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DIJON : 1000 manifestants pour la défense de la fonction publique

09/05/2019 18:55Imprimer l’article
Alors qu'une journée de grève nationale des fonctionnaires avait lieu ce jeudi, une intersyndicale appelait à manifester contre la loi de transformation de la fonction publique. Le cortège de huit organisations accompagnées de quelques «gilets jaunes» est arrivé jusque devant la préfecture où une délégation a été reçue.
À partir de lundi prochain, le projet de loi «Transformation de la fonction publique», porté par Gérald Darmanin (ministre de l'Action et des Comptes publics) et Olivier Dussopt (secrétaire d’État), sera examiné lors d'une procédure accélérée qui débutera par une première lecture à l'Assemblée nationale. Ce jeudi 9 mai 2019, dans une large union syndicale, huit organisations appelaient à manifester à Dijon pour marquer leur opposition à ce texte (CGT, CFDT, FO, FSU, Solidaires, Unsa, FA-FP, CFE-CGC).

Améliorer le pouvoir d'achats des fonctionnaires


Environ 1.000 personnes se sont retrouvées pour défiler de la place de la Libération jusqu'à la rue de la Préfecture en passant par la place Darcy où Élie Lambert (Solidaires) a pris la parole au nom de toutes les organisations. Il a jugé que «le pouvoir exécutif poursuit une politique contraire aux intérêts de la population, néfaste pour les missions publiques et pour les agents». Par sa voix, les syndicats ont revendiqué «l'augmentation de la valoir du point d'indice afin d'améliorer le pouvoir d'achat, la suppression du jour de carence» et ont rappelé «leur opposition aux nouvelles suppressions d'emplois (120.000)».

Les syndicats veulent de nouvelles négociations avec le gouvernement


Les syndicats critiquent le remplacement des comités techniques et des CHSCT par une instance unique. Ils voient dans la suppression des commissions administratives paritaires (qui interviennent en matière de promotion et de mobilité des agents) une mesure qui favoriserait «une gestion opaque» et priverait des personnels «des recours contre l'arbitraire». Ils s'élèvent contre le recours aux contractuels, ce qui aggraverait la précarité. Les syndicats demandent au gouvernement «qu'il ouvre enfin des négociations sur de nouvelles bases».

Une fois arrivés devant la préfecture de la Côte-d'Or dans une ambiance pluvieuse mais joyeuse, les manifestants se sont dispersés sur fond de chansons. Une dizaine de «gilets jaunes» avait rejoint les syndicalistes et découvrait les quelques agents de la force de l'ordre présents devant les entrées du symbole de l’État en région. Cela constituait ainsi une atmosphère très différente des manifestations du samedi dans ce secteur. La dispersion s'est déroulée sans incident tandis qu'une délégation de représentants de chaque organisation syndicale était reçue en préfecture.

Jean-Christophe Tardivon