mercredi 19 juin 2019
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CLIMAT : «Et un, et deux, et trois degrés, c'est un crime contre l'humanité»

24/05/2019 19:47Imprimer l’article
Comme dans de nombreuses villes en France, une «Grève pour le climat» organisée par des lycéens a eu lieu ce vendredi à Dijon. Environ 800 personnes ont manifesté pacifiquement pour dire leur préoccupation concernant les changements climatiques et pour exiger des actions concrètes de la part du gouvernement.
Au niveau mondial, le mouvement «Fridays for Future [NDLR : «vendredis pour le futur»] a été initié par l'adolescente suédoise Greta Thunberg. La première «grève mondiale pour le climat» appelant les lycéens à manifester avait eu lieu le 15 mars dernier. À Dijon, environ 2.000 personnes avaient alors marché ensemble (retrouver notre article). À la veille des élections européennes, ce 24 mai 2019, force est de constater que la mobilisation a diminué : il y avait environ 800 collégiens, lycéens et adultes dans le cortège qui a déambulé au centre-ville ce vendredi après-midi (750 personnes selon la police, 1000 selon les organisateurs).

«MacDo, paye tes impôts»


Partis de la place Darcy, les manifestants ont rapidement fait une halte devant le restaurant McDonald's de la rue de la Liberté pour scander «MacDo, paye tes impôts». Dans une ambiance pacifique et joyeuse, les adolescents ont ensuite traversé le centre-ville, faisant le tour de la place de la République et passant devant la préfecture sans incident. Le cortège était précédé de policiers et d'agents de Divia tandis que des scouts de France de la paroisse Sainte-Bernadette faisaient office de service d'ordre veillant notamment à éviter le vandalisme.

Les slogans fusaient sans cesse : «Pas de nature, pas de futur», «On est plus chaud que le climat», «C'est quoi le message qu'on donne aux jeunes ? Pollue, consomme et ferme ta gueule !», «Les p'tits pas, ça suffira pas», «What do you want ? Climate justice ! When do you want it ? Now !» (un mot d'ordre particulièrement apprécié des manifestants et pouvant se traduire par : «Qu'est-ce que vous voulez ? La justice climatique ! Quand la voulez-vous ? Maintenant !») . Bien sûr, fut le plus souvent entonné le désormais fameux «Et un, et deux, et trois degrés, c'est un crime contre l'humanité» inspiré de la célébration de la victoire sur un score de 3-0 de l'équipe de France masculine lors de la Coupe du monde de football en... 1998. Selon les experts du GIEC, une élévation des températures moyennes de trois degrés d'ici 2100 entraînerait des modifications massives de l'environnement.

Au milieu des slogans environnementalistes, quelques «Anticapitalistes !» et autres «Dijon, soulève-toi !» ont bien tenté de percer mais sans y parvenir. Des «gilets jaunes», anarchistes, insoumis et écologistes politiques étaient discrètement présents dans le cortège emmené par les représentants dijonnais de «Youth for climate» [NDLR : «la jeunesse pour le climat»].

«Nous, la jeunesse de France...»


La dispersion de la manifestation eu lieu place Wilson après une brève prise de parole de Béryl Ronget : «nous devons lutter contre notre propre nature pour laisser la nature propre. Acceptons avec humilité de trouver un autre chemin. Le problème nous dépasse. Nous sommes limités. À nous de nous surpasser. (…) À force vouloir produire, consommer et gagner toujours plus, vous, les industriels, les gouvernements,  êtes devenus les destructeurs de la biodiversité et de millions de vies humaines». Alors que des scientifiques évoquent une «sixième extinction de masse» des espèces, les lycéens ont fait part de leur crainte que la «prochaine espèce sur la liste» de ces disparitions soit l'espèce humaine.

Par la voix de Béryl Ronget, les lycéens présents ont exprimé leur détermination à influer sur le cours des choses : «aujourd'hui, un nouveau monde d'offre à nous, un monde de liberté, de jeunesse, de citoyenneté. Qu'importe d'où l'on vient, nous habitons la même Terre, préservons-la ! Aujourd'hui, nous sommes unis dans le même but, sauver la planète et ses occupants. Nous, la jeunesse de France, la jeunesse de la planète, sommes ici pour que les choses changent, pour que le monde change. Agissons aujourd'hui pour vivre demain et n'oublions jamais qu'un petit groupe d'individus conscients et engagés peut changer le monde».

Jean-Christophe Tardivon