solidarité, la tolérance, la dignité de chaque être humain est toujours d'une brûlante actualité».
Nicolas Richoffer

Cliquez ici pour voir notre reportage sur la cérémonie de commémoration