jeudi 19 septembre 2019
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BILAN : La Société Astronomique de Bourgogne fait fort avec 210 adhérents et des projets ambitieux

08/09/2019 10:00Imprimer l’article
La Société Astronomique de Bourgogne confirme son rang de première association d’astronomie amateur en France.
A l'occasion de son assemblée générale, ce vendredi 6 septembre, la Société Astronomique de Bourgogne a fait le bilan d'une année exceptionnelle, qui témoigne d'un fort développement, à la fois de ses animations publiques, avec un été 2018 à pas moins de 16.000 personnes accueillies, et corollairement de ses adhésions, avec 210 adhérents. Elle se confirme comme la première association d'astronomie amateur en France, avec l'envie de voir encore plus grands dans ses projets.

210 adhérents, c’est fort


210 adhérents. C'est le record d'adhérents jamais atteint par une association d'astronomes amateurs en France. La moyenne des clubs d'astronomie est de 30 adhérents, et les deux plus importantes, Nantes et Lyon, culminent à 150 et 190 adhérents.
Pourquoi ce succès ? «Il tient surtout au dynamisme d'une association de passionnés qui s'est fixée comme objectif de faire découvrir le ciel étoilé au plus grand nombre. Les Nuits des Etoiles le prouvent chaque année ainsi que tous les autres samedis de l'été, où l’Observatoire est ouvert, ou encore les conférences mensuelles», explique la SAB.
Depuis 2016, l’association a de plus recruté un directeur de développement dont la mission est de monter des projets et d'assurer des animations là où le bénévolat ne pouvait plus : sur le temps scolaire et périscolaire, en journée etc. Stratégie payante puisque sur 2018-2019, la SAB a touché plus de 28.000 personnes.
Plus de personnes touchées, donc plus de personnes intéressées à venir grossir les rangs des adhérents, et qui deviendront eux-mêmes des ambassadeurs de cette belle science à faire découvrir au grand public. C'est le cercle vertueux où la SAB s'inscrit.

De grands projets «astronomiques» à réaliser


Pour répondre aux centres d'intérêt des 210 adhérents, la SAB a multiplié les groupes d'activité. De leurs travaux naissent de belles idées et de nouveaux projets pour enrôler plus encore les publics dans une spirale galactique. Donner l'envie de lever le nez au ciel, faire aimer les étoiles, pour faire de Dijon et de la Bourgogne des Terres d'Astronomie.

Parmi les projets emblématiques :
- Faire circuler plus encore son planétarium numérique itinérant pour que tous les enfants dijonnais et beaucoup de bourguignons aient l'occasion de passer sous cette «bulle d'univers». «C’est notre rôle d’«Ecole d'Astronomie» labélisée par l'Association Française d'Astronomie», souligne la SAB.
- Faire du Parc Naturel du Morvan une «Réserve Internationale Etoilée», label décerné par un organisme international (IDA) pour des territoires protégés de la Pollution Lumineuse et cultivant la proximité avec l'environnement Nocturne. D'autres Parcs de Bourgogne-Franche-Comté semblent intéressés par la démarche.
- Travailler sur une «Trame Noire» à Dijon, zone protégée pour les espèces nocturnes. La réflexion est engagée avec le Jardin des Sciences et la Ville de Dijon.
- Révéler aux dijonnais et aux touristes le riche patrimoine astronomique de Dijon. Avec un fier étendard, la Tour Philippe le Bon, qui fut un des observatoires astronomiques les plus réputés en Europe. Le projet avec la Ville et l'Office de Tourisme est de réhabiliter les plus hautes salles pour en refaire un Observatoire vintage avec une muséographie et des techniques de médiation modernes.
- Animer le Parc de la Combe à la Serpent en réalisant un sentier astronomique à l'échelle du système solaire, avec le collège Rameau et le lycée Les Marcs d'Or.
- Développer les Sciences Participatives et inciter les citoyens à expérimenter la Science. Notamment avec le programme Vigie-Ciel, dont la SAB est relais régional, pour apprendre à reconnaitre et récupérer des météorites.
- Célébrer Gustave Eiffel et sa passion pour l'astronomie, pour le centenaire de sa disparition en 2023. Notamment en recréant la «Fête du Soleil», fête des Sciences et des Arts qu'il avait lui-même instaurée sur la Tour Eiffel.
- Enfin, créer un lieu de Sciences et de culture scientifique à Dijon. Avec une entrée sur l'astronomie et une extension à toutes les sciences. Un lieu consacré à la médiation, au débat autour des sciences et aux nouvelles technologies de la médiation.

Tels sont les nouveaux défis que se donnent l'association dont l'expansion accélérée n'est pas sans rappeler celle de l'Univers.

Photo d’archives : SAB